• Un peu d'histoire:

    En collaboration avec Pierre Mauboussin, Louis Peyret conçut le PM X.

    Exemplaire unique, ce petit monoplace à aile cantilever à profil épais et grand allongement, était animé par un moteur ABC Scorpion II de 34cv.

    En septembre 1929, il battit, aux mains de Charles Fauvel, toute une série de records du monde dans la catégorie des monoplaces de moins de 200kg de masse à vide.

    PEYRET MAUBOUSSIN type PMX

    Pourquoi le choix de ce modèle? Me familiarisant actuellement avec Photoshop pour la mise en couleur de mes futurs modèles, j'avais besoin de tester le mode opératoire depuis Autocad jusqu'à l'édition après passage dans Photoshop.

    Ne possedant pas, ni 'ayant accès à Illustrator, la seule solution qui m'était accessible consistait à scanner mes planches en noir et blanc (sans couleurs), une fois imprimées avec Pdf creator, puis de les récupérer sous Photoshop et les mettre en couleur, un peu à la manière d'une BD.

    le process me satisfait pleinement et me donne accès au formidable possibilités de Photoshop pour la mise en couleur de mes planches (vieillissements divers, reflets, ombres diverses etc). Une multitude de pistes à explorer.

    Donc, il me fallait trouver un modèle simple à dessiner, histoire de ne pas regretter le temps passé, si la méthode ne s'avérait pas viable.

    En feuilletant le formidable ouvrage de Roger Gaborieau: "l'aviation légère en France 1920-1942", je suis tombé sur cet appareil original qui répondait à mes attentes.

    La maquette:

    La documentation n'est pas très riche en ce qui le concerne, mais le plan en modèle "cacahuète" de E. Fillon me servit de base. D'autre part je glanais sur le net un plan trois vues (de qualité médiocre) qui, avec le plan précédemment évoqué, allait me permettre d'attaquer le dessin de cet appareil.

    PEYRET MAUBOUSSIN type PMXPEYRET MAUBOUSSIN type PMX

    Il existe peu de photos de cet appareil, la plus belle étant celle de l'ouvrage précité (celle à gauche ci-dessous), les autres de qualité très médiocre.  Mais, faute de grives...

    Aviation légère en France de R GaborieauPEYRET MAUBOUSSIN type PMX

         L'aviation légère en France de R. Gaborieau       Glané sur le net. Adresse?

    J'ai conçu ce modèle avec deux niveaux de finition. Une version de base, simple à assembler, (montage en une soirée), et une version un peu plus enrichie destinée à ceux qui aime mettre à l'épreuve leur habileté et leur patience, mais rien de bien "sorcier" en soi.

    C'est cette dernière version qui figure en tête de cet article, histoire de prouver que mes modèles sont "montables", ce que je considère ètre un minimum d'honnêteté vis à vis de "monteurs" potentiels.

    Le Montage:

    Je pars du principe que la géométrie d'un modèle (même à une échelle si réduite) doit ètre parfaite. Une seule solution pour y parvenir: doter notre modèle d'une structure simple et rigide que l'on habille ensuite avec la peau que constitue le revètement.

    PEYRET MAUBOUSSIN type PMXPEYRET MAUBOUSSIN type PMX

    Fuselage avec structure capot moteur            structure aile (extrados en contact avec plan de travail)

    Les planches sont suffisamment explicites (du moins je le pense), pour se passer de tout complément d'information.

    Pour les pinailleurs:

    - Bien que peu réalistes pour l'échelle, je me suis amusé à réaliser les différents cables de commande avec la cap la plus fine en ma possession (2/10). C'est beaucoup trop gros. j'ai découvert, mais un peu tard, dans ma boite "à rabiots", du fil de cuivre de bobinage plus fin. A essayer sur un prochain modèle.

     

    PEYRET MAUBOUSSIN type PMX

                                                                                             Trouvé sur le net. Cela donne une idée.

    - Pour le "look" du moteur, je pense que les tubulures d'échappement sont incontournables. Pour ma part, j'ai décidé de les laisser couleur cuivre.

    - Les fûts des amortisseurs sont délicats à rouler sur de la cap 3/10. J'ai utilisé une chute de papier modelspan (toujours la boite à rabiots). C'est le papier le plus fin que j'ai trouvé..et ça marche.

    - Le cone est tourné dans une baguette de bois dur. Je me refusais d' affubler le nez de mon avion d'un cone pointu style chapeau de clown, difficile à éviter avec une réalisation papier à cette échelle

    En guise de conclusion:

     

    Un avion original, duquel a été extrapolée une version biplace construite à deux exemplaires, dont un est préservé dans les réserves du musée de l'air d'Angers. Peut ètre un futur modèle?

    Ce modèle, comme certaines de mes créations, est téléchargeable gratuitement sur le site de mon ami Pierre pierreg.free.fr   qui a contribué largement à m'inoculer le virus de la maquette en papier, et que je remercie encore une fois, pour son aide, au combien, précieuse.

     http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Mes modèles MAUBOUSSIN au 1/66 VOIR

     


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  • NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

    Pour une fois, point de photos de maquette terminée en introduction, pour la bonne raison qu'elle n'est pas encore réalisée. La photo est issue du net ( site Aviafrance).

    L’idée me trotte dans la tête depuis quelque temps : partager la merveilleuse aventure que constitue la création d’un modèle.

    Certes ma méthode est artisanale. Elle est le fruit de huit année de cogitations (agréables et passionnantes), depuis la création du Pou du Ciel HM14  jusqu’au WIBAULT 283 T12, mon dernier modèle.

     Je passerai sous silence la centaine de maquettes en papier montées depuis une quinzaine d’années. Rien de tel pour progresser dans un domaine où j’avais tout à découvrir.

    Et puis, il faut le dire, j’ai bénéficié des conseils et de l’aide (toujours effective) ainsi que des encouragements de modélistes passionnés qui ont toujours répondu présents, lorsque je les ai sollicités.

     Il est temps pour moi de « renvoyer l’ascenseur » en espérant que cette aventure, que je vais vous faire partager, suscitera des vocations.

    Pour ce, j’ai chiosi le:

    NICOLAS CLAUDE NC2 AQUILON

    Vous connaissez mon attirance pour les avions français originaux. En feuilletant ma collection du « FANA DE L’AVIATION » je suis tombé sur l’histoire de cet appareil ( voir FANA d’avril 2011 n° 497). Un article bien documenté avec quelques photos intéressantes.

    Un petit tour sur le net me permit de retrouver les articles parus dans la presse spécialisée de l’époque sur le sujet (et cités dans le FANA) et puis…pas grand-chose d'autre.

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                                                                    Extrait de la revue LES AILES

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                                                   Extrait de la revue AVIATION MAGAZINE

     

    L’avion a-t-il fait ses preuves? Il aurait, en tout les cas, cumulé une trentaine d’heures de vol avant de sombrer dans l’oubli, si l’on en croit Jean PONSIGNON lors de sa Conférence de 2013 sur le thème «  L’épopée aéronautique en Bourgogne ».  

    L’article du FANA est parfaitement crédible, d’autant plus que les auteurs ont eu entre les mains une partie des plans originaux. Ceci a  permis de s’apercevoir que les plans trois vue,s illustrant les articles de la presse de l'époque, étaient faux.

    En résumé :une idée originale, un plan trois vues exploitable, quelques rares photos glanées sur le net en complément de celles de l’article, il n’en fallait pas plus pour que je m’intéresse à cet appareil original.

    Direction, donc, la planche à dessin (AUTOCAD en ce qui me concerne) et la reprise du plan trois vues du FANA.

     Le plan est scanné en JPEG avec une bonne définition (400dpi par exemple) en noir et blanc. 

    Un « copié /collé » dans AUTOCAD, et le tour est (presque) joué. Il convient de redessiner ce plan par-dessus la photo importée (trait de couleur rouge, par exemple, pour que cela ressorte sur les contours noirs de la photo).

    Une fois cette opération terminée, on supprime la photo et seul reste notre dessin pour lequel il faudra faire coïncider toutes les vues entre elles. C’est le travail le plus long. Pour le modèle en question il m’a fallu  pratiquement une dizaine d’heures. Il faut dire que je m’attache à ce que ce plan trois vues (ou plus) soit le plus complet possible (emplacement des nervures s’il y a lieu, immatriculations etc.)

    Ce plan trois vues (ou plus si nécessaire) est mis à l’échelle finale de la maquette (1/66 dans le cas présent). Cela va me faciliter la vie pour les étapes suivantes.

    Comme j’ai pris l’habitude d’illustrer mes liasses de planches d’un plan trois vues en couleur, le travail est pratiquement terminé.

     

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                  Le plan avec les vues coïncidant parfaitement entre elles. Incontournable pour la suite des opérations

     

    Pour la mise en couleur, j’utilise PHOTOSHOP (mais d’autres logiciels de retouche photo sont accessibles gratuitement sur le net ,  comme PAINTSHOP ou THE GIMP, pour ne citer que ces deux là).

    Mais nous y reviendrons plus tard.

    L’étape suivante est de dupliquer ce plan (toujours dans AUTOCAD). Petite parenthèse : je travaille dans AUTOCAD comme je le fis, jadis, lorsque je travaillais en bureau d’étude sur une planche à dessin. Nostalgie?

    Je sais qu’ AUTOCAD permet de travailler avec des fonctionnalités élaborées comme les calques, mais je m’en passe très bien....pour le cas qui nous concerne.Donc du dessin classique, comme au bon vieux temps.

    La duplication se fait sur la même feuille, Je me trouve donc avec deux plans trois vues cote à cote.

    Maintenant nous allons aborder l’une de mes étapes préférées : la conception de la maquette proprement dite. Une autre étape, tout aussi passionnante, seran la mise en couleur des planches.

    Comme vous l'avez constaté, le papier est une matière formidable, mais qui n’a qu’un seul défaut, celui de rendre très difficile à matérialiser les formes non développables.

    Il va donc falloir reprendre notre plan (le deuxième) en tenant compte de cet impératif. Traduire en formes développables celles qui ne le sont pas, en respectant au mieux les lignes de notre sujet.

    Pour nous aider nous ferons appel à la géométrie descriptive et (ou) a des logiciels comme SIATKI (gratuit pour le développement de formes simples). L’exportation au format DXF (AUTOCAD) est gratuite pour les formes basiques, mais verrouillée pour des formes plus évoluées. Il y a toujours moyen de faire une copie d’écran dans WORD, de l’imprimer puis de la scanner et l’enregistrer en JPEG avant de l’exporter. Un ajustement dimensionnel terminera l’opération. Pour ma part, vu le coût de ce logiciel, je l’ai acquis. Le gain en précision est quand même sensible.

     Pour le plastron moteur, je n’ai qu’une solution rationnelle à proposer. Dessin 3D dans  METASEQUOIA et développement avec PEPAKURA.

    METASEQUOIA est un logiciel de dessin 3D gratuit dans sa version de base, suffisante pour nos besoins. PEPAKURA est un logiciel qui permettra la mise à plat de votre conception 3D. Petit bémol, il vous faudra débourser 38 USD pour acquérir les droits d'utilisation et pouvoir, ainsi, exporter ou imprimer votre développement.

    Vous avez aussi la possibilité de passer par une copie d’écran, scaner etc  C’est lourd et moins précis. Vu le prix….. Ces deux logiciels sont suffisants, mais il va falloir apprendre à les utiliser. Rassurez vous, rien de bien compliqué si l’on se limite à nos besoins et les tutos proposés dans l’aide de METASEQUOIA et quelques autres que vous pouvez trouver sur le net devraient vous permettre d’acquérir rapidement une certaine aisance.

    Vous pouvez aussi aller sur « le site en papier ». Il y a quelques années, le dessin 3D dans METASEQUOIA avait l’objet de posts forts intéressants de la part de concepteurs adèptes de ce logiciel.

    Mais revenons à la conception de notre modèle dans AUTOCAD. Chacun à ses méthodes. Je ne saurais que trop recommander d’étudier les planches existantes à une échelle proche de celle que vous avez retenue. Dessin directement à l'échelle finale, comme précisé plus haut

    Pour ma part, je donne à mes modèles une ossature que l’on habillera ensuite d’une peau (le revêtement). J’ai horreur des assemblages ou le fait d’obtenir une forme géométriquement propre  laisse la part belle au hasard. A cette échelle, le moindre défaut de forme ou d’alignement se voit et il est impossible de le rattraper (pour mémoire, le papier n’est pas élastique). Dommage, mais il faut faire avec.

    On va donc travailler le plan en adaptant les formes. Nous prêterons une attention particulière au fuselage, plus particulièrement au revêtement supérieur en arrière du poste de pilotage. Le plastron moteur sera aussi à simplifier.

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                                       Le plastron après traitement dans METASEQUOIA et PEPAKURA

    On déterminera la forme des couples à des endroits spécifiques : jonction du plastron/capot, en avant et en arrière du poste de pilotage etc. Parfois les dessins des couples principaux sont fournis avec le plan 3 vues, ce qui simplifie grandement le travail. De même pour les profils d’ailes. A défaut, il faut interpréter le plan, au mieux.

    Je dessine donc tous les éléments du « squelette » et détermine leur position les uns par rapport aux autres. Je tiens compte, lors de leur dessin, de l’épaisseur du renfort choisi ainsi que de celle du papier.

    A titre indicatif, pour les renforts j’utilise du carton de 0 ,5 ou 1mm d’épaisseur. Pour le papier ce sera 8/10 pour du 80g et 16/10 pour du 160g. 

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                                                 Vue de ma "planche à dessin" à ce moment là.

     Je réalise des montages beta et des photos au fur et à mesure de l’avancement du dessin pour le valider (ou le modifier). J’en profite pour noter sur le plan tout ce qui pourra faciliter le montage ultérieur.

    Je ne monte pas intégralement le modèle en version beta. Par exemple, si le montage d’une demi-aile  me donne satisfaction, je laisse tomber l’aile qui lui est symétrique. De même que les petits éléments comme les roues ou les hélices.

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                        Inutile de préciser que la mise au point de la version bêta prend un certain temps !

     Arrive le moment où il va falloir mettre de l’ordre dans tout cela en préparant les planches qui seront diffusées.

    J’en réalise donc les maquettes, toujours à l’aide de mon logiciel de dessin. Il ne faut rien oublier : repérage de toutes les pièces et informations relatives au montage. Quant à la présentation, ce n’est qu’une affaire de goût. Ce sera, en quelque sorte, votre signature.

    NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                          En haut de ma "planche à dessin" les deux planches en cours d'élaboration

     Vient maintenant le temps de la préparation de tout ça pour la mise en couleur.

    Mais à propos, quelles couleurs allons nous donner à notre maquette ?

    Aucune indication à ce sujet, et pas la moindre photo couleur pour nous guider. E. Fillon, aéromodéliste bien connu qui en avait diffusé les plans au format « cacahuète » (maquette à moteur caoutchouc d’une trentaine de centimètres d’envergure), suggérait le bleu. Il est vrai que le bleu dit « France » était à la mode à cette époque avec le succès des avions de course Caudron. J’ai quand même des doutes, ou alors le bleu devait ètre très très clair.

    Sur les photos en noir et blanc, on distingue trois nuances de gris. Le plus clair pour le revètement, un peu plus foncé pour les immatriculations et franchement foncé pour le train.

    J’ai donc opté pour une couleur jaune tirant sur le beige, des immatriculations rouges et le train noir. Un peu comme les Stampe de St Yan dans les années cinquante !

    Et puis si quelqu’un me donne les bonnes couleurs, juré,craché, je modifierai mes planches en conséquence !

    C’est le moment de vous exposer MA méthode.

    Pour la mise en couleur de mes premiers modèles, j’utilisais directement AUTOCAD mais il faut reconnaitre que les possibilités sont très limitées.

    Le « top » serait, semble t’il,  ILLUSTRATOR, mais inaccessible pour moi. La qualité du dessin vectoriel et sa mise directement avec des possibilités similaires à PHOTOSHOP   

    Pour obtenir une souplesse similaire, il est nécessaire de pouvoir basculer nos fichiers AUTOCAD (dwg) dans un logiciel de dessin (PHOTOSHOP en ce qui me concerne) après les avoir mis dans un format photo (jpg par exemple), PHOTOSHOP ne permettant pas de travailler directement avec du vectoriel.

    Mais rassurez vous, il y a une solution. Ce n’est peut ètre pas la plus élégante, mais elle marche.

    Il faut convertir les fichiers dwg (AUTOCAD) en fichier jpg, puis en fichier Psd qui est le format de PHOTOSHOP.

    Vous imprimez donc vos fichiers dwg avec PDF CREATOR en jpg. Pour ma part résolution 600, qualité 100%. En suite, vous les ouvrez dans PHOTOSHOP et vous les enregistrez en psd.

    La mise en couleur se fera un peu comme pour une bande dessinée. Les différentes zones de couleurs identiques sont délimitées puis mises en couleur au fur et à mesure. La méthode est parfaitement décrite à cette adresse.

    http://www.maliki.com 

    Certes, il y a plus « pro » comme méthode, mais je ne le suis pas. Alors je fais avec les moyens du bord. Et je ne pense pas avoir à rougir du résultat obtenu. Vous pouvez en juger par vous-même.

    En ce qui concerne l’utilisation de PHOTOSHOP, il n’y a pas de mystère, Il faut apprendre à l’utiliser.

    Pour ma part, j’ai été sur le site du zéro

    http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-351765-debuter-sur-adobe-photoshop.html 

    …et je m’y suis mis. Les cours sont très bien faits. Je ne veux pas vous décourager mais comptez quand même quelques heures de travail !

    Mais rien d’inaccessible, juste prendre le temps nécessaire.

    Cela a constitué, pour moi, une excellente base que j’ enrichi, au fur et à mesure, de recherches sur le net.

    Une fois vos planches mises en couleur, reste à les imprimer. Pour ma part je les imprime en pdf. Une astuce de mon ami Pierre    http://pierreg.free.fr/  pour les "alléger": les imprimer deux fois (avec PDF CREATOR).  le poids se trouve ainsi très sensiblement diminué et pas de perte de qualité visible. Vos planches sont prètes à ètre diffusées.

    Voilà. Je pense vous avoir tout dis. Comme vous avez pu vous en rendre compte, il est possible de dessiner soi même ses propres modèles avec des moyens accessibles à tout un chacun. Certes, ma méthode n'est pas figée, elle évolue de modèle en modèle et c'est cela qui est passionnant.

    Il ne me reste plus, pour clore cet article, qu'à vous donner quelques conseils de montage.

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                         Le moins que l'on puisse dire, c'est que cet avion ne manque pas d'originalité.

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                               La structure prète à recevoir le revètement

     

    On note sur les photos, la forme particulière en "T" du manche. En tangage il commandait le plan cananrd et les gouvernes de profondeur en opposition. Sa rotation commandait les gouvernes utilisées comme ailerons et le gouvernail. il n'y avait donc pas de palonnier. Pas évident à manoeuvrer avec deux personnes à bord....

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

              A noter le train principal encastré dans le dessous du fuselage

     

    A propos du train principal. J'ai voulu innover en simulant cette lame par une fine feuille métallique (étiquette dite de carrossier). C'est faisable, mais pas aisé à découper (disque à tronçonner sur une mini perceuse). C'est, malgré tout, plus élégant que de la corde à piano. A vous de voir.

    Le revètement de dessous masquera la partie du train encastrée.

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

                                                 Empennage et ailes

    A noter la forme particulière du profil d'aile avec le bord de fuite recourbé vers le haut. Vous noterez que le profil est obtenu par" roulage" du papier sans l'aide de nervures.

    Seul un longeron est là pour maintenir l'ensemble. A cette échelle, pas de soucis, ça marche.

     NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66NICOLAS CLAUDE NC-2 AQUILON au 1/66

    Et pour finir deux autres vues de ce modèle pour le moins original.

    Un grand merci à Pierre, qui, depuis déjà plusieurs années, guide mes pas dans la découverte de ce loisir passionnant en me faisant bénéficier de ses connaissances et de son expérience.

    Comme mes autres modèles (et les siens), il est téléchargeable gratuitement sur son site:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Mes modèles MAUBOUSSIN au 1/66   VOIR

    Merci de m'avoir suivi, et, bons vols!


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  • Le remarquable ouvrage que constitue le DOCAVIA  n°38 sur les avions NIEUPORT et une documentation assez conséquente accumulée depuis quelque temps sur le sujet, m'ont décidé à dessiner ce qui fut le premier sesquiplan d'une longue série d'appareils parmi lesquels les remarquables  Nie-11 "bébé" et Nie-17,  montures d'as légendaires comme Navarre, Guynemer, Nungesser pour ne citer qu'eux.

    NIEUPORT Nie-10 au 1/66

                   Seule photo colorisée d'un NIEUPORT 10 première version que j'ai trouvée sur le net et qui fait l'objet de cette maquette.

    Le NIEUPORT Nie-10 que je vous propose, est le premier de la lignée. Initialement destiné à l'observation, comme tous les appareils de cette époque (1914-1915), il n'avait pour défense que la mitrailleuse de l'observateur installé à l'avant. Pour utiliser son arme , ce dernier devait se lever et passer son buste au travers de l'ouverture de l'aile supérieure et, par ce mouvement effectué en plein vent, il constituait une gène considérable pour le pilote et obstruait sa visibilité vers l'avant (source: Docavia).

    La maquette se compose de deux planches au format A4. Les planches sont suffisamment explicites pour se passer d'une notice de montage.

    A mon habitude, (et pour mon plaisir), j'ai détaillé, au mieux de mes possibilités, cette maquette.

    Il y a possibilité de "pinailler" encore plus, en rajoutant, par exemple, les haubans tirés d'aiguilles à insectes. C'est le plus fin qui existe (1/10mm). J'ai écarté le fil de pèche (on en trouve de 5/100mm) mais nos maquettes en papier supportent mal la tension de tels fils. Essais à venir.

    Je compte faire un essai et vous tiendrez au courant du résultat.

    J'ai aussi pris la liberté de reproduite le support de mitrailleuse comme il figure sur la photo ci dessous bien qu'il ne figure pas sur la photo en couleur. je pense quand même que cet accessoire était incontournable car je vois mal l'observateur s'en passer. Trouver une position stable dans le vent relatif devait ne pas ètre des plus confortables!

    NIEUPORT Nie-10 au 1/66

    Je vous joins aussi quelques photos de détail.

    NIEUPORT Nie-10 au 1/66NIEUPORT Nie-10 au 1/66

    NIEUPORT Nie-10 au 1/66NIEUPORT Nie-10 au 1/66

    Cette maquette est, comme mes autres créations, en téléchargement gratuit sur le site de mon ami Pierre: 

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     

    Mes autres modèles NIEUPORT au 1/66   VOIR

    Bons vols!


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  • NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    Un peu d'histoire :

    En 1917 apparurent les triplans Fokker  DR1 et Sopwith 130cv Clerget. En1915  Nieuport s'était déjà penché sur cette formule prometteuse qui ne devait présenter que des avantages : stabilité, écart de vitesse et robustesse.

    Au moins trois types différents furent construits. Celui proposé est la première version. Elle se caractérisait par l'aile supérieure positionnée en avant des deux autres. Pour les versions suivantes, cette même aile fut  positionnée en arrière.

    Un seul exemplaire, semble t' il, fut construit mais aucune trace de résultats issus quelconques essais. De formule biplace, son fuselage était celui du Nieuport 10 dont il reprenait aussi le train et les empennages.

    L'aile en avant aurait favorisé l'instabilité de l'ensemble d'où son déplacement sur les versions ultérieures. 

    (Les informations ci-dessus sont extraites de l'excellent ouvrage sur les avions Nieuport:  le DOCAVIA n°38, une référence en la matière).

    La deuxième version fera, sans doute, l'objet d'une prochaine maquette.

    La maquette :

    Chaque nouvelle maquette est pour moi l'occasion d'essayer de progresser, tant au niveau de la conception, que de la décoration.

    Je pousse le détail au maximum de mes possibilités, quant à la décoration, je continue à me familiariser avec ce formidable outil qu'est photoshop.

    Quelques explications :

    Les ailes reçoivent des âmes de 5/10. Ce diamètre à première vue un peu faible, permet de respecter au mieux l'épaisseur du profil et s'avère suffisant au niveau de la rigidité. Ils sont en cap pour les ailes supérieure et centrale et en fil de laiton pour l'aile inférieur ce qui facilite l'obtention du léger dièdre de cette dernière.

    Questionnements et interprétations:

    - Aménagement de l'habitacle

    Il va falloir faire preuve d'imagination(et de logique) pour meubler ce "trou béant".

    Le DOCAVIA nous apprend que la cellule était celle du biplace Nieuport 10. Sur certaines photos on devine la présence d' un pare brise. Ceci laisse supposer que le pilote était en place avant. Est ce qu'un siège était présent à la place arrière? N'oublions pas qu'il s'agit d'un prototype. Auquel cas l'occupant ne pouvait se consacrer qu'à l'observation. La place est sensiblement exigüe et on imagine mal le positionnement d'une quelconque arme de défense, absente d'ailleurs sur toutes les photos.

    La commande des ailerons est rigide, et les renvois (guignols) sont visibles. Le manche à balai devait donc comporter une partie horizontale passant sous le siège du pilote et terminant en T, chaque extrémité du T étant munie de biellettes actionnant les renvois des ailerons.

    Sur mon modèle j'avais imaginé un tube courant le long du longeron en travers de l'habitacle, et servant de palier aux axes des longerons. A la réflexion je doute de sa présence, les paliers se situant au niveau des renvois uniquement (comme sur le Nieuport 10 et ses dérivés). Je l'ai donc supprimé sur les planches.

    Sous le siège du pilote, j'ai fait figurer le réservoir d'essence de forme ovoïde. Une telle configuration figure sur des dessins du Nieuport 10 biplace. Ceci n'empèche pas la présence d'un réservoir principal à l'avant, sous le carénage du dessus du fuselage. Comme la fonction initiale du Nieuport 10 biplace était l'observation, on peut imaginer la nécessité d'avoir une autonomie accrue. J'ai conservé cette configuration bien que discutable sur un prototype.

    - Cocardes

    Parmi les trois photos en ma possession une montre clairement des cocardes uniquement sur l'intrados des deux ailes (supérieure et inférieure). L'absence de cocardes sur les extrados des ailes est bien visible sur une autre photo.

    Ceci est incohérent, à moins que cette dernière photo soit celle de l'appareil avant peinture? Dans le doute, je me suis fié aux photos. N'oublions pas qu'il s'agit d'un prototype.

    - Couleur

    Toujours sur les photos, la teinte de la partie entoilée du fuselage tranche nettement avec celle du capot moteur métal nu. Ceci laisse supposé que celui ci était peint de couleur foncé. Pourquoi pas vert foncé  puisque cette couleur faisait partie de la gamme des teintes de camouflage de cette période?

    L'extrados des ailes et de l'empennage horizontal sera, lui aussi de couleur vert foncé. Quant au dessous de l'ensemble, une photo laisse penser qu'il était de couleur clair. J'ai donc opté pour la couleur de la toile non peinte.

    Et pour aller plus loin :

     Comme à mon habitude, j'évite de positionner les gouvernes dans l'axe. position erronée en ce qui concerne la profondeur particulièrement, celle-ci se positionnant naturellement "à piquer" à l'arrêt, sous son propre poids.

    De ce fait, palonnier et manche adoptent des positions cohérentes. Veiller seulement à orienter la dérive en fonction de celle du palonnier sur le plan à savoir: à gauche.

    Dérive et gouvernes de profondeurs sont équipées de leurs renvois. je les ai imprimés directement sur une feuille cartonnée couleur alu ce qui leur conserve leur finesse et une couleur recto verso. je sais, à cette échelle, on ne voit pas grand chose, mais il y a la satisfaction de savoir que ces éléments sont en place. De même pour la partie métallique de la béquille arrière réalisée en cap 3/10....

    A propos des haubans et des cables de commandes

    A l'échelle, ils devraient avoir une diamètre de 2 à 3/100 de mm. En gros l'épaisseur d'un cheveu. Ceux ci ne peuvent ètre utilisés du fait de leur sensibilité à l'humidité. Il est impératif que ces éléments restent tendus. Il y a bien du fil de pêche de 5/100 mais comment tendre ce matériau sur une structure qui n'est pas parfaitement rigide?

    La seule solution est l'utilisation de matériaux rigides. La cap existe en 3/10 et l'on trouve des épingles à papillons de 25/100. Bien que le diamètre soit beaucoup trop fort, l'effet visuel reste acceptable (mais limite).

    La solution viendrait peut ètre du plastique étiré à la flamme d'une bougie par exemple. Cette méthode est utilisée par nos collègues adeptes des maquettes plastique. A voir.

    Le montage en images  :

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    mise en forme du profil                          empennage et mats entre plans

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

                   les sièges                                         mise en forme du fuselage

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    mise en place longeron aile inférieure             aménagement en cours

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

              l'écarteur en action                                siège avant et réservoir

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    mise en place de l'aile intermédiaire       commande ailerons (voir planche 3)

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    vue avant du même mécanisme            une troisième main pratique

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

    les roues en cabine de peinture                positionnement des ailes

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

           ajout des mats obliques                        mise en place du"rototo"

    NIEUPORT TRIPLAN au 1/66

              vue de dessous"full details"

    Il n'y a plus qu'à vous rendre au hangar de mon ami Pierre pour prendre possession des planches et construire ce Nieuport  peu connu et original.

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     

    Mes autres modèles NIEUPORT au 1/66   VOIR

    Bons vols.


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