• DYLE ET BACALAN DB70

    Un peu d'histoire

    Au cours des années d’entre-deux-guerres, l’aviation commerciale connut son développement le plus important. Des compagnies aériennes apparurent, d’autres disparurent après des existences éphémères. Il en fut de même des avionneurs. Parmi les constructeurs qui ne firent que passer, il y eut l’industriel français Dyle & Bacalan installé à Bordeaux. L’un de ses avions les plus emblématiques fut le trimoteur de transport DB70.

    À partir de 1925-1926 les compagnies aériennes américaines et européennes entendent développer un transport aérien plus massif. Seuls dix à douze passagers pouvaient prendre place à bord d’avions de ligne, souvent dérivés de bombardiers de la première guerre mondiale. Le chantier navale Dyle & Bacalan, qui avait ouvert en 1923 un atelier aéronautique, décida alors de développer un avion de ligne capable de transporter trente passagers sur une distance de 1000 kilomètres.

    C’était pour l’époque très ambitieux, d’autant que Dyle & Bacalan n’avait aucune réputation dans l’aéronautique. Aussi les dirigeants bordelais décidèrent'ils d’engager l’ingénieur belge Louis de Monge qui s’était fait alors un nom dans l’étude des ailes volantes et des fuselages porteurs. Ainsi naquit le Dyle et Bacalan DB70

    Extérieurement l'avion se présentait sous la forme d’un trimoteur à aile haute cantilever haubanée de construction entièrement métallique. Son architecture était de type bipoutre relié par un tronçon central. C’est là que les vingt-huit passagers prenaient place tandis que les trois membres d’équipage s’installaient dans un poste de pilotage légèrement surélevé. L’avion de ligne était doté d’un train d’atterrissage classique fixe renforcé afin de permettre l’atterrissage sur des pistes en terre. C’est dans cette configuration que le premier vol de l’avion eut lieu le 15 novembre 1929.

    Dès sa sortie, la presse française, mais aussi celle d’autres pays comme la Belgique ou le Royaume-Uni, se prirent de passion pour cet avion hors norme. Malgré des tournées promotionnelles réalisées dans toute l’Europe, aucune commande ne se concrétisa. Pourtant le DB-70 enchaînait les heures de vol tout en poursuivant ses essais.
    Début 1931 la majorité des grandes compagnies aériennes européennes contactées avaient refusés cet avion jugé trop gros.  Aucun transporteur ne voyait alors l’intérêt de transporter vingt-huit passagers quand la norme était à vingt au grand maximum. En mai de la même année, le constructeur tenta le tout pour le tout en réalisant un vol sans escale entre Paris et Marseille en à peine plus de cinq heures. Le DB-70 embarquait des journalistes et photographes. Mais là encore rien ne fit, et l’avion restait invendable.

    À la même époque l’Aéronautique Militaire Française s’intéressa à l’avion. La mode était alors au parachutage de troupes. Le gros trimoteur de Dyle & Bacalan semblait une option plaisante. Aussi en septembre 1931 le prototype du DB-70 fut réquisitionné par le ministère de la guerre afin de le transformer en avion de transport tactique. De vingt-huit passagers désormais l’avion pouvait emporter trente-deux parachutistes armés et équipés. 

    Repeint à la va-vite aux couleurs militaires françaises l’avion fut engagé une première fois dans une série d’exercices en décembre 1931. Lent mais volant assez haut le Dyle & Bacalan DB-70 représentait au final un avion assez spacieux pour la mission qui lui était dédiée. Il fut de nouveau engagé dans des missions d’entraînement au parachutage durant toute l’année 1932. Et cette même année l’Aéronautique Militaire Française le fit voler durant une manœuvre de grande ampleur dans l’Aisne avec des éléments belges et britanniques.
    Il resta en service jusque fin 1934 sans jamais qu’aucun autre exemplaire ne soit commandé par les militaires français et en février 1935  fut envoyé à la casse.

    Plus gros avion conçu et assemblé en France lorsqu’il réalisa son premier vol le Dyle & Bacalan DB-70 retomba vite dans l’oubli. A la même époque l'ingénieur allemand Hugo Junkers. s' inspira des travaux du comte de Monge pour concevoir son révolutionnaire G.38 qui ne connut pas beaucoup plus de succès.

    A ma connaissance la seule maquette existante est en "scratch" plastique au 1/72. Elle est l’œuvre d'un  modéliste adepte de cette discipline: Gilles Mazon qui, comme moi, manifeste un intérêt particulier pour les avions hors du commun. Merci Gilles pour ta réactivité lorsque l'on fait appel à ton savoir.

    Documentation

    - L'hebdomadaire "Les Ailes", dans son n°439 du 14 nov. 1929 nous présente le DB70 dans sa rubrique "Les ailes s'ouvrent".

    - Michel Borget, dans les Fana de l'Aviation n°8 et 9 (février et mars 1970.....) a traité du sujet. Dans cette étude figure un plan 3 vues de bonne dimension, complété par une vue en coupe de la partie centrale de l'aile et un croquis de son aménagement (repris du n° 127 de la revue l'Aéronautique de décembre 1929).

    DYLE ET BACALAN DB70

                                                         Aménagement intérieur extrait de la revue l'Aéronautique (déc.1929 source Gallica)

    -L'étude du DB70 est reprise par le même auteur, dans le Fana de l'Aviation n°392 (juillet 2002). De nouvelles photos complètent cette présentation ainsi qu'un dessin couleur de Lucien Perinotto représentant l'appareil en vol.

    Je vous propose une récapitulation "maquettiste" de toutes les  informations utiles recueillies.

    Voilure

    Constituée par un corps central sur lequel viennent se fixer tous les autres éléments de l'appareil: ailes latérales, bâtis-moteurs, fuselage, train d'atterrissage. le corps central est doté d'un profil biconvexe dissymétrique extrêmement épais. La largeur de cet élément est de 8.56m en y incluant les deux fuselages latéraux. La longueur est de 10.20m et l'épaisseur de 2.40m

    La voilure proprement dite comprend deux plans rectangulaires à profil plans convexes et présentent un dièdre de 3°. Le profil d'aile semi-épais est doté d'une corde de 4.80m pour une épaisseur de 0.61mLes saumons étaient de forme elliptique.

    L'envergure totale était de 37m.

    Fuselage

    Rien à signaler de plus que les infos présentent sur le plan 3 vues.

    Train d' atterrissage

    La voie est de 8.50m (une coquille s'est glissée dans le Fana en lui donnant une valeur de 6.70m incompatible avec le plan 3 vues) .Le train est constitué de deux roues jumelées de 1300mm x 275mm de diamètre. Les béquilles arrières sont orientables.

    Empennage horizontal

    Il présentait une envergure de 13.40m pour 1.7m de corde.

    Groupe moto-propulseur

    Les trois moteurs étaient des Hispano-Suiza 12Lbr 12 cylindres en V à 60° entrainant par l'intermédiaire d'un réducteur des hélices bipales en bois.

    Mais il reste des points pour qui feront l'objet ,d'une libre interprétation de ma part. Par exemple: le poste de pilotage qui était à l'origine à l'air libre puis fermé par la suite et pour lequel on dispose que de peu d'informations, ou le positionnement des escaliers d'accès des fuselages latéraux....

    La maquette

    Cette maquette avec ses 56cm d'envergure est la plus imposante que j'ai dessinée à ce jour. Un "monstre" au 1/66. Si un soin particulier a été apporté au repérages des différentes pièces, j'ai renoncé à des indications de montage aussi poussées que je le propose habituellement. . L'élaboration d'une  notice de montage pour un tel modèle peut prendre autant de temps que l'étude de la maquette proprement dite. 

    Généralités:

    L'importante surface vitrée fait l'originalité de ce modèle. Il aurait été dommage de la reproduire en trompe l’œil.  il a donc  fallut en tenir compte lors du dessin de la structure et, de ce fait, faire figurer un minimum d' aménagements intérieurs.  Faute de documentation, l'interprétation des rares photos et un peu d'imagination ont permis de rendre plausible tout ce qui pourrait être accessible à un œil quelque pervers.

    A mon habitude, tous les collages se font bord à bord avec renforcement par une bandelette de papier de soie chaque fois que possible.

    Après impression, les planches sont protégés par application d'un voile de fixatif. Cela leur donne une relative protection à l'humidité, tout en évitant aux couleurs de ternir avec le temps.

    Enfin, pour le collage des planches en papier de 80g sur leur cartons de renfort, je privilégie la colle contact en bombe. La vinylique a tendance à détremper le papier avec les conséquences que l'on peut imaginer sur les caractéristiques dimensionnelles des pièces.

    Nacelle centrale (poste de pilotage).

    La feuille de rhodoïd, dont la partie supérieure constitue les cotés de la verrière, est prise en sandwich entre l'habillage intérieur (E9) et extérieur (E21) des flancs. Cette solution épargne un montage "en l'air" de la verrière pas toujours évident lorsqu'elle est à facettes. Le collage des parties transparentes entre elles est suffisamment délicat à réaliser proprement pour ne pas en rajouter! Coller d'abord l'habillage intérieur (E9) sur le transparent puis dégager de ce dernier la partie correspondant au profil de l'aile. L'habillage extérieur(E21) est plus étendu que nécessaire. Le coller en faisant coïncider le contour du profil et la ligne de référence que constitue la base horizontale de la verrière. L'excédent d'habillage sera simplement arasé.

    Si l'on opte pour une gouverne de profondeur avec un certain braquage (vers les bas de préférence), penser à positionner les manches dans une position cohérente (inclinés vers l'avant dans ce cas). Cela donne un peu de vie au modèle. Si, si.....vous trouverez bien un esprit pinailleur pour vous en faire la remarque si tel n'était pas le cas.

    Les différents panneaux constituant la verrière sont assemblés à la colle vinylique plus aisée à utiliser que la cyano. J'ai un faible pour la "kraft bond" de Tamiya dont la viscosité est parfaitement adaptée à ce genre de collage. De plus je lui trouve un pouvoir collant supérieur aux colles à bois traditionnelles. (Une impression peut être. Chacun a ses marottes!)

    Pour les montants de verrière, j'ai opté pour des bandelettes de papier imprimées recto verso (bleu et gris metal) collées à la vinylique. On peut aussi les peindre en se servant de caches, mais il est assez difficile de trouver la bonne nuance de peinture bleu en accord avec celle issue de l'impression.

    Nacelles moteur latérales.

                                                                           DYLE ET BACALAN DB70

                                On notera la présence d'équipements communs aux 3 nacelles moteur: radiateur d'huile, écope etc

    Il n'y a pas de structure. Seule une rondelle (E1, E2) garantie une forme bien circulaire à l'extrémité, .Le montage se fait donc "en l'air". La forme du profil de l'aile centrale sera découpé une fois les nacelles terminées toujours pour garantir une bonne géométrie de l'ensemble tout au long de leur réalisation.

    Toutes les nacelles sont coiffées de la même partie conique (E14,E15)

    Équipements des nacelles.

    Radiateurs eau (10) et huile (E19) dessous. Prise d'air?(E18) en forme de demi cylindre sur les faces latérales externes (coté gauche pour la nacelle centrale) et les caches culbuteurs (E16) qui demanderont un certain travail d'ajustement pour épouser au mieux la forme du capotage. Quelques ouïes sont rajoutées sur une plaquette (E17) qui se positionne à cheval, comme le radiateur d'huile (E17) sur le plan de joint du capotage. Les tubulures d'échappement pourront être tirées de micro tubes (aiguilles de seringue, par exemple). C'est à peu près tout ce qu'il est possible d'identifier de façon formelle comme équipements au vu des quelques photos disponibles.

    A noter sur les faces externes des nacelles latérales les portes d'accès à une coursive qui court parallèlement au bord d'attaque de l'aile et dont l'accès est réservé à l'équipage. J'ai aménagé de façon la plus rationnelle possible cette partie en fonction des quelques indications que j'ai pu trouver. Cette coursive est bien visible au travers des grandes baies vitrées qui courent le long du bord d'attaque. De même que la "promenade vitrée" réservée aux passagers, parallèle à la coursive. Les plus pinailleurs pourront même "ouvrir" les portes d'accès à ce couloir (la structure a été imaginée en tenant compte de cette éventualité) ce qui nécessitera un aménagement plus "poussé"( et purement hypothétique) de ce dernier.

    Il faut dire qu'au départ j'avais imaginé un éclairage intérieur de cette maquette. J'y ai finalement renoncé sans pour autant omettre de représenter au mieux les aménagements intérieurs dont la présence se devine à travers les vitrages!  

    Tronçon central de l'aile

    Sur cet élément viendront se greffer les fuseaux latéraux et les ailes. Pas de difficulté particulière mais de son bon équerrage dépendra la géométrie de l'ensemble. 

            DYLE ET BACALAN DB70      DYLE ET BACALAN DB70

    Poste du navigateur, panneaux moteurs....on ne verra plus grand chose une fois le nez en place. Mais tout  y est! Ou presque....

    Je me suis attaché à réaliser de façon plausible la partie visible à travers la grande baie vitrée du bord d'attaque. Coursive courant le long de ce dernier permettant à l'équipage de communiquer entre eux mais aussi aux mécaniciens d'accéder directement aux moteurs....en vol. L'enfoncement dans lequel officie le navigateur a été aménagé de même que l'escalier permettant d'accéder au poste de pilotage....et au moteur central.

    A noter les éléments de structure tubulaire en fil de cuivre soudé à l'étain. Au final, pratiquement rien ne sera visible mais qu'elle satisfaction de savoir de l'avoir réalisé.

    Le recouvrement (F20) de cette partie se fera après la pose des fuseaux moteurs et de la partie transparente qui constitue le bord d'attaque de l'aile. Il va de soi que plus grand soin sera apporté à l'ajustement des différents éléments entre eux ainsi qu'au respect de la géométrie de l'ensemble.

     Fuselages latéraux

     

    DYLE ET BACALAN DB70

                                                                                                    Bienvenue à bord!

    L'aménagement intérieur se devine à travers les larges fenêtres. Cela m'a obligé à accorder un minimum de soin à sa réalisation. Sièges en rotin, tableaux des années trente sur un revêtement "art déco" des cloisons pour coller au mieux à la doc en ma possession dans l'esprit de l'équipement des cabines passagers des avions de l'époque.

    L'ouverture donnant accès au "salon" central est seulement représentée en trompe l'oeil sur les flancs (FD3G et FG3D) l'aménagement de la

    partie centrale de l'aile ne présentant aucun intérêt car invisible de l'extérieur.

    Les fenêtres sont réalisées par encastrement d'une languette de rhodoïd dans un embrèvement réalisé sur la face extérieur des flancs (FD3D et FG3G) de façon à éviter toute sur épaisseur. De même, des rectangles de rhodoïd sont encastrés dans la face supérieure (FD1 et FG1). Ces derniers sont collés par l'intérieur de façon que leur face externe affleure.

    Les fuselages latéraux seront soigneusement ajustées sur la structure de la portion "aile/fuselage" centrale avant la pose de leur recouvrement et leur mise en place définitive.

      Les trois "appendices nasaux" pourront alors rejoindre leurs emplacements définitifs.

    Train d'atterrissage et béquille arrière.

    Jambe de train en fil de cuivre soudé à l'étain et roues tournées à mon habitude.

    Les Ailes

    le montage des ailes ne pose pas de problème particulier. Veiller seulement à préformer l'extrados du revêtement, l'intrados étant plat .A noter que l'aile présente un léger dièdre (cale A7). Initialement j'avais envisagé de faire pénétrer l'extrémité du longeron dans les fuseaux latéraux. En fait un simple collage de la nervure d'emplanture suffira, la présence des 4 mats obliques dotés d'une âme en cap sécuriseront les demi ailes en position. 

    Pour le montage des mats,le modèle sera placé sur le dos sur un bâti. La partie centrale du fuselage sera rehaussée de 11.5mm (l'extrémité des saumons en appui sur le bâti) pour obtenir le dièdre de 3°. 

    Empennages

    Faible corde et grand allongement. La présence d'une cap de 10/10 qui court tout le long de l'envergure du plan fixe et du volet de la profondeur est indispensable. Difficile autrement de garantir la rectitude de tels éléments.

    Hélices.

    Elles n'ont pas le même sens de rotation. Moteur gauche, sens anti horaire, les deux autres, sens horaire.

    Équipements divers

     - Phares d'atterrissage et feux de position

    - Tube pitot

    Optionnel

    Je me suis réservé la possibilité de représenter la trappe d'accès centrale à la cabine passager ouverte. Par contre, je n'ai pas donné cette possibilité à celles des fuseaux latéraux ne sachant pas trop comment les positionner par rapport aux cabines passagers respectives. En arrière de la cloison arrière de la cabine passager? auquel cas la disposition des sièges contre celle ci est incohérente (voir croquis d'aménagement). A moins que celles-ci ne fussent aménagées que pour la version militarisée de l'appareil? Mystère.

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 20 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Cliquer sur les éléments ci-dessous pour les télécharger.

    Planche 1  Planche 2  Planche 3  Planche 4  Planche 5  Planche 6  Planche 7  Planche 8  Planche 9  Planche 10

    Planche11 Planch12 Planche13 Planche14 Planche15 Planche16 Planche17 Planche18 Planche19 Planche20

      ou prochainement sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

      Debriefing

    Bien que  l'on puisse supposer que l'agrandissement de la surface vitrée frontale ait été réalisée à la demande de l'armée, j'ai considéré que cette extension (du plus bel effet à mes yeux) aurait pu apparaitre à la fin de l'histoire du DB70, sous immatriculation civile. Elle  aurait constitué un atout commercial supplémentaire, donnant un surcroit de luminosité à la coursive réservée aux passagers (parallèle au bord d'attaque de l'aile) avant d'accroitre le visuel des équipages militaires.

       DYLE ET BACALAN DB70 DYLE ET BACALAN DB70

    Noter l'extension de la partie vitrée, l'insigne sur le flanc et la tenue des personnages.....période militaire selon toute vraisemblance......

    Pour en savoir plus

    Intégralité de la documentation que j'ai pu réunir sur le sujet pour réaliser la maquette.

    - Les Ailes du 14 novembre 1929 VOIR  (source Gallica)

    - L'Aéronautique de décembre 1929 VOIR (source Gallica)

    - A noter le compte rendu dans "Les ailes" du 21 novembre 1929 du premier vol par un journaliste ayant été invité à y participer  VOIR  (source Gallica) 

    Photothèque:      VOIR

      Quelques photos de la maquette:

     DYLE ET BACALAN DB70  DYLE ET BACALAN DB70

       DYLE ET BACALAN DB70  DYLE ET BACALAN DB70

       DYLE ET BACALAN DB70   DYLE ET BACALAN DB70

     Bons vols.

     

     

     

     

     

     

     

     


    3 commentaires
  • Cet article fait suite à la notice de montage du train d'atterrissage et de l'hélice accessible ICI

    Partie 8 et dernière partie.

    Quelques photos de la maquette susceptibles de mieux visualiser quelques détails et surtout vous donner envie de vous lancer dans la construction de la maquette d'un avion au combien mythique.

      STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Photos complémentaires            STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Photos complémentaires

      STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Photos complémentaires           STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Photos complémentaires

    Pour conclure

    Les planches de cette maquette, contrairement à mon habitude, ne seront pas en téléchargement gratuit.

    A cela plusieurs raisons:

    Si je met les planches en téléchargement gratuit, il y a fort à parier que la maquette se retrouvera très rapidement sur les sites pirates.

    Indépendamment du fait que le rendu des planches téléchargées depuis ces site sont  généralement d'une qualité médiocre (rien ne vaut l'original), cela contribue, malgré tout, à mieux faire connaitre ma démarche consistant à faire revivre quelques beaux avions français peu ou pas connus. Je devrais donc m'en féliciter.

    Or, le risque, comme pour beaucoup de maquettes d'avions ayant une certaine notoriété, des individus peu scrupuleux les déclinent, sans autorisation de leurs auteurs, dans d'autres livrées avec plus ou moins de bonheur (plutôt moins d'ailleurs).

    L'aventure "Stampe", en ce qui me concerne n'est pas terminée. L'étude de cette maquette m'a ouvert des portes me donnant accès à une documentation particulièrement riche concernant ces livrées célèbres. Une occasion pour moi de faire revivre quelques belles aventures humaines.

    Participants, de temps à autre, à des expositions de maquettes, vu l’intérêt (si, si) que les maquettes en papier suscitent, tant de la part des exposants que des visiteurs, je pense profiter de l'occasion pour diffuser les planches du Stampe à prix coutant (ou presque), en nourrissant le secret espoir de détourner du droit chemin, au moins une fois, un de ces modélistes adeptes du plastique et autres résines.

    Enfin, faut 'il le préciser, cette maquette s'adresse à un public quelque peu averti. Une certaine expérience en modélisme est donc nécessaire pour mener à bien le montage de cette maquette et éprouver autant de plaisir que j'en ai eu à la modéliser.

     

    Le Criquet

    p_rennesson@orange.fr

     

    STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Photos complémentaires

     


    votre commentaire
  •  Cette notice fait suite à la notice concernant la mise en croix ICI

    Partie 7: Le train d'atterrissage et l'hélice

    Les roues

      STAMPE train  STAMPE train  STAMPE train

    Elles sont constituées d'un empilage de 6 rondelles de carton 1mm. Les rondelles intérieures sont percées à 2mm et les extérieures à 7mm. Quand c'est possible, j'aime réaliser les trous avec un emporte pièce. C'est propre et net. Le foret à tendance à déchiqueter le papier. Malheureusement mon emporte pièce (Multirex) se limite à 5mm. L'ouverture des rondelles extérieures sera donc agrandi  par ponçage et on on cassera les angles pour simuler l'arrondi du pneu au niveau de la jante.

    Le ponçage du carton, sous un certain angle, donne un état de surface un peu pelucheux. J'en durcit la surface au vernis. Ici du nitrocellulosique qui, mélangé avec un peu de talc, vous fait un excellent bouche pores. Un léger ponçage au 600 et c'est nickel.

      STAMPE train  STAMPE train  STAMPE train

    Les rondelles sont détourées grossièrement. Empilage et collage de toutes ces rondelles (3 percées à 2mm prises en sandwich entre les deux extérieures.  Serrage sur une vis de 2mm par un écrou à griffe, qui sera glissé dans le mandrin d'une mini perceuse. Une rondelle un peu large servira d'entretoise entre l'écrou et la future roue pour pouvoir accéder aux deux flancs sans etre obligé de retourner la roue, Mise en forme à la ponçette (lime cartonnée).

    Une fois le diamètre extérieur atteint (15.15mm) et le galbe du pneu satisfaisant un passage au papier 600 finira l'opération et l'on pourra passer à la seconde roue.

    La aussi, un coup de vernis suivi d' un léger ponçage (une fois sec!) donnera une surface prète à la mise en peinture du pneumatique. C'est un des rares cas où je m'autorise une mise en couleur, celle-ci ne pouvant venir directement des planches.

                                            STAMPE train  STAMPE train

    Restera à coller les rondelles (intérieurs des jantes et enjoliveurs) et nos roues sont prêtes à rejoindre le train d'atterrissage. A noter que les roues sont pré équipées des durites de frein (fil au chinois noir).

    Le train d'atterrissage

      STAMPE train  STAMPE train  STAMPE train

    L'âme est réalisée en fils de laiton de 0.5 et 1mm soudés à l'étain sur un gabarit. La longueur des différents éléments (plus grands que nécessaire) sera ajustée au montage. Dégraissage, apprêt, peinture et le tour est joué.

    L'habillage des jambes est en deux parties: amortisseur et fut. Pourquoi faire simple.....Les éléments sont mis en forme puis collés bord à bord. Les jambes amortisseur sont glissées dans les futs et la longueur dépassant du fut ajustée (ici avion au sol, donc amortisseur comprimé. Mais rien n’empêche de le représenter en vol, amortisseur détendu!). L'ensemble sera ensuite ovalisé pour lui donner une forme un peu plus aérodynamique.

      STAMPE train  STAMPE train  STAMPE train

    Le soufflet est du papier très fin (papier de soie) collé après avoir été chiffonné. Le papier de soie étant blanc, il a été passé à la gouache brune pour imiter le cuir. Les puristes pour qui cette opération de peinture est contre nature pourront toujours essayer de trouver du papier japon ou modelspan d'une couleur appropriée!

    Les contre fiches avant seront mises en forme sur une tige de 0.5mm. Longueur et forme seront données au montage. Quant à la contrefiche arrière, c'est une simple tige de 0.5 mm qui sera simplement collée" in fine".

    Notre train n'a plus qu'à rejoindre le fuselage.

    L'hélice

     Les photos parlent d'elles mêmes. Le moyen est constitué d'un anneau (collage bord à bord renforcé au papier de soie), dans lequel deux rondelles en carton prennent place. Les rondelles sont percées à 2mm et recevront l'axe de l'hélice. Un axe en corde à piano donne du "corps" aux pales et permet de leur donner l'angle souhaité. Pour mémoire, l'hélice tourne dans le sens "horaire" vu place pilote. Elles est volontairement laissée amovible car c'est un élément particulièrement sensible lors des manipulations, ce qui est le cas si vous participez à des expositions.

                                                 STAMPE Helice  STAMPE Helice  

     

     

    Quelques photos en complément Partie 8 et dernière partie

    Pour accéder à la suite de la notice: cliquer ICI

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Cet article fait suite à la notice de montage des empennages ICI

    Partie 6: Mise en croix

    Reste à réunir les sous-ensembles fuselage, demi-ailes et empennage, autrement dit: effectuer la mis en croix de l'appareil. Si pour l'empennage cela ne posera pas trop de problème (il sera posé en fin d'assemblage), il en est tout autrement des ailes en respectant les calages de l'original, à savoir:

    - Incidence de 3°30  et un dièdre de  2°30 pour l'aile supérieure

    - incidence de 4°  et un dièdre de 3°30 pour l'aile inférieure

    - flèche de  9° pour l'ensemble des ailes

    A noter que les mats entre les ailes ont aussi leur propres inclinaisons vers l'avant et sur les cotés (deux par deux, heureusement).

    Une mise en croix, sur un modèle biplan, est toujours une affaire délicate. Chaque modéliste à sa méthode fonction de son adresse et de son expérience. Les planches de maquettes sont généralement avares de conseils pour cette opération.

    Pour ma part, j'ai essayé de faire simple et rationnel en faisant appel à un bâti dont la base est une planchette de bois relativement tendre (contre plaqué de peuplier par exemple). J'ai aussi fait en sorte que les solutions retenues permettent une réutilisation de ce bâti pour d'autres éventuelles versions du Stampe!

    Vous avez noté que j'ai particulièrement attiré l'attention sur la qualité géométrique de la réalisation de l'ensemble constitué de la partie centrale de l'aile supérieure, de la partie supérieure du fuselage située juste en dessous et des mâtereaux qui les relient.Cet ensemble constitue un peu "la clé de voute" de notre modèle. C'est une sorte de prisme indéformable sur lequel, après liaison au fuselage, viendront se brocher les demi ailes supérieures, leur donnant de ce fait leur incidence.

    De même, le brochage des demi ailes inférieures sur le fuselage leur donnera automatiquement une incidence correcte.

        STAMPE Mise en croix  STAMPE Mise en croixSTAMPE Mise en croix  

    L'intrados de l'aile inférieure sert de référence et est plaquée sur le bâti. Deux pièces (bois) en U immobilisent le fuselage en position à l'avant et à l'arrière, et sont collées sur le plateau.

    L'angle de flèche (9°) est tracée sur le bâti en partant de l'intersection bord d'attaque de l'aile / fuselage. Une butée sera collée sur le bâti en arrière du saumon une fois la flèche donnée au bord d'attaque.

    La position de l'équerre en carton maintiendra l'aile à la bonne incidence et sera immobilisée sur le bâti au moyen d'une pince. Vous noterez sur mon bâti la présence de deux cales triangulaires collées. Elles sont positionnées de façon à donner le bon dièdre. L'intrados des demi ailes reposant dessus, il n'y a juste qu'à glisser dessous et latéralement l'équerre en carton  jusqu'à la position limite pour que l'aile ne se soulève pas.La demi aile supérieure correspondante est brochée et repose sur l'équerre, le bord d'attaque en appui. A noter que la flèche de l'aile supérieure est de 9°15', ce qui représente un écart de 0.2mm à une distance de 98mm....On oubliera!

    Au préalable on s'assurera que tous les trous qui recevront les haubans ont bien été percés (0.5mm), de même que ceux de la commande d'ailerons (0.3mm).

    Les mats sont réalisés de la même manière que ceux de la cabane. Les quatre mats sont identiques. Leur longueur est déterminée avec précision (compas à pointe sèche). Le collage est fait à la cyano (micro goutte à chaque extrémité des cap avant pose), et accélérateur de cyano une fois positionné correctement. Le fait que la demi aile supérieure est juste positionnée sur l'équerre facilite l'opération. Attention: la cyano tache le papier devenant brillante au séchage. Sur du papier mat, le résultat n'est pas terrible! Par contre ce type de collage contribue largement à la rigidité de l'ensemble.

    Je ne m'étendrai pas sur la pose du haubanage. Chacun à sa technique. Pour ma part, et à cette échelle, il est réalisé en cap de 3/10, la plus fine que l'on trouve en tiges bien droites dans le commerce.  Mise en place à l'aide d'une pince brucelle (amagnétique de préférence), brin par brin. Travail un peu fastidieux, mais avec un peu de patience....

    Les raccords karmans d'ailes se posent une fois ces dernières en place. Ils sont (comme dans la réalité) en deux parties. La partie supérieure doit être préformée au niveau du bord d'attaque pour faciliter sa pose. Délicats à poser question accessibilité....mais en restant zen.... La partie d'intrados est une simple bandelette.

     

        STAMPE Mise en croix  STAMPE Mise en croix STAMPE SV4C NOTICE DE MONTAGE Mise en croix

     Partie 7 le train d'atterrissage et l'hélice

    Pour y accéder cliquer ICI

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique