•     MORANE SAULNIER AI (version MoS 30) de FRONVAL                                                                     En attente pour une séance de voltige! C'est OK coté MTO!

    Le Morane Saulnier AI apparut en 1917 et fut désigné par les services techniques de l'Etat: Morane Saullnier type 27C1 ou type 29C1( selon qu'il emportait une ou deux mitrailleuses). Il aurait été construit à plus de 1000 exemplaires. Il fut très tôt relégué à l'entrainement des pilotes.Le Morane AI de Fronval est la version Mos 30). Cette version se distingue des versions militaires (Mos 27 et Mos 29) par sa motorisation. Un moteur Clerget 9Ba l'anime,le capot moteur est adapté et une paire de haubans intermédiaires souples rajoutée.

    J'avais assemblé, il y a quelque temps déjà, un Morane AI en réduisant le modèle proposé par" cardboard model"au 1/33. Le rendu était assez sympathique comme vous pouvez vous en rendre compte..

    http://criquet11.eklablog.fr/morane-ai-a105390564

    Au pied du sapin, à Noël dernier, j'ai découvert le magnifique ouvrage d' Henri Lacaze: "Morane Saulnier, ses avions, ses projets", aux éditions Lela Presse.Je l'ai littéralement dévoré, cela va de soi. C'est un ouvrage fait pour nous, modélistes. Plans 3 vues, photos, dessins, tout est là pour vous inciter à la création de maquettes. Dernièrement, en faisant un peu de tri dans ma documentation accumulée depuis des années (il y  en a quelques kilos), je suis tombé sur un article (ailes magazine de juin 1994) qui présentait le Morane AI d'Albert Fronval, figure mythique de l'Acrobatie aérienne des années d'après guerre. Le MAE du Bourget venait de le restaurer et de le mettre en exposition.

    MORANE SAULNIER AI de FRONVAL

                                                              Le Morane AI de Fronval exposé au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget

    Les ingrédients étaient réunis pour que je me lance dans la reproduction de cet appareil.

    J'aurais très bien pu me servir du Morane AI de Cardboard model et j'avoue y avoir songé un instant.

    Malheureusement (ou heureusement car j'aime bien créer mes modèles) j'ai constaté de grosses erreurs.

    En particulier, le moteur Clerget ramené à la bonne échelle, ne rentrait pas dans le capot.Le plan ci-dessous me semble plus juste, et je m'en suis servi pour redessiner mon modèle.  A noter que le capot représenté sur le plan est prévu pour abriter un "Gnôme" et ne correspond pas au "Clerget". Il faudra le modifier.

    MORANE SAULNIER AI de FRONVAL

                                                                Plan 3 vues qui m'a servi de base pour le dessin du modèle (origine : le net)

     

    Je me suis donc mis à la planche à dessin.

    Un peu d'histoire:

    L’époque de l’immédiate après guerre est propice à la voltige. En effet les surplus de l’ Armée de l’Air sont imposants, les pilotes démobilisés disponibles, et le public, avide de sensations fortes, curieux de découvrir les avions, des machines encore méconnues.

    Pilote instructeur émérite, aussi audacieux que réfléchi, Fronval élabore des figures de voltige aériennes qui, grâce à lui, deviendront les bases de la haute école aérienne. Davantage que les risques gratuits, c’est avec lui plus une entente entre la machine et le pilote qu’il recherche.

    La grande spécialité d’Albert Fronval, c’est le looping. Il bat les records, ses records. En 1919, à Madrid, à bord de cet appareil,  il effectue 629 loopings à la suite. Puis 960 à Villacoublay en 1920. Son record : 1111 boucles en 4h56mn à bord d’un Morane 129, mais ceci est une autre histoire.

    Hors les exercices de style quelque peu austères, Fronval aime goûter aux parfums de la compétition, et se mesurer aux meilleurs pilotes de l’époque. A Anvers, en ce mois de juillet 1920, il remporte son premier titre face aux As de la grande Guerre reconvertis dans le spectacle aérien. L’engouement populaire, la passion des journaux pour le sensationnel poussent les concurrents de plus en plus loin dans leur retranchement, et leur audace. Des règlements voient le jour. Des jurys spécialisés notent les pilotes sur deux épreuves obligatoires. L’une est composée de figures imposées, tandis que l’autre est laissée à la libre initiative du pilote. La prise de risques, prépondérante, peut donner la victoire.

    Août 1927, les compétiteurs se retrouvent au-dessus de Zürich : outre Fronval, l’Allemand Fieseler, les Suisses Burkardt, Herzig, Imenhauser, et le Tchèque, Malkovski sont aux prises. Dans le programme imposé, ils doivent, en guise d’épreuve éliminatoire, accomplir deux boucles dans une direction imposée, un tonneau à droite, puis un à gauche, enchaîner avec un retournement à droite, puis à gauche, effectuer trois tours de vrille à droite, puis à gauche et enfin procéder à un atterrissage de précision sur un point déterminé.

    Le Général Saconney, président du jury, ce jour là, et ses « successeurs » éliminent six concurrents. La perfection des figures, la tenue de l’appareil dans l‘axe de la ligne de travail, et la correction avec laquelle l’avion est positionné lors des figures par rapport au public et au soleil sont les critères de sélection sur lesquels le jury tranche.

    A l’issue du programme imposé, des avions allemands, italiens, polonais, serbes, suisses et tchèques demeurent en lice face aux deux français, Fronval et Doret. Le programme de figures libres peut commencer.

    Durant un laps de dix minutes, Fronval à prévu d’effectuer les figures suivantes :

    • - Vrille à droite
    • - Vrille à gauche
    • - Deux loopings
    • - ½ looping suivi d’ ½ tonneau
    • - Cinq tonneaux lents face au public
    • - Quatre retournements face au public
    • - Des tonneaux déclenchés ou cabrés
    • - Un vol en palier au ras du sol sur le dos de 200m.
    • - Une prise de terrain après ¾ de tonneau lent finissant à la verticale, enchainant avec une glissade sur l’aile, suivi d’une descente et de l’atterrissage proprement dit.
    • Un   

    Avec 93.75 points, Fronval et son Morane AI remportent ce concours de virtuosité devant Fieseler, le futur concepteur du Storch, à bord d’un Schalbe (92.25 points) et Marcel Doret sur Dewoitine. Le 23 juin 1928 , c’est sur ce même terrain de Villacoublay qu’Albert Fronval, à bord d’un Breguet XIV, trouve la mort lors d’une collision au sol. Cruelle ironie du sort pour cet aviateur qui, tant de fois, avait bravé la mort dans le ciel !

    C’est bien des années plus tard que le constructeur Robert Morane acquiert l’appareil pour en faire don au musée de l’Air du Bourget. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent le voir, tel qu’il était, et se remémorer les exploits de l’As de la voltige que fut  Fronval. Un précurseur qui avait parfaitement pressenti que pour voler en toute sécurité, et se sortir des situations les plus difficiles, il fallait connaitre et maîtriser l’acrobatie aérienne

    (Extrait d'un article de M. Ringensein paru la revue AILES MAGAZINES de juin 1994.)

    La maquette:

    A propos des couleurs:

    N'ayant pas d'informations formelles sur les couleurs originales d' l'avion, j'ai opté pour celles de l'appareil tel qu'il était exposé sur pylône  au M.A.E. en 1994, dont les photos illustrent l'article évoqué ci-dessus.

    Depuis, la peinture de certains éléments a été reprise en particulier l'intrados de l'aile devenu gris, de même que le dessous du fuselage et les éléments du train d'atterrissage.

    MORANE SAULNIER AI de FRONVALMORANE SAULNIER AI de FRONVAL

       Eléments du poste de pilotage      Vue avant  la pose de la cloison pare feu

    A propos du siège. Il est clair que Fronval étant un passionné de voltige, il devait utiliser un siège quelque peu adapté.Faute de documentation à ce sujet, je l'ai équipé du même siège que celui destiné aux Stampe SV4.

    MORANE SAULNIER AI de FRONVALMORANE SAULNIER AI de FRONVAL

          La déco est sympa, non?                       Le Clerget est en place

    MORANE SAULNIER AI de FRONVALMORANE SAULNIER AI de FRONVAL

     Les mats sont" un poil" trop larges        Vraiment originale la déco!

    A propos des mats et du haubanage. pour assurer une certaine rigidité à la liaison aile:fuselage, des cap de 3/10 sont noyées dans les mats. Malgré le fait que j'en ai réduit la largeur au maximum, ceux ci présentent une largeur un peu "forte". Un moment, j'ai pensé les réaliser en fil de cuivre aplati. piste à explorer.

    Comme choisi pour les Stampe, les haubans sont réalisés en crin sur les petites longueurs (faciles à croiser), et en cap 3/10 sur les plus grandes. Tous les collages à la colle "blanche".

    MORANE SAULNIER AI de FRONVALMORANE SAULNIER AI de FRONVAL

                  Autres vues sur l'implantation du train et du haubanage

    Sur cette vue vous remarquerez, sur les flancs, un des tubes collecteur d'air du carburateur (repère 14 de la planche 2). Ils sont roulés (après délaminage) sur le corps d'un foret de 0.5mm (diamètre final: 1mm). Ils sont ensuite mis en forme pour leur donner,( autant que faire se peut.....)une forme semblable au dessin figurant sur la même planche.

    Je sais, je sais, c'est du pinaillage qui ne se remarque même pas. Mais quel plaisir de savoir que l'on a, au moins, essayé de le faire.... même si l'on est le seul à le savoir!

    Téléchargement (downloading)

    Téléchargement des 3 planches, au format A4, 2Mo environ la planche.

     PLANCHE 1            PLANCHE 2                  PLANCHE 3

      ou sur le site de mon ami Pierre:  

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

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  • Un peu d' Histoire:

    Au printemps 1910, Edouard Nieuport commença les essais de son nouveau monoplan, ce qui n’était pas encore officiellement le Nieuport type II, qui ne ressemblait à rien de ce qui volait à l’époque.

    Elle n’était pas seulement l’une des plus petites machines volantes qui existaient mais aussi l’une des plus perfectionnée. Par exemple : l’aéroplane reposait sur ses roues et l’arrière du patin, ainsi, l’arrière du fuselage ne portait pas sur le sol, ce qui était une source de dérèglements.

    Il était motorisé par un moteur Darracq délivrant 20….à24cv.

    Sous le numéro de course 48, piloté par Nieuport lui-même, le Nieuport II fut chronométré à 84km/h lors de la semaine d’aviation de Champagne à Bétheny du 3 au 10 juillet 1910. Vitesse déjà remarquable vu la faible puissance de son moteur.

    Une nouvelle motorisation extrapolée du moteur Darracq et quelques modifications en particulier concernant l’empennage firent évoluer cette version vers le IIN qui transforma  ce qui n’était qu’un succès d’estime en un véritable triomphe en portant le record du monde de vitesse en circuit fermé à  119,680km/h.

    Les sources:

    Le DOCAVIA n°38 "NIEUPORT 1909 -1950" AUX 2DITIONS lariviere

    L' Aérophile de septembre 1911 VOIR

    La maquette:

    Ci-dessous, deux photos montrant l'implantation du lest (plomb de pêche) dans le nez. La place est comptée!

    NIEUPORT IINIEUPORT II

     

    NIEUPORT II

    Les dessous de la bète

     Téléchargement des 3 planches  (format A4, en PDF, 2 Mo environ pour chaque planche.)

     PLANCHE 1

    PLANCHE 2

    PLANCHE 3

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  • CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

    Lorsque j’ai dessiné l’aérogyre de Chappedelaine (maquette n°39), j’ai du commencer par dessiner le fuselage du Caudron C272, puisque celui de l’aérogyre en était une extrapolation.

    Une bonne partie du travail se trouvant ainsi faite je ne pouvais faire autrement que  dessiner, à son tour, un C272.

    Un peu d'histoire

    Les Caudron série C270 sont une extrapolation du Caudron C232, lui-même issu du Caudron C60 de 1921.

    Le premier appareil de cette série vola en 1930. 

    Tous les apparedils de ce typ, du C270 au C278 furent  baptisés "Luciole" du nom de la jument qui servit à remorquer le premier planeur des frères Caudron en 1908.

    Ce fut un des avions les plus populaires de l’aviation légère française de l’entre deux guerres.

    Plus de 700 exemplaires du " Luciole" furent construits dont 433 dans la dernière version C.275 lancée en 1936 (moteur Renault 4Pgi de 80ch). 300 de ceux-ci avaient été achetés par le Gouvernement français pour l'entrainement de ses pilotes dans le cadre de l'Aviation populaire. 

     Choix du F-AZAL  

    Cet appareil a été restauré et remis en état de vol par l'Association Aero Retro de Saint Rambert d'Albon. A l'issue de cette restauration, Il reçu l'immatriculation F-AZAL en 1973.

    La livrée bleu france qui lui a été appliquée n'était sans doute pas due au hasard, elle n'est pas sans rappeler la couleur des avions CAUDRON RENAULT qui disputèrent les célèbres courses Deutsch de la Meurthe. Les avions engagés devaient etre revétus d'une couleur représentant leur pays d'origine, d'ou ce bleu devenu célèbre pour notre pays.

     Cet appareil serait à l’origine le C272 n°16 F-PJKE de 1930 remotorisé par un Renault 4Pgi de 100cv devenant ainsi un 272/5.

    Il est toujours en état de vol mais a changé de livrée pour adopter celle d’un appareil ayant servi dans notre armée de l’air.

    La défunte revue RCM avait publié, en son temps, un article sur la remarquable maquette radio-commandée qu’en avait fait Yvon Mourier pour concourir aux championnats du monde de la discipline.

    Mon choix était donc fait.

    CAUDRON type C272     "LUCIOLE"CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

     La maquette radio commandée et son train d'atterrissage. Remarquable!

    L’article nous en propose un plan 3 vues à bonne échelle (1/60 environ) de qualité, puisque figure sur celui-ci la mention manuscrite « certifié conforme »! On ne peut souhaiter mieux!

    CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

    Bibliographie

    Outre la revue cité ci-dessus :

    « LES AVIONS CAUDRON » tome 1 de André Hauet aux éditions LELA PRESS

    Le Fana de l'Aviation n°274 de septembre 1992 où est présenté le C275 restauré par les "Ailes Anciennes de la Baule

    Le NET, bien sûr, ou l'on peut consulter de nombreuses photos de l'avion grandeur, et même suivre le montage de la maquette citée ci-dessus. très intéressant

    Pour en savoir plus

    Comme pour le C232, la voilure est entoilés. Délaissant le contreplaqué pour le revètement du fuselage et de l'empennage, l'ingénieur Deville qui avait aussi dessiné le C232, a préféré un recouvrement en toile gagnant ainsi sur le poids.

    Si les ailes sont toujours repliables, elles ont du subir de légères modification de structure pour pouvoir s'adapter à la nouvelle configuration du train d'atterrissage. Sur le C232, la jambe élastique verticale était contre-ventée par un mat en diagonale prenant appui sur le longeron supérieur du fuselage, ce mat disparait sur le C270

    Dans l'ensemble, la cellule reste identique pour les différentes versions qui se différencient surtout par la motorisation.

    • C270 première version de production. Moteur Salmson 7Ac en étoile (82 exemplaires).
    • C272 Moteur Renault 4 Pb de 95ch (52 exemplaires)
    • C273 Moteur Michel R At-3 de 100 ch (13 exemplaires)
    • C274 Moteur Chaise H de 120 ch (1 exemplaire)
    • C278 Moteur Salmson 9Nc de 135 ch (1 exemplaire)
    • C276 Moteur DH. Gipsy III de 105 ch (7 exemplaires)
    • C272/2 Renault 4 Pei de 100 ch (22 exemplaires)
    • C272/3 Renault 4 Pdi de 120 ch (15 exemplaires)
    • C270/1 Salmson 7 Aca de 105 ch (projet)
    • C271/2 Lorraine 5 Pb de 110 ch (5 exemplaires)
    • C272/4 Renault 4 Pei de 140 ch (21 exemplaires)
    • C272/5 Renault 4 Pgi de 100 ch (80 exemplaires)
    • C275 Renault 4 Pgi de 100ch (433 exemplaires construits)
    • C275/1 Renault 4 Pdi de 120ch (1 exemplaire)
    • C277 Renault 4 Pei de 140 ch (9 exemplaires)
    • C275 R Renault 4 Pgi de 100ch (F-BBAZ)
    • C277 R Renault 4 Po3 de 140 ch (F-BDJR ex C275)
    • C   C276 H Hirth HM-504 de 110 ch (2 exemplaires à cabine fermée) Il suffit de se référer à la présentation du C232 car identique mis à part quelques détails.

    Les différences portent sur le capot et son plastron du fait que le moteur passe en position inversée, le train d'atterrissage et le haubanage de l'empennage, celui-ci étant entoilé (et non recouvert de contreplaqué ce qui garantissait une totale indéformabilité de l'ensemble).

    La partie du train réalisée en cuivre sera peinte couleur alu. Le renfort rep 10 et les mats rep 17 en bleu.

    Les tubulures d'échappement sont tirées d'aiguilles de seringues. Les deux les plus près du plastron sont jointives.

    En ce qui concerne la pose des mats de cabane et d'ailes, la méthode utilisée pour les "Stampe" est plus simple que celle décrite dans la présentation du Caudron C232 et que je reproduis ci-dessous:

     "Je l'ai réalisé à partir de chutes de balsa (la boite à rabiots), plan sur la planche 3 de la maquette. Première opération: coller les mats sur l'extrados de l'aile inférieur en leur donnant approximativement l' inclinaison finale.

    On met ensuite en place l'aile supérieure en collant l'extrémité des mats dans l'intrados de l'aile (vous avez réalisé les trous correspondants au préalable j'espère....)

    L'ensemble est un peu délicat à manipuler aussi le glisser dès que possible dans le bâti. Mettre en place la barre transversale. En glissant éventuellement des petites cales en papier au milieu, vous descendrez la partie centrale de l'aile jusqu'à une distance (visuelle) d'entre-plan correct. Rappelez vous, comme le disait "le Saint Patron: Henri MIGNET",  l'oeil est un superbe outil pour s'assurer d'une géométrie correcte.

    Il faut maintenant mettre en place les mâts de la cabane. Pas facile mais le fait que tout soit bien immobilisé dans le bâti, facilite grandement l'opération"

    Maintenant, à vous de voir.

    Quelques photos

    CAUDRON type C272     "LUCIOLE"CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

    ti identique au C232                    Noter les encoches pour recevoir le train

    CAUDRON type C272     "LUCIOLE"CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

    Perçage délicat des flancs                      Echappements (deux jointifs) 

    CAUDRON type C272     "LUCIOLE"

         vue de dessus (histoire de)

     Téléchargement des 2 planches  (format A4, en PDF, 2 Mo environ pour chaque planche.)

     PLANCHE 1  PLANCHE 2

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    Mes autres modèles CAUDRON au 1/66 VOIR

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  • CAUDRON type C232 (partie 2/2)

    Poursuite de l'examen de ce modèle par un élément incontournable, j'ai nommé:

    Le bâti de montage

    La préparation de la "mise en croix" du modèle, avec la pose des mats et divers haubans, est la phase la plus délicate à réaliser. Du soin apporté à son exécution dépendra l'aspect final du modèle lui permettant d'accéder (ou non,) au statut très enviable de "Maquette".   

    La confection d'un bâti de montage est indispensable pour un biplan. Il vous facilitera la suite des opérations et garantira un bon équerrage final de l'ensemble.

    Pour ma part, j'ai repris l'idée imaginée pour le montage des "Stampe". La matière première est toujours du balsa, facile à découper et à coller (la même colle blanche que pour le papier). Les plus pressés pourront utiliser de la cyano spéciale bois. Les photos, ci-dessous, parlent d'elles même. La baguette supérieure est amovible et permet de bien plaquer le modèle sur la base du bâti.

     

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)CAUDRON type C232 (partie 2/2)

                  De face...                                                   ... et arrière

    L'aile inférieure vient buter, à son emplanture, sur deux ronds de bois dur (cure dents) qui pincent le fuselage. L'arrière de ce dernier est soutenu par une cale de façon à reposer bien à plat sur le chantier. Deux épingles piquées en" X " immobiliseront le fuselage en rotation.

    De petites cales (4mm) sont glissées sous les saumons de l'aile inférieure.

    Pour maintenir l'ensemble bien en contact avec le chantier, j'ai positionné de part et d'autre des saumons deux cales d'une hauteur légèrement supérieure à la hauteur du modèle (une fois l'aile supérieure en place). Une baguette  (balsa toujours) sera épinglée sur ces dernières et plaquera le modèle sur le bâti. Si nécessaire on glissera des chutes de papier entre la baguette et l'extrados de l'aile supérieure.

    Pour terminer, les bords d'attaque des ailes seront en appui sur deux cales collées bien d'équerre car elles serviront de référence visuelle pour la mise en place des mats.

     Voila donc une façon de réaliser ce bâti. Mis à part le temps de séchage de la colle, il ne m'a demandé tout au plus dix minutes de travail et je peux envisager en toute sérénité la suite des opérations.....que voici.

    Après avoir enfilé les demi ailes inférieures sur leurs longerons et les avoir immobilisées d'un point de colle à l'emplanture, on percera les trous recevant les mats de cabane à l'intrados de l'aile supérieure. Une fois cette dernière en place, on positionne la maquette sur le bâti qu'elle ne quittera qu'une fois l'intégralité des mats et haubans posés.

    Mats et haubans

    L'ame des mats en cap est recoupée de façon à ne dépasser que de 0.5mm environ à leurs bases. Ceux ci sont fichés et collés (micro goutte de colle) dans les trous à l'extrados de l'aile inférieure. Ils sont ensuite positionnés verticalement, à l'oeil, en se référant aux cales d'appui des ailes et immobilisés par collage (micro goutte toujours) à leur partie supérieure. C'est l'opération la plus délicate mais en procédant mat par mat et attendant que la colle prenne on en vient facilement à bout.

    C'est la seule possibilité pour assurer le bon positionnement des mats. La solution consistant à percer préalablement des trous à l'intrados de l'aile supérieure pour recevoir la cap en partie haute des mats marche très bien, mais en théorie seulement. Un écart en inclinaison ne serais ce que de un ou deux dixième se voit à l'oeil nu, et croyez moi, c'est le détail qui vous "tue" une maquette.

    Si les mats sont indispensables, les haubans sont facultatifs mais ils contribuent grandement (comme pour l'avion grandeur) à la bonne rigidité de l'ensemble. Avec un zeste de patience et un soupçon de méthode on y arrive sans trop de difficulté.

    J'ai ma méthode, éprouvée sur une bonne dizaine de biplans précédents. Généralement les haubans se croisent. Sur les faibles longueurs (10mm environ, j'utilise du crin de nylon choisi avec soin et prélevé sur une balayette. Il y a le choix.

    Pour les plus grande longueurs, je me suis résolu à utiliser la corde à piano de 3/10 (magasin de modélisme), voir des aiguilles d'entomologiste si la longueur ne dépasse pas 25mm (longueur maxi des aiguilles les plus fines pour un diamètre de 25/100).

    Certes l'échelle n'est pas respectée. Un diamètre de l'ordre du 1/10 serait plus réaliste. On en trouve en fil de pèche voir en cap mais leur manque de rigidité est incompatible avec nos maquettes en papier. Ils auraient tôt fait de pendouiller, ce qui n'est pas admissible, et surtout irrattrapable.

    Les haubans sont ajustés visuellement en longueur et collés un par un (toujours la micro goutte de colle). Merci le bati que l'on peut prendre à pleine main et tourner dans tout les sens sans faire courir de risque à  la maquette.

    A propos de la colle, j'utilise exclusivement de la colle blanche de menuisier. Elle a l'avantage, tout en offrant un temps de prise plus long, de devenir invisible en séchant, si utilisée avec parcimonie, contrairement à la cyano qui laisse une trace brillante. Beurk.

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)

                                                                                                               Le train d'atterrissage

    Selon mon habitude, les roues sont tournées sur une mini-perceuse. Les flasques sont coniques. En fait il s'agissait de profiler un tant soit peu les roues à rayon (héritage des avions de 14/18. Le trou d'accès à la valve de gonflage se situe sur les flasques extérieures.

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)CAUDRON type C232 (partie 2/2)

    A peine 1/4 heure entre ces deux séquences, et des roues irréprochables

    Le train proprement dit est réalisé en corde à piano suivant le plan page 2.

    Les flancs devront être entaillés pour le passage de T4. Tout les collages se font à la colle blanche même pour de la cap.

    Les barres de renfort (rep 10) pourront être peintes en beige (conformité à l'originale non garantie, mais cela me plait). Par contre les autres éléments du train conserveront l'aspect acier de la cap nue.

    On peut maintenant poser l'habillage de dessous du fuselage en le galbant légèrement dans sa partie arrière.

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)CAUDRON type C232 (partie 2/2)

    Equipements divers 

    Echappement

    Il est réalisé en scratch (tige plastique ou cuivre par exemple) suivant le plan 3 vues en planche 2 et sera peint en noir mat.

    Bequille

    Intercaler une feuille de bristol entre les deux faces au collage pour lui donner un peu d'épaisseur et de résistance.

    Câbles de commande de la dérive.

    Vraiment pour se faire plaisir car on ne les remarque pas. Juste la satisfaction d'avoir osé les représenter et il faut bien que j'utilise ma  bobine de 500m de cap de 1/10!

    Et pour ceux qui voudraient aller encore plus loin....

    Il faut savoir que les haubans principaux (les plus longs) étaient doublés. Qui osera les représenter en cap 1/10 au lieu de la simple cap de3/10? J'offre la cap!

    Quelques photos

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)CAUDRON type C232 (partie 2/2)

    CAUDRON type C232 (partie 2/2)CAUDRON type C232 (partie 2/2)

    Epilogue

     Je considère ce modèle comme le plus abouti de mes créations, tant au niveau des planches que de la façon dont le modèle est traité, compte tenu de l'échelle que j'ai adoptée.

     Je me considère suffisamment familiarisé avec les logiciels que j'utilise (du moins pour ce à quoi ils me servent), pour pouvoir consacrer dorénavant plus de temps à la création de modèles.

     Certes, j'ai encore des progrès à faire, particulièrement avec Photoshop, mais un retour sur les anciennes planches est toujours possible. C'est tout le plaisir qu'offre la maquette papier, et je ne pense pas avoir atteint mon niveau d'incompétence en la matière, heureusement!

     Autre encouragement, et pas des moindres, la fréquentation croissante de mon blog  preuve que l'aviation française des années 30 intéresse quelques" félés" dans mon genre, d'autant plus que certains assemblent mes modèles!

    Trève de bavardage, au modèle suivant, et encore merci à ceux qui me procurent autant de satisfaction en s'intéressant à mon travail.

    Téléchargement GRATUIT du modèle (2planches A4)

    PLANCHE 1  PLANCHE 2

     ou sur le site de Pierre  http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     Bons vols.

     


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