• MA DEMARCHE

    Derrière chaque avion se cache une histoire qui lui est propre, et dont il est l’aboutissement.

    Le choix de l’avion à modéliser est bien souvent fonction de cette histoire, mais peut ètre, aussi, une affaire de " coup de cœur" pour son constructeur, les pilotes à qui il a permis de s'illustrer,voir, tout simplement, sa silhouette et sa décoration.

    La réalisation de la maquette, en papier, ajoute de l’intérêt à cette démarche puisqu’il faut concevoir, modéliser, mettre en couleur, avant de pouvoir procéder à l'assemblage final. En fait, tout est à réaliser de A à Z.

    Le mode opératoire est simple.  A la suite de la réalisation de la version dite bêta (le brouillon en quelque sorte), on procède à la mise en page de tous les éléments de la maquette de façon à constituer des planches d’un format reconnu pour une impression ultérieure. Le format A4 est le plus courant.  

    Les plans sont agrémentés de toutes les informations susceptibles d’en faciliter le montage : repérage des pièces, légendes diverses, voir, plans de détails ou croquis en perspective etc…

    Une fois cette mise en page jugée techniquement et esthétiquement satisfaisante, on procède à la mise en couleur des planches, puis au montage de la maquette… ce qui donne souvent l'occasion de revenir en arrière pour peaufiner les planches.

    Des photos prises en cours de montage illustreront l’article de présentation, remplaçant avantageusement une notice de montage, fastidieuse et peu excitante à élaborer.

    Les photos de la maquette terminée permettront d’en finaliser la présentation, alors que la maquette suivante fait déjà l’objet de cogitations dans un coin du cerveau.

    Tout ce travail doit demeurer du domaine du plaisir, d’autant plus qu’il est réalisé à but non lucratif (pour ma part).

    C’est là que le choix du 1/66, comme échelle, me semble judicieux :

    Techniquement:

    Il permet de faire cohabiter, dans une vitrine de profondeur raisonnable, monomoteurs et un grand nombre de multi moteurs, à une échelle supérieure au traditionnel 1/72.

    De plus la faible échelle limite les possibilités d'aller trop dans les détails (quoi que....) avec tout ce que cela peut sous entendre au niveau du montage.

    Sentimentalement:

    la majorité de ces avions français ne connaitront jamais la consécration que représente la diffusion, sous forme de maquettes à assembler dites « plastique », rentabilité commerciale oblige.

    Il fallait donc imaginer un moyen pour les empêcher de tomber trop rapidement dans l’oubli.

    A la page d'accueil, j'ai évoqué DUJIN et sa gamme de maquettes artisanales d'avions français en résine  au 1/72. 

    Il y a aussi ceux qui réalisent leurs maquettes, à partir de matériaux divers, pour le seul plaisir de créer un modèle original.

    Je n’en citerai qu’un, pour l’avoir connu : Raymond WERLER, qui nous a quitté il y a une dizaine d’années.

    Il utilisait comme matière première: le bois. Du buis, plus exactement. Ses modèles étaient peints et détaillés avec une minutie extraordinaire.  Je ne sais ce qu’est devenue cette extraordinaire collection.

    Il avait sa propre échelle : le1/66. Lorsqu’un jour, je m’étonnais du choix de cette échelle, il me répondit, avec un sourire malicieux, que c’était la seule échelle qui permettait de calculer « de tête », toutes dimensions à partir de celles de l’avion grandeur.

    Pour faire simple, mais les "matheux" ont déjà compris, on divise par 100 la dimension initiale, et on y rajoute la moitié du résultat trouvé.

    8m = 8000mm ;   8000/100 = 80 ;  80 + 40 = 120mm

    Intellectuellement:

    Nous avons aujourd'hui accès gratuitement, ou à très faible cout, à de nombreux logiciels, tant en matière de dessin 2D ou 3D que de logiciels dits "de retouche photos" suffisants pour créer des maquettes en papier. Apprendre à les utiliser est aussi un excellent exercice permettant de rester "dans le coup" face aux générations montantes.

    Pour conclure, mes modèles s’adressent, en particulier, à ceux que notre histoire aéronautique intéresse. Ils pourront, avec un minimum de soin, monter des maquettes originales et inédites, contribuant ainsi à éviter à ces merveilleuses machines de tomber  trop rapidement dans l’oubli.

    Je ne délaisse pas pour autant l'échelle" reine" des avions en papier: le 1/33, mais je la réserve a des appareils pour lesquels j'ai pu avoir accès à une documentation conséquente, mon plaisir, à cette échelle, étant de pousser le plus loin possible le soucis du détail.

    Enfin, une pensée amicale pour mon ami Pierre qui m'a permis de me lancer dans cette aventure et qui continue à me faire bénéficier de ses connaissances en matière d'exploitation des logiciels informatiques utilisables et des techniques propres au maquettisme papier.

    Et voilà, tout est dit, à vous de juger.