• FARMAN 190  F-ALAP  ALSA DE MOENCH ET BURTIN

    Un peu d'histoire au travers de la presse de l'époque:

    la route aérienne qui, partant de l'Europe Occidentale (Londres ou Paris), passe par la méditerranée, la Syrie, la Perse (actuel Iran), le nord de l'Inde, bifurque au Siam (actuelle Thaïlande) vers l'Australie et vers l'Indochine, a de tout temps attiré les grands pilotes (Costes et Le Brix, Bailly et Reginensi etc). A leur suite sont venus des grands touristes, qui, sans battre de records, ont cependant fait de beaux voyages. Si un des plus retentissants fut celui de Goulette et Lallouette qui effectuèrent le trajet Paris Saïgon en 5 jours, 3 heures et 50 minutes, le Paris Hanoï effectué en moins de 10 jours par Christian Moench etJoanny Burtin constitue une belle performance, d'autant plus qu'ils ne mirent que 4 jours pour couvrir le trajet d'Alep à Hanoï.

    Leur avion était un Farman F190 à moteur Gnome Rhône Titan 230cv  baptisé ALSA en l'honneur de la levure qu' Emile Moench, le père de Christian Moench, popularisa. Le 2 mars 1931 à 15h10, Ils quittèrent Le Bourget et après une quinzaine d'heures de vol atteignirent la Grèce. Malgré le mauvais temps, ils quittèrent Athènes le 7 mars mais furent contraints à un atterrissage forcé à 80km d'Alep endommageant légèrement leur hélice. Ils purent malgré tout redécoller le lendemain, après une réparation de fortune, pour un voyage qui, des lors, allait se poursuivre très rapidement.

    Le 12 mars à 17h00, ils se posaient à Hanoï et venaient d'accomplir une liaison rapide France - Indochine en 9 jours et 19 heures (Les ailes 310319).

    Mais il n'en restèrent pas là. Le 14, ils étaient à Honk Kong, et le 21 à 15h ils se posaient à Tokyo après avoir fait escales à Shanghai et Séoul. Ils avaient ainsi parcouru 20000km en 18 jours dans des conditions atmosphériques souvent très mauvaises.(LA310331)

    L’Aéronautique japonaise feta les voyageurs et le Général Nagaoka leur remis la grande médaille d'or de la "Société Aéronautique Japonaise". (ARN3106).

    Puis ce fut le retour vers la France. Décollage de Tokyo le 26 mars à 7h08 (LA310402) pour une arrivée triomphale au Bourget le 19 avril à 11h55.(La310423).

    Les deux aviateurs ont relaté en détail leur périple dans un interview accordé au journal Le Ailes qui le publia dans ses numéros des 310430 et 310604.

    Mais ils n'en restèrent pas là. Toujours avec leur Farman 190, ils quittèrent Paris pour Istres d'où ils prirent le départ le 30 pour Madagascar qu'ils se proposaient de rallier en 8 jours. (LA311005). Ils ne mirent que 6 jours, 9 heures et 45 minutes battant le temps du parcours Paris Tananarive.

    A noter que le raid sur Tokyo a été entièrement financé par Christian Moench et son père, sans nulle intervention du Ministère de l'Air .Il en est de même pour le raid sur Madagascar, les frais du voyage étant couverts par un commanditaire qui n'est autre que le propre frère de Moench.

    La démonstration de Moench et de Burtin est venue à son heure pour montrer que les grandes liaisons aériennes avec les colonies ne sont pas "l'exclusivité de nos amis de l'Aviation Britannique" (sic).(LA311112).

    Le retour s'effectua sans problème malgré le fait qu'il prit plus de temps qu'à l'aller, le mauvais temps ayant sévit sur une grande partie du trajet (LA311126).

    Que faut il retenir de cette longue randonnée de 25000km qui a conduit le très sympathique équipage de Paris à Tananarive,  puis de Tananarive à Paris?

    Une compile des pages des revues aéronautiques d'époque évoquant les raids de l'ALSA sont accessibles ci-dessous.

    L'Aeronautique       L'Aérophile       Les Ailes 1/2     Les Ailes 2/2

    Documentation:

    - La série d'articles sur les Farman 190 et dérivés parus dans la revue AVION

    - Le DOCAVIA n°21 "Les Avions Farman" de J.Liron

    - Le FANA de L'AVIATION n° 484 concernant l'appareil du Musée de l'Air et de l'Espace (dont on trouve aussi des photos sur le net)

    La maquette:

    La lecture du livre de V. FERRY "CIELS IMPERIAUX AFRICAINS 1911-1940" est un peu à l'origine de cette maquette.

    Y sont relatés les nombreux raids effectués à cette époque par des personnages bien souvent "hauts en couleurs". Question type d'avions, les FARMAN 190 et dérivés y tiennent une place de choix.

    Le site CREZAN AVIATION et en particulier la page traitant de l 'ALSA a été l'élément déclencheur. / http://www.crezan.net/pag_f190/190_52.html

    Le montage:

    Quelques photos concernant le montage sont regroupées sur une page spécifique à laquelle vous accéderez en cliquant sur ce lien suivant: 

    ACCES PHOTOS MONTAGE

    La structure du fuselage et de de l'aile:

    A mon habitude, tous mes modèles sont dotés d'une structure rigide en carton. Voir les vues en perspective de la planche 2.

    Du soin apporté à la réalisation de la partie centrale (photo 1 et 2) découlera la bonne géométrie du fuselage. Ayant opté pour des vitrages transparents, une ouverture rectangulaire est réalisée dans ceux-ci. Cette ouverture est à garnir d'un morceau de rhodoid un peu rigide que l'on immobilisera par quelques points de colle (vinylique blanche pour éviter l'opacification générée souvent par le collage à la cyano). Les flancs seront réunis à l'arrière (photo 3) après en avoir biseauté leurs extrémités puis réunis à l'avant en pinçant le couple . C'est à cette étape qu'il convient d'aménager un minimum le poste de pilotage (photo 4). C'est ce que j'ai essayé de faire, plus pour me faire plaisir que par soucis de fidélité à l'original, en m'inspirant du dessin ci-dessous. Les instruments de la planche de bord ont reçu, au préalable, une goutte de vernis incolore (ou de Crystal clear), (photo 5). Je sais, c'est du pinaillage mais on a droit de se faire plaisir!

    FARMAN 190  F-ALAP  ALSA DE MOENCH ET BURTIN

    Les dessins en perspective de la planche 3 devraient vous permettre de finaliser l'assemblage de la structure du fuselage.

    Le même principe de structure rigide est appliqué aux ailes. La vue en perspective de la planche 4 vous montre la disposition des différents éléments. Cela va sans dire que les biseautages indiqués doivent être réalisés avec soin pour que l'ensemble "file bien".

    On passera un coup de crayon gras bleu (ou de feutre) à tous les endroits ou des éléments de l'habillage se rejoindront (photo 6). Cette mise en couleur s'applique aussi aux champs de toutes le pièces avant leur mise en place.

    Avant de passer à l' habillage de cette structure, on collera le train T5 au verso de la cloison S3 (photo 7).

    Revêtement du fuselage

    Les hublots seront percés à l'emporte pièce (photo 8). le mien est d'origine Multirex (pub gratuite). La structure reçoit son revêtement( rep.1) après en avoir marqué les plis. C'est l'étape la plus délicate. L'utilisation d'une colle vinylique (dite blanche) vous permet de disposer d'un court instant pour ajuster les éléments entre eux (photo 9). La partie du revêtement enveloppant le bord d'attaque de l'aile sera ceintrée puis collée. Il restera à habiller le dessous du fuselage (rep 2) pour terminer celui-ci.

    Revêtement des ailes

    Les revêtements (rep 4) sont posés en collant d'abord l'intrados sur la structure, puis en rabattant l'extrados le long du profil pour finir en le collant le long du bord de fuite de l'aile. Si vous prenez soin de pré-galber l'extrados de l'aile (photo 11), la pose du revêtement ne présente pas de difficulté particulière. Seul la réalisation des bords marginaux demande un peu de soin.

    Empennages

    Dans la foulée, on pourra réaliser les empennages. Une cap de 5/10 collée le long du bord d'attaque du plan fixe (photo 12) lui garantira une certaine rectitude. L'habillage des éléments constituant l'empennage n’appelle pas de commentaires particuliers sauf qu'il faut prendre soin d'en marquer les plis (photo 13). J'ai opté pour une réalisation séparée des parties mobiles. Outre que cela permet une mise en place plus aisée des guignols (rep 13), les coller avec un léger angle donnera un peu de vie au modèle.

    Pare brise

    Tant que le fuselage est facilement manipulable on s'attaquera à la pose du pare brise. La pièce (rep 10) servira de patron pour le découper dans une chute de rhodoïd (photo 14). Les angles seront marqués d'un léger coup de cutter pour en faciliter le pliage. Plus facile à dire qu'à faire. Equiper mes modèles de vitrages transparent est une nouveauté pour moi et je dois dire que plusieurs tentatives ont été nécessaires pour arriver à un résultat à peu près correct. Les montants ont été peints à main levée. J'ai hésité à utiliser du ruban de masquage pour les délimiter de peur de décoller un pare brise dont la réalisation et la pose m'ont quelque peu fait transpirer!

    Les roues

    Après l'épreuve précédente, la réalisation des roues permet de retrouver une certaine sérénité. Pour une fois, je n'ai pas fait appel à ma mini perceuse pour les tourner. Leur mise en forme se fait directement par ponçage et la surface du pneu repassée en gris foncé (photo 15).  Par la suite, j'ai doté les pneumatiques d'un léger méplat pour simuler l'écrasement du pneu au sol (photo 15). Comme dit l'autre: "ça ne mange pas de pain". Alors....

    Le train est complété de ses jambes de force dont le revêtement (rep T2) a été préalablement "délaminé" pour être enroulé et collé sur la cap T1. Cette dernière sera ajusté en longueur avant de rejoindre son emplacement (photo 16). La pose de la béquille B n’appelle pas de commentaires particuliers.

    La mise en croix

    Il est temps pour les ailes de rejoindre le fuselage. Les ailes ne présentant pas de dièdre (extrados plat) et étant reliées au fuselage par de généreux mats (rep M2), elles sont directement collées par leur emplanture au fuselage, l'ensemble ailes / fuselage étant disposé à plat sur le dos. Une planchette, sommairement équipée de butées, fait office de bâti de montage (photo 17).

    L'habillage et la pose des différents mats et des amortisseurs du train (rep T4) demande un peu de patience (photo 18 et croquis page 2). Une fois le modèle dégagé de son bâti et remis dans une position plus académique (en ligne de vol), on pourra l'équiper de son empennage et de la  mature de ce dernier (croquis page 2). Ne pas oublier les guignols d'ailerons (rep 12).

    Le moteur

    Il s'agit d'un Gnome et Rhone 5Ba "Titan", pas facile à modéliser en particulier au niveau de son système d'échappement.

    J'avoue que le défi que représentait la représentation du moteur est pour quelque chose dans la modélisation du Farman 190. Le moins que l'on puisse dire est qu'il se remarque sur l'avion. De plus la présence d'un collecteur d'échappement annulaire ne simplifie pas les choses.

    Le maximum de ses éléments est réalisé en papier. Reste le tubulures coudées irréalisables en papier (du moins à cette échelle). Celles d'échappement (devant) sont simulées au mieux avec du fil de cuivre (récup. de bobinages de moteurs électriques). Par contre, seule l'amorce de celles d'admission, à l'arrière du moteur, n'est réalisée (photos 19 et 20). Reste leur liaison avec les cylindres à imaginer (fil à coudre de bon diamètre genre fil à gant?)

    Sans tomber dans l'autosatisfaction, je suis assez content du rendu visuel de l'ensemble. Il peut rejoindre la cloison pare feu S5 après interposition de l'habillage de cette dernière (rep14).

    Et pour se faire plaisir.....(liste non exhaustive)

    - La cabine a été équipée de différents accessoires comme l'extincteur rep 7 ou la boite batterie rep12 (voir croquis ci-dessus). On ne les vois pas, mais quelle satisfaction de savoir qu'ils y sont!

    - Les feux de position (ailes et dérive) sont en plastique étiré (la modélisation papier a ses limites).

    - Les câbles de commande sont en fil de bronze de 2/10 (méthode J. Maillière:http://www.criquetaero.fr/un-haubanage-realiste-a172355804  )

    - On peut rajouter sur le dessus du capot avant ce qui semble être un compas supplémentaire (papier)

    - Le venturi sur l'extrados de l'aile au centre du fuselage (je l'avais réalisé avec deux cure dents en bois collés par leurs pointes, mais celui-ci a été très rapidement épris de liberté à la première manipulation du modèle. J'ai accédé à ses désirs....

    Afin que les choses soient claires, et au risque de me répéter....

     Contrairement à une maquette plastique pour laquelle le soucis du réalisme peut être poussé à son paroxysme partout où le regard à envie de se poser (voir au travers d'appareils grossissants), la maquette papier se prête mal à un examen trop rapproché.

    Je m'explique:

    Plus l'échelle retenue est petite, plus les contraintes liées à la modélisation papier deviennent des obstacles. Dans un premier temps, difficiles à contourner, pour devenir, finalement, incontournables.

    L'impossibilité de la représentation à plat d'une surface sphérique constitue une parfaite illustration de mon propos. Voir projection de Mercator et consort pour la représentation de notre planète.

    Concernant les maquettes d'avions, seules des réalisations à l'échelle du 1/32 (échelle métrique "Reine" pour le papier) sont à même de soutenir la comparaison avec leur homologue plastique à l'échelle anglo-saxonne du 1/33 pour les maquettes plastique.

    Toute flagornerie mise à part, j'ai pris l'habitude, à l'occasion d'expos, de présenter une maquette papier au 1/33 (de bon niveau), et rares sont ceux capables d'identifier, à prime abord, le fait qu'elle soit en papier. Bien souvent, je suis obligé de montrer les planches dont elle est issue pour vaincre un certain scepticisme.

    Concernant l'échelle du 1/66 que j'ai retenue, une présentation à une cinquantaine de centimètres me semble être la bonne distance pour que la magie opère.

    De ce fait, il est inutile de trop s'appesantir sur la représentation de détails qui," in finé", seront peu ou pas accessibles au regard.....sauf pour se faire plaisir. 

    Téléchargement (downloading)

     Téléchargement des 5 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

     PLANCHE 1    PLANCHE 2    PLANCHE 3     PLANCHE 4    PLANCHE 5

    ou prochainement sur le site de mon ami Pierre:  

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Photos archives.

    Quelques rares photos de l'ALSA recueillies sur le net ou dans la presseICI

    Photos maquette.

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    Debriefing:

    Ce modèle fait partie de ceux qui m'ont demandé le plus de travail, particulièrement au niveau de la mise en forme des planches, alors que bien souvent la maquette est pratiquement terminée.

    Le Farman 190 et ses dérivés, ont bénéficié de livrées particulièrement attrayantes que je pense bien coucher un jour sur le papier. Je me devais donc d'en standardiser un minimum les planches de façon à pouvoir, sans trop de difficulté, en décliner d'autres versions.

    Des fois que (on ne sait jamais) certains soient tentés par l'aventure....

    Bons vols.

     

     

     

     

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  • DES MINI DIORAMAS POUR PRESENTER LES MAQUETTES

    Il y a longtemps que l'envie de réaliser de (minis) dioramas minimalistes pour présenter mes modèles, me trottait dans la tête. Si j'imaginais la partie décor relativement aisée à réaliser, il en était tout autrement des personnages, que je tenais absolument à réaliser en papier. 

    Et puis, dernièrement, mon ami Pascal qui sévit avec moi dans les expos, me communique le lien vers un site qui propose des personnages en papier au 1/64.

    https://paulestudios.com/juegos/index.php/en/product/63-v2-1-64-biker

    Aussitôt dit, aussitôt fait, je commande deux personnages. Leur structure est constituée d'un empilages de découpes en carton aux formes évolutives (découpe laser). L'habillage est fourni sous forme de planches prédécoupées en papier préimprimé que j'ai écartées d'emblée pour deux raisons: les habits sont ceux de bikers, incompatibles avec le look des années 30, et, d'autre part, la pose de l'habillage me semble pour le moins "aléatoire".

    J'ai préféré un habillage par la technique du "papier mâché" en utilisant de fines bandelettes de papier de soie collées à la colle à bois. Il est aisé de travailler ce revêtement tant qu'il est humide pour en uniformiser la surface et l'agrémenter de plis rendant plus réaliste l'ensemble.

    Cela m'a permis de mettre, en situation, le NC-2 Aquilon.

    .....et je pense que je ne vais pas en rester là......

    Adisias.

     

     


    1 commentaire
  • Nicolas Claude NC-2 AQUILON

    ll y a quatre ans, je vous proposais la maquette du Nicolas Claude Aquilon (maquette n°11).

    J'avais traité cette maquette à la mesure de mon niveau de compétence de l'époque dans la manipulation des logiciels de dessin et de mise en couleur dont je disposais (autrement dit, pas très élevé).

    Quelques maquettes plus tard, l'Aquilon méritait bien une petite remise à niveau, d'autant plus qu'à ma connaissance, cet avion à la formule originale et novatrice pour l'époque, n'est pas proposée sur le marché de la maquette plastique. 

    Un peu d'histoire

    1935: l'ingénieur Léon Claude concevait un appareil  de type "canard", sorte d'aile volante à fente dont l'ailette avant était conjuguée avec les ailerons de l'aile.

    Un an plus tard, il s'associe avec l'industriel Jean Nicolas, ancien pilote de chasse, pour réaliser l'appareil baptisé NC-2 Aquilon. La presse aéronautique de l'époque le voyait comme le prototype de l'avion populaire, car indécrochable.

    Le 5 avril 1936, l'Aquilon effectuait son premier vol aux mains de Jacques Lamblin, ancien pilote de chasse lui aussi. Le 22 mai, il volait d'Auxerre à Vincennes (145km) à la vitesse moyenne de 119 km/h.

    C'est sans doute le premier appareil à recevoir une immatriculation provisoire en FW réservée aux prototypes de construction amateur. Un an plus tard il totalisait plus de 30 heures de vol en 110 sorties.

    Tout en continuant la mise au point du NC-2, Léon Claude étudia un nouvel appareil, le NC-3. Il s'agissait d'un biplace d'une formule s'apparentant plus au  "sans queue" qu'au "canard", présentant deux ailettes fixées au bord d'attaque de l'aile à la manière de becs de sécurité.

    Une hélice de faible diamètre à pales multiples enfermée dans un anneau protecteur, associée à des ailes repliables verticalement (?) devait permettre une circulation autonome, sur route, de la machine.(Les Ailes n°846 sept.1937) LIRE

    L'histoire s’arrête là.  On peut supposer que les résultats obtenus avec le NC-2 n'étaient pas à la hauteur des espérances du concepteur et que la période troublée qui s’annonçait mit un terme aux études, pour le moins originales, de Léon Claude.

      Le Nicolas Claude NCII "Aquilon"

    L'appareil, de type canard, est une sorte d'aile volante à fente dont l'ailette avant est conjuguée différentiellement avec les ailerons arrières.

    Cette formule permet des vols aux grands angles d'attaque, une descente parachutale et une bonne maniabilité aux faibles régimes de vol.

    Le fuselage est entièrement en bois offrant deux places cote à cote. La structure des ailes, elle aussi en bois est entoilée. A l'origine, l'extrémité des ailes était prévue repliables, solution abandonnée semble t'il au vu des photos que nous avons pu réunir (Les Ailes  n°764 fev.1936) LIRE.

    Le manche à balai, en forme de T, est positionné entre les deux occupants. En tangage (d'avant en arrière) il commande, à la fois, le plan avant et les gouvernes de profondeur en opposition. Le manche ne s'incline pas sur le coté mais sa rotation commande les gouvernes, utilisées comme ailerons, et le gouvernail de direction. Il n'y avait donc pas de palonnier. L'auteur de l'article du Fana évoque une photo de l'avion en vol où le pilote semble être assis au milieu, alors que toutes les photos au sol montre le pilote assis en place gauche. Il ne devait pas être aisé d'agir sur le manche en "T" sans être dans l'axe!

    La roue avant est suspendue mais non directrice, de même que les roulettes arrière non amorties. Le roulage au sol ne devait pas être des plus aisés.

      Documentation:

    Le Fana de l'Aviation n°497 d'avril 2011: "Un caneton amateur".

    En dehors des deux articles parus dans Les Ailes et évoqués ci-dessus, l'Aquilon a été évoqué dans L'Aéronautique (juillet 1937) VOIR et Aviation Magazine (date?) VOIR

      La maquette:

    Celle-ci a été dessinée à partir du plan 3 vues figurant dans l'article du Fana de l'Aviation et des quelques photos disponibles.

    Les planches sont issues de la première maquette mais entièrement revisitées pour les ramener à ce que je considère maintenant comme mon standard de présentation.

    Ce standard tient compte, au mieux, des remarques qui m'ont été faites tout en limitant le temps consacré à l'élaboration des planches, étape plaisante, mais particulièrement dévoreuse de temps.

    Sur les photos en noir et blanc, le NC-2 Aquilon apparait de couleur clair.J'ai opté pour une peinture aluminium relativement courante à l'époque. Il est fort probable que L'immatriculation FW-005 ainsi que les autre marquages aient été peints en noires ce qui parait plausible pour un prototype.

    Enfin, je n'ai pu résister au plaisir de "pinailler" un peu cette maquette (ceintures sur le siège, articulation des ailerons et du volet de direction, tube pitot etc)

    Le montage:

     Il s'apparente à celui de tout mes autres modèles, à savoir une structure rigide en carton sur laquelle vient se coller, où s'appuyer, le revêtement en papier. Pour ceux peu familiarisés avec ma méthode de construction, quelques photos prises lors du montage de cette maquette  sont accessibles ICI .

    La structure:

    Son assemblage ne pose pas de difficulté particulière. La vue en perspective de la planche 2 devrait suffire. Les encoches qui recevront les longerons d'aile sont à ajuster avant montage de cette structure à l'aide (par exemple) d'une lime en carton de manucure. Son épaisseur correspond parfaitement à la largeur que doivent avoir les encoches (si l'on a pris soin d'utiliser du carton de 1mm comme préconisé) (photo 1)

    Il convient d'aménager le poste de pilotage lors de cette phase du montage. Pas ou peu de documentation concernant cet élément. Sur une des photos on devine un alignement de cadrans en position plutôt basse sur toute la largeur de l'habitacle. Ils ont reçu une goutte de Crystal clear pour leur donner un peu de brillance (photo 2) Sur ce genre de prototype, le siège était des plus rudimentaires, généralement constitué d'une assise en contre plaqué, un couple du fuselage servant de dossier. J'y ai fait figurer des coussins, accessoires indispensables pour assurer un minimum de confort, particulièrement en air turbulent. Figurent aussi les indispensables ceintures (photo 3) Enfin, le fameux manche en T prend place devant et au milieu de la banquette/siège. C'est le minimum plausible que l'on puisse faire figurer dans cet habitacle.

    Avant de passer à l'habillage de cette structure, il faudra profiler délicatement le nez en y présentant le plastron réalisé à ce stade. On pourra alors procéder au montage à blanc des longerons sur la structure et admirer notre œuvre (photos 4a et 4b).

    Le recouvrement du fuselage:

    Une rainure transversale de 0.5mm X 0.5mm sera réalisée juste en arrière de l'emplacement du longeron de l'aile principale. Le train, préalablement formé en cap 5/10 y sera collé. les vues de profil de la page 1/3 nous donnent une indication concernant l'angle des jambes par rapport au fond du fuselage. La rainure sera comblée à la colle cyano puis poncée (photo 5).

    Comme pour toute maquette en papier, une mise en forme préalable des éléments est incontournable. Les plis sont marqués et les surfaces pré-galbées si nécessaire (photo 6). Le collage sur la structure n'est plus qu'une simple formalité (photos 7a et 7b) en se référant à la position des encoches des longerons.

    La partie arrière du revêtement supérieur sera collée à la nervure centrale (photo 8), le revêtement inférieur posé après avoir été préformé (photo 9) et l'arrière arrondi du fuselage mis en forme (photo 10) avant de procéder à la mise en place du revêtement supérieur avant.

    Le train d'atterrissage:

    La réalisation des roues ne pose pas de difficulté particulière. Le pneumatique sera repeint en gris foncé. Comme déjà dit, je ne m'autorise un apport de couleur uniquement que sur le champ des pièces où le carton brut apparait, soit suite à une découpe ou un ponçage de mise en forme ou d'ajustement (photo 11).

    A ce stade il est possible de terminer le train d'atterrissage en posant les deux renforts obliques sur le train principal et la fourche du train avant. Le train pourra être peint en noir comme le suggèrent les photos d'époque (photo 12).

    Le plastron 

    Il pourra être simplement mis en forme et collé sur le couple avant. A moins que...

    Dans la réalité, les plastrons moteur sont généralement chaudronnés ce qui leur donne leur forme si agréable à l’œil. Impossible de reproduire cette forme galbée à partir de papier et ce d'autant plus que l'échelle est petite. Nous ne pouvons tout au plus que l'approcher ou la suggérer. L'idée est de travailler un minimum le plastron par l'intérieur avec un embossoir. Pour ce, il convient de renforcer l'élément par l'intérieur. Je bouche le trou central avec une rondelle de carton et je renforce le collage vertical par une bandelette de papier de soie. Une fois bien sec, on peut jouer de l'embossoir pour lui donner un certain galbe (tout est relatif). Inconvénient: le papier va être étiré et il sera nécessaire de rectifier le contour du plastron pour qu'il plaque bien sur le couple avant. (photo 13)

    Le résultat est peu probant sur un plastron comme celui de l'Aquilon. Il est beaucoup plus plaisant sur des capots circulaires comme par exemple le capot d'un Nieuport 17 (photo 14).

    Ailes et dérive

    Pour la dérive, les deux faces sont réunies par un très fin filet de colle déposé à la périphérie.  Le volume est donné à l'aide d'une "brussel" glissée entre les deux faces (photo 15). L'étambot sera ensuite glissé et collé à l'intérieur.

    Pour les ailes on les replie sur elles mêmes, sans marquer le bord d'attaque, puis on les ferme par un très fin filet de colle déposé le long des bords de fuite. Une fois sec, on modèle entre les doigts chaque demi ailes, puis on les glisse et immobilise sur les longerons pas quelques points de colle (photos 16a et 16b).

    L'hélice et le pare brise

    La confection de l'hélice comme sa mise en place ne présentent pas de difficultés particulières, juste un peu de soin. Attention au sens de rotation. Une goutte de colle blanche un peu épaisse simulera le petit cône qui recevra une touche de couleur blanche. Le pare brise peut être tiré d'une chute de rhodoïd fin (photo 17).

    Et pour aller plus loin..... 

    On peut terminer par la pose des guignols du volet de dérive et des câbles de commande correspondants réalisés en fil de laiton de 2/10 (photo 18). Il serait plus réaliste d'utiliser du fil de 1/10, mais, par expérience, on ne le voit plus une fois en place.

    Les articulations des volets type junkers prennent place à l'intrados des ailes. Aucun document ne permet d'en déterminer le nombre et leur position. Trois par demi aile et la disposition retenue me semblent plausibles (photo 19).

    Restera à mettre le place le tube pitôt à l'extrados de l'aile droite. Je l'ai réalisé à partir d'une aiguille à insuline. Et oui, un tube pitôt, comme son nom l'indique, est creux. Il faut reconnaitre que c'est vraiment pour me faire plaisir, sachant qu'à cette échelle cet élément est particulièrement difficile à reproduire!

    A propos du capot moteur: d'après les quelques photos dont nous disposons, on peut supposer que celui-ci a gardé sa couleur alu naturel. Cette teinte est impossible à reproduire avec une impression jet d'encre classique. Seule une impression sérigraphique, semble t'il, le permettrait, mais avec quels moyens et à quel prix!

    L'intérêt d'une "vrai" maquette papier réside dans le fait que la texture appliquée n'est pas un aplat. Toutes les teintes doivent sortir à l'impression des planches. Je m'interdis donc tout ajout de peinture. Cela ne m'a pas empêché de faire des essais et prendre l'avis de maquettistes plastiques que je remercie au passage.

    J'ai essayé aussi, avec plus ou moins de bonheur, quelques vernis incolores brillants. J'ai retenu celui de la gamme Créalia (distribué par Cultura, pub gratuite). Si l'on prend soin de protéger initialement les planches d'un voile de fixatif en bombe (même distributeur), ce vernis ne fait pas baver ni ternir la couleur d'impression. Sans pour autant évoquer la couleur alu naturel, il donne une touche brillante que je trouve plutôt sympathique. De là à en badigeonner la surface totale d'une avion.....

    Téléchargement (Downloading):

    Téléchargement des 3 planches (dont 1 recto/verso) au format A4, 2Mo environ la planche.

    PLANCHE 1         PLANCHE 2       PLANCHE 3

     ou bientôt sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Photos archives.

    Toutes les photos que j'ai pu réunir sur l'Aquilon. ICI

    Quelques photos de la maquette.

    Nicolas Claude NC-2 AQUILON Nicolas Claude NC-2 AQUILON Nicolas Claude NC-2 AQUILON

     

                                          Nicolas Claude NC-2 AQUILON Nicolas Claude NC-2 AQUILON

     

    Debriefing

    Il n'est plus dans mes habitudes de détailler autant le montage d'une de mes maquettes, celles ci s'adressant plutôt à des modélistes déjà rompus à ce genre d'exercice.

    Toutefois, si de part son originalité et sa réalisation aisée, cette maquette pouvait tenter quelques modélistes plastique amateurs d'avions originaux français .....

    ......après traitement des planches de la maquette à la sauce "jivaro" pour les ramener à l'échelle plus conventionnelle du 1/72 bien sûr....

    Bons vols.

     

     

     

      


    1 commentaire
  • .....ou comment la marine ancienne vient au secours des avions en papier!

     

    HAUBANAGE

                                                                         Un exemple de  haubanage bien fourni  (Caudron C128)

    Réaliser un haubanage réaliste sur une maquette d'avion en papier a toujours été pour moi un casse tête, du moins jusqu'à ce que je fasse la connaissance, à l'exposition de Tarbes, de Jacques Maillière, maquettiste de talent, spécialiste de la marine ancienne (http://modelisme.arsenal.free.fr/jacquesmailliere/fichefleuron.html). Un artiste.

    Le problème:

    Indépendamment du manque (relatif) de rigidité d'une maquette en papier, la sensibilité de ce matériau à l'hygrométrie m'a fait écarté tout ce qui est fil souple ( nylon, crin ou autre) pour la réalisation du haubanage de mes maquettes d'avions au 1/66.

    A mon sens, la seule solution passait par l'utilisation de fils rigides  contribuant à  garantir la stabilité de forme de la maquette.

    En aviation grandeur, le diamètre minimum des câbles utilisés est de l'ordre de 3mm (câbles de commandes des gouvernes sur avion léger par exemple) soit un diamètre de 1/10 mm à l'échelle du 1/66.

    Diamètre 1/10

    On trouve de la cap de 1/10 dans le commerce. Elle est livrée en bobine et conserve un" joli galbe" lorsqu'on la libère de son bobineau. Quant à la redresser : c'est pratiquement mission impossible.

    En supposant quand même que vous y parveniez..... elle devient quasi invisible une fois posée sur la maquette et n'apporte rien, mis à part une bonne dose d'autosatisfaction.

    Par expérience, il ne faut pas descendre en dessous d'un diamètre de 2/10 qui donne un bon rendu visuel au 1/66 , même si ce diamètre, dans certains cas, est un peu fort pour l'échelle.

    Diamètre 2/10

    Comme le font les maquettistes plastique, il y a possibilité d'obtenir des fils de tout diamètres par étirement d'une tige plastique au dessus d'une flamme. Généralement on utilise le plastique des grappes de moulage d'une maquette, une fois les pièces de la maquette détachées (bien sur). L'opération, aisée en apparence, demande un minimum d'entrainement. Avantage: le plastique peut aisément être peint de la couleur souhaitée. 

    Une autre solution concernant les petites longueurs: les aiguilles acier d'entomologistes. Elles sont de couleur noire et leur longueur utile est de 35mm. Ne présentant aucun risque de flambage, elles contribueront à la rigidité de votre maquette et pourront aussi éventuellement être peintes. Mais quelle solution pour les longueurs supérieures à 35mm?

    Il y a donc la solution que m'a indiquée Jacques Maillière et qu'il a mise en œuvre pour le montage de certaines de mes maquettes. Et oui, Jacques a été séduit par l'originalité de mes modèles et n'a pu  résister au plaisir de s'y essayer....avec brio, mais ceci est une autre histoire.

    Le haubanage est réalisé en fil de bronze (alliage de cuivre et d'étain) que l'on peut se procurer en bobines de 250g (950m.....il y a de quoi faire!)

                 HAUBANAGE    HAUBANAGE  

                               Léger dépolissage au papier abrasif 400                                        Recuit du fil de bronze sous légère tension                        

    La première opération consistera à le redresser. Pour ce, après avoir fait coulisser le fil entre deux feuilles de papier de verre très fin (400 par exemple) pour en nettoyer la surface, on le recuit en le chauffant tout en le maintenant légèrement tendu. Pour ma part, j'en saisi les extrémités avec de petites pinces et tout en maintenant une certaine tension je le fais circuler (un aller suffit) au dessus de la flamme d'une bougie. Attention à la vitesse de déplacement car, si trop lente....le fil fond!

                 HAUBANAGE                         HAUBANAGE 

                         Chiffon doux pour enlever le noir de fumée (bougie)                  Patine  par bain de Tourmaline et essuyage final

    Après avoir débarrassé le fil de la suie déposée par la bougie à l'aide d'un chiffon ou un bout de papier essuie-tout, le fil est trempé dans un bain de tourmaline. Une dizaine de secondes suffisent pour le patiner et lui faire prendre une couleur acier (dite canon de fusil par les antiquaires). J'ai utilisé la tourmaline pure, mais rien n' empêche de la diluer à l'eau par soucis d'économie. Il faudra juste ajuster le temps de trempage.

    L'utilisation du fil de bronze présente un autre avantage non négligeable. Il se soude facilement à l'étain, ce que ne permet pas le fil d'acier.

    Diamètre 3/10

    On peut se procurer assez facilement de la corde à piano (cap) de ce diamètre (et au dessus) dans les magasins de modèles réduits. On peut y trouve aussi du fil de cuivre ou de bronze en petit diamètre (3/10 minimum) . Ces matériaux ont l'avantage d’être proposés en tiges de 1m bien rectilignes (du moins les choisir telles quel!)

    Pose du haubanage (tous diamètres)

    Chaque fois que possible, je marque les points d'encrage des haubans sur le papier par une petite empreinte faite avec la pointe d'un foret de diamètre légèrement supérieur à celui du hauban à poser (3/10 pour un hauban de 2/10).

    HAUBANAGE

                                    Outillage: compas à pointes sèches, cutter pour couper le fil de bronze (et pierre d'affutage), aiguille, colle.

    La longueur du hauban est déterminée avec un compas à pointes sèches. Le fil de bronze est coupé à l'aide d'un cutter sur une surface dure pour avoir une coupe bien nette, puis ajusté en longueur. Inconvénient : la nécessité de redresser le fil de la lame du cutter  régulièrement à la pierre à aiguiser pour lui conserver son tranchant. Le collage se fait par de micro gouttes de colle à bois déposées au préalable dans les empreintes à l'aide d'une aiguille (par exemple). Une fois le hauban posé, de la pointe de l'aiguille, on "travaille" la micro goutte de colle de façon à lui faire épouser le pied du hauban. Tout cela se fait à la loupe, bien sûr, mais est plus difficile à expliquer qu'à faire. Pour cette opération j'utilise de la Tamiya Craft Bond (pub gratuite) dont la viscosité s'apparente à celle du yogourt. Cette colle me sert aussi à coller les verrières en rhodoïd et ne laisse aucune trace après séchage, contrairement à la cyano qui laisse une tache brillante. Bien sûr on peut utiliser de la colle à bois classique, reste à lui donner la bonne viscosité: ni trop liquide, ni trop pâteuse.

    Fournisseurs pour le bronze et la tourmaline

    Ci dessous, toute pub mise à part, les fournisseurs indiqués par Jacques auprès de qui je me suis procuré le bronze et la tourmaline. Le bronze vous reviendra à une vingtaine d'euros et à peu près autant pour la tourmaline. Attention aux minimas de commande et aux frais de port qui auront vite fait de grever la facture, si vous optez pour une livraison à domicile.

    Pour la tourmaline:

    LAVERDURE & FILS

    58 rue traversière 75012 Paris

    laverdure@laverdure.fr     www.laverdure.fr

    Pour le fil de bronze:

    WEBER METAUX

    34 rue Maurice Gunsbourg 94200 Ivry sur seine

    Epilogue

    J'ai réalisé l'intégralité du haubanage, particulièrement complexe, du Caudron C128 en appliquant cette méthode. Certes, la réalisation d'un tel haubanage nécessite un certain temps, mais avec un peu de méthode, on en vient facilement à bout.

    Et concernant la méthode en particulier, selon l'expression consacrée:    "l'essayer c'est l'adopter".

    Bons vols.

     

     


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