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    Modèle HALINSKI au 1/33

    Le modèle proposé est un MORANE SAULNIER MS406C1 ayant été piloté par Stanislas Chalupa qui obtint 3 victoires à son bord durant la campagne de France en 1940.

    Ce modèle, bien détaillé (pour preuve, entre autres, le nombre de pièces qui composent le collimateur), n’est pas destiné à des débutants et demande une bonne dose de soin et de  persévérance pour mener sa construction à terme.

    Il demande aussi d’être familiarisé avec certains tours de mains propres à la pratique de cette forme de modélisme. Indépendamment de les signaler au fur et à mesure de la construction, j’en ferai un bref rappel en fin de présentation. 

    J’ai eu une information comme quoi, dans les concours de maquettes papier, comme il en existe chez nos voisins, les modèles sont répartis en deux grandes catégories : ceux assemblés de manière strictement conforme au modèle proposé, et ceux ou tout est permis comme améliorations.

    Ce modèle est suffisamment détaillé pour que je vous propose un montage dans la première catégorie c'est-à-dire (from the box), si je peux me permettre cet anglicisme !

    La notice de montage



    Une présentation du modèle et une courte notice de montage (mais suffisante pour un modéliste confirmé) sont fournies avec le modèle
    , en polonais et en anglais. La présence de tels documents bilingues est à souligner car encore relativement exceptionnelle  pour des modèles d’origine outre Rhin. Elle rappelle les significations des différents symboles utilisés, les points critiques et donne une équivalence (indicative) des couleurs dans la gamme de peinture HUMBROL. Cela ne dispense en aucun cas d’étudier les planches attentivement avant le premier coup de cutter. Les dessins en 3d fournis avec la notice sont suffisamment explicites pour nous faciliter cette démarche.

     Je n’ai pas suivi à la lettre l’ordre de montage préconisé ayant pour habitude d’assembler tous les sous-ensembles en premier (hélice, poste de pilotage, volets de dérive, trains d’atterrissage etc.)

    Je trouve cette méthode particulièrement appropriée aux montages de « longue haleine », en gardant pour la fin, ce que je considère comme le meilleur, c'est-à-dire le moment ou il faut réunir tous les composants.

    A propos des épaisseurs des renforts préconisés

    HALINSKI, préconise l’emploi de 4 types de renforts :

    ** carton 1mm

    *carton 0.5mm

    + bristol

    ++ bristol épais

     

    Attention, les assemblages d’un tel modèle sont calculés « pilepoil ». Le dessin de chaque composant est dessiné avec une précision diabolique (merci l’informatique). Les épaisseurs de carton sont donc à respecter scrupuleusement si l’on ne veut pas avoir de (mauvaises) surprises en fin de montage

    Mes premiers cartonnages provenaient de récupérations diverses et variées.  Or, on s’aperçoit d’une grande disparité d’un cartonnage à l’autre  en matière de constitution et d’épaisseur. L’utilisation d’une telle source d’approvisionnement n’est pas à écarter mais à réserver pour des modèles simples.

    Pour ma part, je n’utilise plus que du carton 1mm que je me procure dans les boutiques de loisirs créatifs. Il se présente sous la forme de feuilles de format  800 x500 utilisées pour les encadrements. Les deux faces sont blanches légèrement glacées.

    Je n’ai pas trouvé de 0.5mm dans ce type de cartonnage mais, par chance, j’ai récupéré un lot de calendriers (format PTT) qui présente exactement les mêmes caractéristiques. Ceci dit on doit pouvoir en trouver auprès d’un imprimeur un tant soit peu sensible à notre discipline !

    Pour le bristol, cela concerne en général le renfort de petites pièces. J’utilise du carton style « cartes de visite » en simple ou double épaisseur suivant besoin.

    Petites remarques concernant le carton 1mm utilisé. Son emploi présente plusieurs avantages :

    -         Possibilité de poncer finement les chants avec un état de surface digne d’un morceau de plastique (tiens donc !).

    -         La face glacée ne boit pas la colle si bien qu’une faible quantité suffit évitant tout gondolement.

     

    Le poste de pilotage

    Je commence toujours par cette partie.  J’éprouve un plaisir tout particulier à l’assembler. Ma satisfaction est directement proportionnelle à son niveau de détail. En guise d’apéro, je vous propose de commencer part la réalisation du collimateur qui vous donnera une idée du niveau de détails de ce modèle et de ce qui vous attend pour la suite.

    Mignon non ? Penser à passer tous les chants (ceci est valable pour toutes les pièces que vous allez ètre amenés à découper) au feutre gris clair. Les plus doués en matière de mélange de couleurs pourront le faire à la gouache. Le collimateur sera mis de coté et mis en place tout à fait à la fin.


    Maintenant que vous avez une idée de ce qui vous attend, on peut attaquer l’assemblage du siège. D’abord la partie intérieure que l’on viendra recouvrir de la partie extérieure. Ne pas essayer de contre coller les deux ensembles et de mettre en forme ensuite le siège. Vous n’arriverez pas à obtenir des angles bien nets. 2 fois 2/10 d’épaisseur de papier, c’est dur à plier à angle droit ! Le siège sera équipé de son harnais et l’on réalisera tous les détails de son environnement que l’on mettra de coté, dans une boite, pour plus tard.

    Les tableaux des instruments sont proposés à deux niveaux de finition. Un premier niveau en montant les planches telles que représentée, et un deuxième niveau qui consiste à évider l’emplacement des instruments et à intercaler une feuille de rhodoïd entre les planches extrudées et d’autres ou seuls figurent les instruments. Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliquer ? J’ai opté bien entendu pour la deuxième proposition avec une petite variante en remplaçant la feuille de rhodoïd par du CRYSTAL CLEAR en fin de montage.

    L’emplacement des instruments sera ajouré à l’aide d’emportes pièces, seul moyen de réaliser des petits trous bien ronds.

    En ce qui concerne les différentes parties métalliques (palonnier, manche etc.) je préfère utiliser le fil de cuivre à la place de la traditionnelle cap. Les avantages sont nombreux :

    -         Facile à trouver dans différents diamètres (récup. de bobinages de moteurs électriques)

    -         Facile à mettre en forme (pas d’effet ressort)

    -         Facile à souder à l’étain

    Je les prépare donc à l’avance. Une fois peintes en gris (HUMBROL  120) elles sont mises de coté. Le haut du manche sera peint en noir pour simuler la poignée elle-même surmontée d’une pointe de rouge pour le bouton de mise à feu.


    Ces sous ensembles réalisés
    , nous allons pouvoir assembler l’ossature du poste de pilotage sur laquelle tout ce petit monde sera greffé ultérieurement. Dès maintenant devra être fait le choix d’une représentation des facettes des flancs du fuselage en trompe l’œil ou non. Tous les éléments permettant la réalisation de cette dernière version sont identifiés par une version « ‘ » des éléments.

    Les différentes parties sont contrecollées sur du carton 1mm. Elles sont ensuite évidées (symbole : petite paire de ciseaux) et détourées en veillant particulièrement à éliminer toute trace du trait noir du contour. Je le répète, les dessins des pièces sont d’une précision diabolique et il n’y a pas de « gras » à la fin des assemblages. Une fois l’ossature assemblée, les différents équipements du poste de pilotage pourront être positionnés, les structures latérales étant mises en place en dernier.

    A noter que pour donner un peu plus de vie à mes modèles, dans la mesure du possible, je représente toujours la dérive braquée et la profondeur légèrement à piquer. Dans ce cas, il conviendra de positionner en conséquence le manche et le palonnier.

    Nous pourrons ensuite habiller notre habitacle de son revêtement intérieur puis extérieur. Si besoin, retoucher les couples de façon à avoir un recouvrement le plus précis possible. Ce sera au tour de la partie fixe de la verrière. La réalisation des verrières est ce que je considère comme le plus délicate à réaliser.

    Il convient d’évider, dans un premier temps, les parties devant ètre vitrées puis de colorier leurs chants. On découpera ensuite la verrière. A noter que les habillages intérieurs sont moins larges que les extérieurs du fait de la courbure finale des pièces ! Cela donne une idée du niveau de conception de cette maquette ! il faudra donc préformer le rhodoid à l’eau chaude. Utiliser du rhodoid le plus fin possible. On en trouve de 2/100 qui est parfait.


    On y rapportera les habillages extérieurs et intérieurs. Collage à la cyano. Pour ma part j’utilise de POLLY ZAP qui a l’avantage de ne pas dépolir les parties transparentes mais à comme inconvénient d’ètre absorbée par le papier, et donc de ne plus coller, si l’on traine trop. Une autre solution est d’utiliser de la cyano gel en très faible quantités. De toutes les façons ne pas essayer de tout faire d’un seul coup. Procéder par étapes, du centre vers les extérieurs.

     

    L’hélice

     














    L’ame des pales sera réalisé comme indiqué par du papier roulé sur de la cap. Les pales seront collées sur cette âme et profilées. Après réalisation du cone elles seront collées sur ce dernier en leur donnant un léger angle d’attaque. A noter que l’hélice tourne en sens horaire observée depuis le poste de pilotage. Les faces rayées de jaune sont placées à l’arrière.

    A noter qu’il est possible de rendre cette hélice mobile. J’y ai renoncé. Tout d’abord je n’ai pas bien compris le système (il faut dire que je n’ai pas trop cherché), d’autre part, nos maquettes ne sont pas des jouets et une hélice mobile immanquablement prendra du jeu et terminera collée.  Autant le faire de suite.

     

    La partie arrière du fuselage



    On en assemblera l’ossature et la partie fixe de la dérive qui seront collés à l’arrière du poste de pilotage puis habillés des différents panneaux de recouvrement que l’on préformera en les roulant sur une surface souple. Pour ma part je les roule avec une cap de diamètre adéquat sur le dos en mousse d’un tapis de souris d’ordinateur. Attention à bien veiller à la perpandicularité de l’étambot par rapport au restant de la structure.


    On terminera par la mise en place des charnières et la réalisation du volet de dérive qui sera positionné avec un braquage en adéquation avec la position du palonnier choisie. En guise de détente on pourra réaliser le patin de queue qui sera mis de coté.

    La partie ventrale

    Pas de difficulté particulière. Comme pour la partie arrière il convient de préformer les panneaux avant de les mettre en place. L’opération s’en trouvera d’autant simplifiée.

    Le train d’atterrissage



    On commencera par la réalisation des roues dont la méthode utilisée est détaillée en fin d’article : empilage des rondelles constituant le pneu sur un tige filetée de faible diamètre, montage de l’ensemble sur une mini-perceuse et mise en forme au papier de verre. Rattrapage du diamètre de l’axe du train par une petite bague
    . Un plat sera réalisé sur chaque pneu pour simuler son écrasement au sol. Les pneus seront peints en gris foncé mat. On réalisera et on mettra en place les flasques intérieures et les jantes extérieures.

    Les jambes de train sont en cap 10/10 sur lesquelles sont roulées un habillage. Cet habillage est à « délaminer » avant de le rouler sur les jantes le papier étant trop épais pour être correctement roulé sur les jambes. La façon de procéder à ce « délaminage » est décrite en fin d’article.

    On réalisera les compas de train et toutes les autres pièces relatives au train d’atterrissage et on les mettra de coté.

    L’aile


    On assemblera l’ossature de l’aile. La partie intrados centrale y sera rapportée.

    On mettra en forme les logements des roues et on les y collera. On terminera d’installer l’habillage des logements des jambes de train avant de coller la partie extrados de ce revêtement.


    On pourra équiper notre aile des revêtements d’extrémité et saumon sans oublier le phare d’atterrissage et sa vitre en rhodoïd.


    Les ailerons seront réalisés et collés en place en continuité du profil de l’aile après mise en place des charnières. On pourrait leur donner un angle de braquage mais je l’ai rarement remarqué sur un avion au sol. L’aile pourra ètre ajustée et collée au fuselage en veillant à la parfaite géométrie de l’ensemble
    . Les karmans seront réalisés une fois la partie avant greffée et terminée.

     

    Partie avant du fuselage


    On assemblera l’ossature  et l’on devra choisir entre une version simplifiée du radiateur frontal ou une version plus élaborée pour laquelle toutes les ailettes sont à mettre en place une à une.
    La réalisation de cette dernière option ne présente pas de difficulté particulière. Il suffira d’intercaler au collage des languettes de la même épaisseur que les ailettes entre ces dernières pour maintenir l’écartement.


    Une fois réalisé, ce radiateur sera mis en place sur la structure ainsi que le plastron de l’hélice et l’habillage de l’emplacement des futures pipes d’échappement.


    Cette partie avant sera greffée sur le restant du fuselage. On pourra ensuite procéder à son habillage en commençant par les plaques latérales situées au niveau des échappements.

    On procédera de l’arrière vers l’avant avec autant de montages à blanc que nécessaires pour s’assurer du bon ajustement des carrénages situés à l’extrémité du nez.


    Ne pas oublier les petites écopes qu’il faut fixer au verso des carénages avant leur mise en place.

    Le radiateur ventral


    Après l’épreuve précédente, la réalisation de ce radiateur sera une récréation car ne présentant aucune difficulté particulière pour sa réalisation.

    Plan fixe arrière



    Il est de structure identique à la dérive

     Et pour finir…

     

    C’est le moment que je préfère, celui de l’assemblage final,  ou l’on rapporte sur la structure tous les sous ensembles préalablement montés.

    On pourra mettre successivement en place :

    -          l’ensemble train d’atterrissage en se référant au plan trois vues fourni pour les différents calages.

    -         Le radiateur ventral et ses tringleries de commande. J’ai choisi de le représenter en position sortie ce qui est peu ètre anachronique sa position au sol devant ètre plutôt rentré.

    -         Les tubulures d’échappement.
    Je vous en présente la mise en forme pas à pas car je considère que c'est impératif de posséder cette technique si l'on veut se lancer dans des maquettes un minimum élaborées.

    Le papier est roulé sur une cap du diamètre adéquat et collé bord à bord. Le tube ainsi formé est tronçonné à la lame de rasoir. Les tubulures sont légèrement ovalisée et collées une à une à leur emplacement.

    -         Le collimateur dont le viseur a été photocopié sur une feuille de transparent pour rétro projecteur puis découpé.

    -         Le tube de pitot roulé sur une cap après avoir désépaissi le papier.

    -         Les canons et leurs carénages.

    -         Les antennes dorsale et ventrale (cette dernière en position repliée, l’avion étant au sol).

    -         Et pour finir l’hélice.

     

    Vues de détail

     

    Quelques vues de détail vous permettant d’apprécier le niveau de détail de cette maquette.

     


    Bons vols !


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  • Il aremplacé le DEWOITINE D1 C1 et est une version navalisée du WIBAULT 7.Equipé de 2 mitrailleuses de capot Vickers de 7.7, 24 exemplaires furent mis en service de 1932 à 1938.

    Il est équipé d’un moteur GNOME et RHONE 9 Ad de 420cv.

     

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    Vous avez déjà assemblé, avec soin des maquettes en papier simples et vous êtes satisfait du résultat obtenu ? Vous aimez les avions et rêvez maintenant de vous attaquer un jour à une maquette hyper détaillée qui vous demandera une quantité non négligeable d’heures de patience pour en venir à bout?

     

    Ca y est. Vous avez attrapé le virus des maquettes papier.

    Mais avant de vous lancer à corps perdu dans le montage d’une telle maquette qui laissera votre entourage béat d’admiration (si, si !), je vous propose le montage d’une maquette de niveau de difficulté intermédiaire qui permettra de passer en revue quelques astuces qui vous aideront dans le montage de votre futur projet.

     

    J’ai jeté mon dévolu sur le WIBAULT 74 C1 de MAREK qui présente plusieurs avantages :

     

    -          Il est à l’échelle du 1/33, échelle dans laquelle se situent les modèles les plus détaillés.

    -          C’est un avion français (cela ne gâche rien) et de plus haut en couleur.

    -          Il regroupe les difficultés classiques : la réalisation d’un moteur apparent, un capot bombé, des gouvernes séparées, une aile surélevée avec des mats, des roues etc.

    -          Il est proposé sur fichier pdf ce qui permettra l’impression des planches autant de fois que nous le souhaiterons sans perte de qualité et dans des grammages de papier adapté.

    -          Le nombre de pièces est limité et comme vous le verrez nous en limiterons encore plus le nombre sans nuire au résultat final.

    -          J’ai déjà assemblé le BLOCH 152 du même créateur et le WIBAULT est conçu de la même façon. Je sais donc où je « met les pieds » ou plutôt « le cutter » !

     

     

    IMPRESSION DES PLANCHES

     

    Celles qui comportent les pièces sont imprimées sur du papier 160g ( DCP de CLAIREFONTAINE pub gratuite). Il est, peut être, un peu plus cher que les autres mais c’est un papier de qualité.

     

    Les planches qui ne comportent pas de pièces sont imprimées sur du papier photocopie 80g.

     

    Certaines planches de pièces pourront être réimprimées sur un papier de ce grammage (papier de qualité la aussi) et je vous le suggérerai au fur et à mesure que nous avancerons dans le montage.

     

     A mon habitude, je réalise en premier tout les sous ensembles (hélice, train, habitacle…) avant de m’attaquer aux éléments principaux que sont le fuselage et les ailes.

    Cela entretient la motivation, d’autant plus que les modèles sont complexes et que le montage va durer un certain temps.

     

    LE POSTE DE PILOTAGE

     

    Aucune indication quand au diamètre des cap à utiliser.

     

    Couples. Ils devront être détourés en éliminant la totalité du trait de leur contour. Si vous allez un peu au delà, ce n’est pas grave. Il vaut mieux avoir un peu de jeu lors de la mise en place du revêtement.

    Ne pas se fier à la vue éclatée page 6. La structure latérale 15 est représentée inversée. Le renfort oblique est à orienter dans le même sens que 14.

     

    Siège : cap 5/10 pour la structure du dossier. Les boucles du harnais ont été ajourées.

     

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    Manche : cap 10/10. Si vous respectez la longueur indiquée page 5, il ne passera pas sous le tableau de bord

     

    Tableau de bord : les cotés sont à rabattre sur la structure latérale. La partie basse du tableau est, à mon avis, le support de compas et, de ce fait, doit être rabattue horizontalement, ce qui permet le débattement du manche, sinon le manche est trop long et ne peux pas passer sous le tableau de bord. Je n’ai pas trouvé de documentation infirmant ou confirmant cette hypothèse.

    Tous les cadrans ont reçu une goutte de KRISTAL CLEAR (à défaut de colle à bois blanche) qui leur donne une certain bombé brillant.

    Le tableau de bord est à mettre en place après collage du cadre C sur le plancher.

     

    Palonnier : cap 10/10 mise en forme.

     

    Roue de trim: Le positionnement du repère 14a, que je suppose être la roue du trim pose problème. Si l’on se réfère à la vue éclatée page 6, il semble se positionner au bout d’une excroissance de la structure latérale. Par contre, son emplacement est matérialisé sur la structure 14 beaucoup plus en avant. Dans le doute, j’ai respecté cette dernière position.

     

    Retouche peinture : gris acrylique LC18 de LIFECOLOR. Un » poil » clair quand même.

     

    Réalisme : A mon habitude, j’ai positionné le manche « à piquer » et le palonnier orienté d’un coté ce qui obligera à mettre les gouvernes concernées dans des positions adéquats.

    Ne pas oublier la bouteille (oxygène ?) située à droite du siège, contre la cloison dorsale.

    Une amélioration possible et simple à réaliser serait d’ouvrir le plancher de part et d’autre du manche et de figurer les câbles de commande de la dérive par de la cap 3/10.

    Certaines petites pièces sont difficiles à rouler (poignée du manche, support cylindrique du palonnier etc.) du fait de l’épaisseur du papier.  Deux solutions : réimprimer la planche sur du papier 80g ou alors appliquer la technique du « délaminage » Voir « petits tubes de papier » dans la rubrique « tour de main ».

     

    LE MOTEUR

     

    Cylindres : les rondelles « a » sont découpées à l’emporte pièce. Les cylindres sont roulés sur une surface appropriée (dos de tapis de souris) à l’aide d’un bout de cap de 30/10. Le collage se fait bord à bord et renforcé par une bandelette de papier fin en lieu et place des renforts « b et d ». Voir » alternative aux pattes de jonction » dans la rubrique » tours de main » pour ceux qui ne connaissent pas cette méthode.

    Les culasses viennent coiffer les cylindres.

     

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    Caches culbuteurs Repère« 7 ». Ils sont irréalisables tels que préconisés (ou alors il faut me montrer). Les pièces « a » ont été simplement collées sur une chute de carton d’épaisseur appropriée, mises en forme, peintes en gris et collées sur les culasses.

     

    Carter : pas de problème particulier. Penser à y percer les différents trous (tiges culbuteurs et tubulures).

    Tubulures : Elles sont réalisées en fil de soudure à l’étain diamètre 1.4mm. Elles reçoivent une couche de peinture brun rouille et une touche de noir à leur extrémité. Il est suggéré de les réaliser en gaine électrique mais après quelques essais non concluants (particulièrement au niveau du raccord en « Y » des tubulures 9), j’ai opté pour l’étain plus aisé à mettre en œuvre. Collage cyano et accélérateur. Dommage que les photos du moteur réel ne sont pas légion elles auraient permis de travailler un peu plus les hauts des cylindres bien apparents après la pose du plastron.

     

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    L’HELICE

     

    Si noyer une cap dans les pales (comme préconisé) peut, convenir pour des hélices métalliques je trouve cette solution inadaptée pour des bonnes « batteuses » en bois comme c’est ici le cas.

    De plus, malgré tout le soin apporté, on devine l’existence de cette corde à piano une fois les pales terminées son emplacement étant marqué lorsque l’on colle de part et d’autre les faces des pales.

    Les plus réalistes sont proposées constituées d’un empilage de couches de carton, toutes de formes différentes, rendant au mieux le volume et le vrillage des pales.

    Un des plus beaux exemples est l’hélice du BB NIEUPORT de GPM dont la présentation est proposée sur ce blog.

     

     

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    Ne voulant pas me résoudre à la solution préconisée, j’ai opté pour la réalisation d’un noyau de carton profilé et pris en sandwich entre les faces des pales.

    Un bout de cap de 10/10 et d’1 cm est noyé au pied de la pale et servira à encrer cette dernière dans le moyeu.

     

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    Il suffit de réimprimer la planche des pales sur du papier ordinaire, voir en noir et blanc pour les plus économes. Une face de pale est collée sur du carton de 1mm et l’ensemble mis en forme par ponçage.

    La réalisation de tels noyaux ne vous prendra que quelques minutes pour un résultat » un peu » plus réaliste. La suite du montage de l’hélice est classique.

     

    CAPOT MOTEUR

    Je n’ai pas utilisé les revêtements intérieurs 33a et 34a pour deux raisons.

    La première est que leur mise en place est quasi impossible et que leur emploi serait un gène plutôt qu’autre chose dans la mise en forme du capot.

     

    La photo montre le capot tel que je l’ai réalisé et si vous voulez arriver au même résultat suivez mes conseils.

     

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    Les pièces 33 à 35 sont mises en forme et fermées par collage bord à bord.

    Ces éléments seront ensuite collés entre eux en procédant par de petites zones de collage. Le secret de la réussite : laissez sécher ! Rien ne vous empêche de faire un collage et le temps que cela sèche de faire autre chose.

    Sur un tel modèle, il y a de quoi s’occuper à coté.

    Bien entendu, ces collages sont renforcés par de fines languettes de papier. Voir paragraphe sur le moteur.

    Une fois l’ensemble bien sec on le mettra en forme à l’aide d’un outil arrondi en interposant le capot entre cet outil et une surface dure.

    Dans mon cas l’extrémité plastique d’un manche de cutter.

    On fera parcourir cette surface à l’outil en appuyant modérément. Plus facile à faire qu’à décrire. J’ai peint l’intérieur en gris foncé (n° 27 acrylic de HUMBROL)

     

    LES GOUVERNES

     

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    Si leur renforcement intérieur est une bonne idée limitant les risques de vrillage (j’utilise aussi cette méthode pour mes créations), l’insertion d’une cap en « U » est superflue.

    Cette cap est destinée à ficher les gouvernes dans les plans fixes correspondants.

    Nos maquettes n’étant pas des jouets, ont peu obtenir un résultat identique par deux points de colle placés judicieusement sur le bord d’attaque des gouvernes.

    Bon joueur, je les ai malgré tout conservées. Elles sont réalisées en cap 5/10.

    Les nervures d’extrémités de chaque gouverne ont été contrecollées sur du carton 5/10.

    Cela contribue à éviter l’écrasement de la gouverne lorsque vous allez coller le revêtement au niveau du bord de fuite. Bien entendu une mise en forme préalable des bords d’attaque du revêtement est nécessaire avant tout collage.

    En ce qui me concerne j’ai utilisé une chute d’une vingtaine de cm de cap 20/10.

    Si vous ne l’avez pas encore constitué je vous conseille de jeter un œil à la rubrique « galber le papier ».

    Le matériel en photo me sert toujours 10 ans après….

     

    LES AILES

     

    Copier  l’avion grandeur est souvent une bonne solution. L’aile est constituée d’une structure  sur laquelle viendra se positionner le revêtement.

    Nervures et longerons sont à reporter sur du carton de 1mm. Il manque deux nervures 40E que vous devrez réimprimer !

     

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    Cette structure devra être assemblée avec soin sur une surface bien plane si l’on veut obtenir une structure bien rigide garante d’absence de vrillage d’autant plus que l’intrados du profil accuse en creux très prononcé.

    A noter que l’extrados de l’aile est horizontal.

    Je suggère de combler avec du carton de 1mm tous les espaces disponibles ce qui accroitra encore un peu plus la rigidité.

    Tous les revêtements seront préalablement mis en forme.

    On positionnera en premier le revêtement central de l’aile, suivi du plus important (en dimension).

    Les fermetures des bords de fuite 43 seront renforcées par du carton 5/10 puis collés à l’intérieur des revêtements au moment de la mise en place de ces derniers.

    Avec un minimum de soin et de patience, la réalisation de l’aile, malgré la complexité due au profil évolutif, ne pose pas de problème particulier.

     

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    Les ailerons sont assemblés en suivant le même principe que les autres gouvernes et seront collées sur l’aile. Il est possible de leur donner une position différente que dans le prolongement du profil auquel cas il faudra penser à coller le manche incliné du coté correspondant.

     

    A l’extrados de l’aile figure une sorte de boitier profilé que nous rajouterons plus tard.

     

    FUSELAGE

     

    Le principe est de réaliser une structure rigide sur la quelle viendra se coller le revêtement. C’est une excellente méthode que j’ai adoptée pour mes créations (même au 1/66) car elles garantie un fuselage non vrillé.

     

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    Nous commencerons par assembler l’arrière du fuselage.

    Les revêtements intérieurs sont contrecollés sur du carton 5/10 (par exemple). Les différents couples sont mis en place après ajustement de leurs contours (zone d’encastrement).

    Reste à habiller cet ensemble de son revêtement extérieur.

    Le seul problème est qu’il faut poncer le contour des couples de façon que le revêtement extérieur  recouvre « pilepoil » la structure, ce qui demande soin et patience.

     

    Vu les formes simples de ce fuselage j’ai essayé une autre méthode que j’ai imaginée pour un modèle que je suis en train de dessiner et qui présente, lui aussi, un fuselage aux formes simples.

     

    Je ne conserve que le couple F, le couple G est éliminé. Celui-ci sera découpé à l’extérieur des décrochements latéraux et inferieur prévu pour les encastrements. Ne pas oublier l’évidement central.

    Le fond (extérieur) est contrecollé sur du carton 5/10, et le couple F sera donc à diminuer, en hauteur, de la même épaisseur.

     

    Après avoir roulé le dos du revêtement, on le colle latéralement sur les champs de la partie inférieure ce qui permet un ajustement précis. On obtient donc une sorte de tube. Ce tube sera fermé à l’arrière par l’étambot de la dérive. L’astuce consiste à fixer provisoirement  le couple F, en utilisant son trou central, sur un tube de diamètre légèrement inférieur. Interposer du papier, roulé sur le tube, pour rattraper la différence de diamètre et obtenir un léger serrage. La périphérie du couple sera encollée et glissé à l’intérieur du fuselage jusqu’à ce qu’il coince légèrement. Après séchage on retirera le tube qui nous aura servi à le positionner.

     

    Des habillages internes, on ne récupérera que la partie visible par le trou de l’habitacle. Ceux-ci seront collés sur la face interne des revêtements intérieurs.

     

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    Ce sera au tour des couples de l’habitacle à être ajustés, puis celui-ci sera glissé et collé à l’avant de notre fuselage. Attention à ce que le couple C ne soit collé que sur la moitié de son épaisseur, l’autre moitié recevant le bord du capotage 21. A ce  stade on peut fermer le trou de l’habitacle et mettre en place la garniture 27.

     

    La réalisation du nez ne pose pas de problèmes particuliers. On veillera à ce que les couples A et B soient identiques pour assurer une bonne continuité du carénage moteur sur le fuselage.

     

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    Le nez pourra recevoir l’ensemble moteur et les mitrailleuses 28 qui seront roulées sur une tige de diamètre approprié après avoir « délaminé » copieusement le papier.

    Comme pour d’autres petits éléments, la méthode suggérée avec patte de jonction et enroulement autour de deux rondelles est impossible à mettre en œuvre.

    Expliquez moi comment vous réalisez le canon (26b) ! Et en plus, il y a un croquis explicatif !

    Au risque de me répéter, je ne comprends pas que, sur un tel modèle, sommes toutes de bon niveau, de telles solutions puissent être proposées.

    Bref.Les mitrailleuses seront collées en place et coiffées des carénages 29. Un micro tube (aiguille de seringue) en figurera les bouches.

     

    Pare brise : Il recevra un vitrage transparent. Les patrons sont fournis sur la planche 2.

    On peut aussi se contenter des pièces bleutées proposées, mais ce serait dommage compte tenu de la facilité de mise en œuvre.

    Le collage des vitrages à l’intérieur de l’armature sera fera à la cyano gel avec juste ce qui est nécessaire pour les fixer.

     

    LE TRAIN D ATERRISSAGE

     

    ROUES

     

    Je ne m’étendrai pas sur la méthode que j’utilise pour réaliser les roues.

    Elle est facile à mettre en œuvre, rapide à exécuter et donne le résultat escompté. Voir « des roues bien rondes ».

    Pour les pinailleurs un plat figurera l’écrasement du pneu au sol…Pardon, sur le pont d’envol !

     

    Les pneus seront peints en gris très foncé (pas noir pour plus de réalisme).

    J’utilise pour ma part un flacon de HOBBY COLOR n°77 (noir de pneu) acheté il y a plus de 20 ans….

     

    Si j’ai utilisé de la cap de 1mm (il n’y a pas de diamètre préconisé sur les planches) pour les jambes principales, je suggère l’utilisation de cap de 0.8mm pour la réalisation des différents tirants.

    Pour pouvoir rouler les pièces 55, 56 et 60 sur les cap correspondantes, il est préférable de réimprimer la planche 6 sur du papier moins épais (ordinaire de 80g) et de découper les pièces en laissant, d’un coté, une marge de 1mm, ce qui donnera « un peu de gras » pour l’enroulement.

     

    LA MISE EN CROIX

     

    Tous les différents mats auront été préparés à l’avance.

     

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    J’ai réalisé un bâti de montage en chutes de carton plume que j’avais sous la main (on peut aussi utiliser du carton fort ordinaire ou tout autre matériau suffisamment rigide).

    Procéder avec méthode en commençant par le support central de l’aile, puis les mats obliques.

    A la suite de quoi on procédera à la mise en place du train et de ses différents renforts.

    Tous les collages seront effectués à la cyano gel qui laisse un minimum (vraiment mini) de temps pour l’ajustement contrairement à la cyano fluide dont la prise est instantanée. On mettra ensuite en place le sabot arrière.

    L’appareil pourra retrouver une configuration normale (sur le ventre) qui permettra de coller les roues en respectant leur léger pincement vue de face.

     

    C’est le moment de positionner les différents petits équipements : marche pieds, prises d’air etc. et de s’apercevoir que la crosse d’appontage 61 ne figure sur aucune des planches.

    Il va donc falloir la fabriquer avec les moyens du bord.

    Pour ma part j’ai utilisé une méthode luxueuse en la redessinant et en la mettant en couleur sous AUTOCAD, mais vu sa simplicité il est tout aussi rapide de la découper dans une chute de carton 1mm et de la peindre.

     

    Vous etes venus à bout de ce WIBAULT 74 C1...Bravo!  Vous pouvez vous lancer dans la réalisation de modèles plus complexes avec un maximum de chance de réussite. Le seul mot d'ordre: y prendre un maximum de plaisir!

     

    Pour finir quelques photos de l'oiseau sur mon tarmac préféré de Saint papoul Airport.

     

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  • SPAD-VII-C1 0638

     

    A ma connaissance c’est le seul SPAD VII proposé en maquette papier au 1/33. Je vous avais livré mes premières impressions dans la rubrique « analyse modèles » et comme il fallait s’en douter j’en ai réalisé le montage.

    La documentation sur le sujet est abondante et facile à trouver. Je vous recommanderai seulement « SPAD FIGHTERS IN ACTION » publié chez SQUADRON SIGNAL.  

     

    GPM nous le propose au 1/33 en deux livrées (polonaise et française).

     

    Le SPAD représenté en livrée française appartenait à la SPA 48 (été 1917) et était la seconde monture du Capitaine J. ROQUES sur laquelle il remporta 2 de ses 6 victoires.

     

    A noter sur le flanc droit la « jolie demoiselle » œuvre d’un de ses amis peintre.

     

    COMMENTAIRES

    (Pas de nième construction détaillée. Je me contenterai de vous faire quelques commentaires sur cette construction et la façon dont j'ai solutionné certaines phases de montage).

     

    AILES  ET EMPENAGES

     

    SPAD-VII-C1 0607SPAD-VII-C1 0626

     

    Le fait de proposer toutes les gouvernes séparées est une excellente idée. Un bord d’attaque arrondi de ces gouvernes aurait été plus réaliste.

     

    Le bord d’attaque du plan fixe est crénelé ce qui est manifestement une erreur d’autant plus que dans la version polonaise, ce n’est pas le cas.

    Heureusement, c’est facile à rattraper par un coup de cutter bien ajusté. La surface du plan fixe se trouve légèrement amoindrie, mais cela ne se voit pas.

     

    Tous les mats sont à renforcer avec de la cap 3/10

     

    Les haubans sont  en cap 3/10

     

    L’ordre de montage des ailes que je vous propose est le suivant : Mettre en place les mats centraux. Monter les mats d’entre-plans à l’extrados de l’aile supérieure. Y fixer les demi-ailes inférieures. Glisser l’ensemble sur le fuselage en ajustant la longueur des mats centraux pour que l’emplanture des demi-ailes inférieures tombe correctement sur les marques du fuselage.

     

    FUSELAGE

     

    SPAD-VII-C1 0603SPAD-VII-C1 0621SPAD-VII-C1 0629SPAD-VII-C1 0630

     

    Les différentes trappes rapportées donnent une touche de réalisme appréciable. C’est simple et efficace.

     

    Monter impérativement le pare brise avant de s’occuper des ailes. Evidé et collé sur rhodoid fin.

     

    La mitrailleuse est issue du NIEUPORT 23 d’ ECARDMODEL beaucoup plus réaliste que celle proposée. A encastrer dans le capot supérieur du fuselage (le tube doit affleurer).

     

     Amélioration de la cabine de pilotage : sangles de siège absente, palonnier et manche pas réaliste. A mettre dans des positions en accord avec les gouvernes.

     

    Les sangles sont faites maison. Les echappements ne sont pas faciles à réaliser en papier et la tentation est grande d'opter pour une solution à base de tubes plastique. Mais quanand on aime....

     

    Collage des éléments du fuselage bord à bord avec renfort en papier de soie à l’intérieur.

     

    Les couples d’extrémités du tronçon fuselage sont à doubler (4a et 4b) ou bien à contre coller sur du carton 2mm au lieu de 1mm.

     

    L’hélice composée de plusieurs couches est réaliste…de face. Si la superposition des couches donne naturellement l’incidence aux pales, l’intrados et l’extrados des pales sont absolument identique. De ce fait le profil de la pale n’est pas matérialisé (bord d’attaque épais et bord de fuite fin). Erreur de conception mais le rendu, de face, est nettement plus réaliste que ce qui nous est proposé habituellement.

     

    Les pneus peints en gris foncé présentent un méplat à l’endroit de leur appui sur le sol.

     

    SPAD-VII-C1 0641SPAD-VII-C1 0642

     

    POUR LE PLAISIR

     

    Ne le boudons pas en réalisant les palonniers de renvoi des commandes d’ailerons et le marche pied coté gauche du fuselage. De même que les sandows de suspension du train d’atterrissage.

     

    CONCLUSION

     

    Une maquette relativement facile à assembler mais l’auteur à le mérite de la présenter en photos, ce qui prouve qu’elle est « montable », et n'est ce qui n’est pas le cas de toutes les maquettes proposées. De plus, le fait que les parties mobiles sont réalisées séparément est un plus pour rendre l'attitude de notre maquette, un peu plus réaliste.

     

    Bon montage.

     

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  • Le SPAD SA2 a été conçu à une époque ou la synchronisation du tir avec la rotation de l’hélice n’avait pas encore été mise au point.

    La mise en route du moteur nécessitait de basculer la nacelle avant qui était ensuite re-verrouillée en position de vol.

    Une grille de protection était située dans le dos du mitrailleur pour le protéger de l’hélice. Ceci dit il fallait avoir un certain courage pour s’installer dans la nacelle avant et ne pas trop se poser de questions quant aux conséquences d’un éventuel cheval de bois !

    Le premier vol eu lieu en 1915. L’appareil était propulsé par un moteur rotatif LE RHONE 9C de 80cv. Les performances n’étaient pas celles attendues,  particulièrement dues à la position de l’hélice dont le rendement ne pouvait être que faible.  Sur la centaine produite, la moitié fut exportée en Russie.

    WAK nous propose deux avions originaux répondant à cette formule originale le SPAD SA2 et le DUFAUX C2.

    Si la documentation concernant le SPAD SA2 existe quoique relativement limitée (je citerai l’ouvrage SPAD FIGHTERS IN ACTION de SQUADRON SIGNAL qui consacre quelques pages à cet appareil), je n’ai rien trouvé concernant le DUFAUX qui serait plutôt une création Suisse que Française.

    Je vous propose donc la construction du SPAD SA2.

    PRESENTATION ET PREMIERES IMPRESSIONS






    Le modèle est proposée par WAK à l’échelle du 1/33 qui est l’échelle reine en modélisme papier avions. Pour preuve, le nombre nettement majoritaire de modèles proposés à cette échelle.

    Les planches représentent le modèle « sortie d’usine ». Pour ma part j’aime les avions « dans leur jus », comme savent si bien nous le proposer quelques fournisseurs. Ici, ce n’est pas le cas. Pas une trace de salissure, tout est propre et net. Cela n’enlève rien à la qualité de conception de ce modèle, au niveau de détail correct. Le fait qu’une face des pales de l’hélice soit rajoutée agrafée à la couverture (oubli sur les planches) confirme le sérieux du concepteur et de l’éditeur.

    Certes, il est possible de vieillir à la peinture un modèle papier, mais je ne suis pas un as de l’aérographe ni du pinceau 3 poils !

    Je ne détaillerai pas par le menu la construction de ce modèle, un minimum d’expérience du montage étant requis. Je me contenterai de rappeler quelques astuces utilisées ainsi que les améliorations que je n’ai pu m’empêcher d’apporter.

    Pour info j’ai contre collé sur du carton 5/10 toutes les pièces repérées par un astérisque. 

     SIEGES

    Galber le dossier sur un rond au moment du contre-collage de ses deux faces. Les ceintures sont à « délaminer » pour leur donner une forme un peu plus naturelle une fois positionnées. On pourra aussi en percer les trous de réglage.

     Les boucles peuvent être réalisées en cap ou fil de cuivre. J’ai gardé le papier partant du principe que le papier est à remplacer uniquement que lorsque l’on ne peut faire autrement. Tant qu’à y être, ne pas coller les ceintures exactement dans la même position sur les deux sièges, cela fera plus naturel !

    HELICE

    Un bout de tube donnera du corps au pied des pales. Attention le bord d’attaque des pales est la partie la plus galbée et le sens de rotation est le sens horaire vu de la place pilote.

    MOTEUR

    Ah ces moteurs rotatifs ! Quel charme. J’avais la possibilité de monter mon LE RHONE 9B, mais le sérieux apparent de la version proposée m’a décidé à monter cette dernière. Petite critique. Il aurait été plus simple de réaliser le diamètre variable des cylindres par enroulage d’une feuille de papier unique sur elle-même. La superposition de deux éléments cylindriques distincts complique leur réalisation sans apporter au réalisme.

    Les caches culbuteurs ont été contre collés sur du carton 1mm (je n’ai pas compris quelle était l’épaisseur conseillée indiquée par « + ». Bristol ?).

    Les tiges de culbuteurs sont réalisées en cap 03/10, les tubulures d’admission et les conducteurs d’alimentation des bougies en cuivre (normal) !). Du 5/10 pour les tubulures et du 2/10 pour les conducteurs. Tout cela se monte à la pince à épiler et à la loupe bien sur, mais le résultat est plutôt sympathique.

    ROUES

    Pour obtenir des roues bien rondes au galbe sensuel il n’y a qu’une solution : les tourner sur une mini perceuse. J’ai  déjà décrit en détail cette méthode. Après masticage éventuel, mise en peinture. J’ai une aversion pour les pneus noirs (couleur qu’ils n’ont jamais), aussi je les peints en gris foncé. Après avoir réalisé le trou d’accès à la valve avec un emporte pièce, les flasque latéral sont mises en forme et fermées par un collage bord à bord. Un petit renfort en papier très fin en renforcera le collage.

    Un petit bout de cap figurera la valve et le pneu sera poncé « in fine » pour simuler le léger écrasement de ce dernier au sol.

    TRAIN D’ATERRISSAGE

     

    L’axe des roues est tiré d’une chute de tube alu de diam. 2mm contrairement à la cap préconisée (question de disponibilité dans ma boite à rabiots).

    MITRAILLEUSE

     C’est une LEWIS de 7.7mm composée d’une vingtaine de pièces. Les pinailleurs pourront réaliser le canon à partir d’une aiguille de seringue d’un diamètre adapté. Pour ma part j’ai utilisé de la cap faute d’avoir la bonne aiguille sous la main. Rassurez-vous, à la fin, cela ne se voit pas. C’était juste pour une question de satisfaction personnelle !

    Pas de difficulté particulière pour son assemblage. Les éléments coniques seront juste « délaminés » pour pouvoir les mettre en forme plus aisément.

    LE FUSELAGE

     

    Les longerons sont figurés sur les flancs du poste de pilotage. Pour plus de réalisme, je les ai mis en relief en les reprenant en carton 5/10, ce qui m’a permis de représenter les tendeurs en cap 3/10. Le diamètre est un peu fort pour l’échelle mais c’est le diamètre de cap le plus fin que j’ai trouvé. On peut aussi les réaliser en fil de cuivre ou nylon d’un diamètre plus adéquat mais la difficulté est de les réaliser bien rectilignes. Au final, cela ne jure pas trop est le résultat agréable à l’œil. Ne pas oublier de redécouper et de mettre en place la commande des gaz coté gauche en la positionnant en avant qui était la position gaz réduit (ce qui est le contraire sur les avions actuels).

    Le manche a été collé incliné vers l’avant, ce qui est généralement le cas à l’arrêt, la gouverne de profondeur, de par son propre poids, prenant une position à piquer. Selon mon habitude, j’ai donné un peu d’angle au palonnier qui correspondra à la position que je donnerai à la gouverne de direction, histoire de donner un peu de vie au modèle.

    Deux tiges de cap partant des palonniers et passant sous le siège figurent les câbles de commande de la direction.

    Les instruments du tableau de bord reçoivent une goutte de « Crystal clear » pour simuler les verres des cadrans.

    Du rhodoïd est pris en sandwich entre les entourages du pare brise et collé à la cyano.

    Ce sera tout pour le poste de pilotage bien spartiate mais je ne dispose d’aucune documentation me permettant un habillage plus fourni, s’il y a lieu.

     On pourra procéder alors à « l’entoilage « du fuselage et à la mise en place du patin de queue.

    Le fuselage recevra son moteur et les différents carénages qui l’entourent.

    LE STABILISATEUR ET LA DERIVE

    J’ai supprimé l’étambot de la dérive dont la largeur était disproportionnée par rapport à l’épaisseur générale de l’empennage. Penser à donner du piqueur au stabilisateur et du braquage à la dérive puis mise en place sur le fuselage.

    LES AILES

    Je n’ai pas suivi la méthode préconisée préférant celle que j’utilise pour mes créations, méthode héritée du Blériot XI.

    J’imprime le plan des ailes sur du papier sur lequel je colle les nervures en intercalant entre elles des rectangles de carton 10/10 servant de longeron. Cette structure est prise en sandwich entre l’intrados et l’extrados des ailes, ces surfaces ayant été préalablement galbées. C’est simple et avec un minimum de soin le résultat est garanti.

    Une fois les ailes assemblées sur le fuselage on positionnera les mats sur l’intrados des demi-ailes inférieures.

    J’ai réalisé un bâti simple recevant le modèle sur le dos et permettant la mise en place de l’aile supérieure en respectant la géométrie du modèle. Les haubans réalisés en cap 3/10 selon mon habitude seront mis en place à ce moment et contribueront à la bonne rigidité de l’ensemble.

    LE BAQUET  MITRAILLEUR BASCULANT

    Seule amélioration apportée, la lucarne d’observation située sur le plancher a été réalisée en rhodoïd transparent. Cela donne une petite touche de réalisme supplémentaire.

    Celui-ci pourra être relié au fuselage après avoir interposé l’hélice.

     Le support de la mitrailleuse est en cuivre de 4/10 plus facile à mettre en forme que la cap ; Quant à la protection dorsale du mitrailleur, les armatures cintrées sont en fil de cuivre réunies par du plastique étirés au dessus d’une flamme de bougie. Technique héritée de mon passage dans le modélisme plastique, il y a bien longtemps. Le nombre de traverses réunissant les deux montants n’est pas respecté du fait que le diamètre utilisé est plus fort que ce qu’il devrait l’être, mais l’aspect général est respecté et c’est l’essentiel.

    DIVERS

    Reste à confectionner les marches pieds (cap ou cuivre) et les triangles de commandes des ailerons (fil de cuivre).

     

    AUTO CRITIQUE ou « si c’était à refaire »

    Pour bien faire il faudrait presque procéder comme en maquettes radiocommandées en réalisant un « mulet » faute de pouvoir exploiter la notice écrite (je parle pour moi). Cela permet de définir une logique de montage et limiter les assemblages acrobatiques. Par exemple, ce serait à refaire, j’aménagerais le système de ventilation du moteur en figurant de façon plus réaliste les entrées d’air positionnées sur les flancs du baquet mitrailleur. Et puis je figurerais de façon plus réaliste les commandes d’ailerons en reproduisant les guignols supérieurs, mais la doc me manque.

    CONCLUSION

    Un modèle français à la formule originale. Le modèle est bien conçu et les vues de la notice suffisamment explicites pour un modéliste d’une certaine expérience. A le noter, je lui donnerais un 4/5. A noter que l’on peut se procurer une planche avec les pièces de structure prédécoupées au laser. Quant au critère temps de montage, je le passerai sous silence car il ne signifie pas grand-chose pour un modéliste digne de ce nom (ou qui prétend l’être), le temps passé ne pouvant être que synonyme de plaisir.


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