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    ANSWER nous propose, au 1/33, la maquette du TRIDENT II 9050 001 (lettre T à l’arrière du fuselage). C'est sur cet appareil que Charles GOUJON, pilote d’essais de notoriété, trouva la mort.

     

    Il s’agit d’une évolution du TRIDENT I dont il se distingue principalement par la modification train principal, pour éviter aux gouvernes latérales de toucher le sol au décollage.

     

    Cette version est équipée de turbo réacteurs DASSAULT MD30 VIPER 5 et de fusées SEPR 63 à 2 chambres (au lieu de la  SEPR 48 à 3 chambres) qui privilégient la durée au détriment de la puissance.

     

    Enfin, le poste de pilotage est muni d’un saute vent en cas d’arrachage de la verrière en vol.

     

    La maquette, de difficulté indiquée 2/3, est minimaliste, mais la précision du dessin des pièces est remarquable.

     

    HISTORIQUE

     

    Le TRIDENT a été développé pour répondre à deux principes : pouvoir voler loin et longtemps et, si nécessaire, pouvoir « pousser une pointe ».

    Les turbo compresseurs alliés à des fusées liquides permettant de fulgurantes accélérations, étaient une réponse à ce besoin.

     

    C’est  le début de l’aventure des TRIDENT dont WIKIPEDIA en résume très bien l’histoire.

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/SO.9000_Trident

     

    Je ne peux que  vous recommander les articles du FANA DE L AVIATION sur le sujet , des numéros 66 (mai 1975) au numéro 78 (mai 1976).  A noter  les numéros 74 et 367 où figurent de  belles photos couleur de cet appareil.

     

    Cet appareil est équipé d’un engin MATRA air-air R-052. Sur certaines photos, le missile est peint par moitié rouge et blanc. Sur d’autres photos, il semble de couleur uniforme. Je l’ai donc laissé blanc comme proposé par ANSWER.  

     

    La présentation de la pochette, malgré sa sobriété, est  engageante. Le rendu alu des planches est séduisant et la notice, comportant des vues de détail, suffisamment explicite pour se lancer dans le montage, sans besoin d’explications complémentaires.

     

    J’ai réalisé un montage « from the box », malgré la conception minimaliste du modèle. Un « super détaillage » est toujours possible sous réserve d’une documentation suffisante, ce qui n’était pas  mon cas.

     

    Inutile de vous détailler ce montage par le menu, je me contenterai de vous rappeler et de vous donner les conseils suivants :

     

    -          Vaporiser un fixatif sur les planches avant montage.

    -          La couleur alu, si elle est réaliste, est très fragile. Tout marque, donc attention aux traces de colles et  de doigts.

    -          Eliminer au maximum les traits noirs des contours des pièces lors du découpage (plus facile à dire qu’à faire).

    -          Je suggère aussi le collage bord à bord des pièces avec renfort au papier de soie. Cela évite les surépaisseurs disgracieuses (voir rubrique tour de main).

    -          Pour la même raison, toutes les parties tubulaires de faible diamètre seront au préalable délaminées  (voir rubrique tour de main).

    -          Préférer les découpes au cutter pour les zones de collage bord à bord. La découpe est plus nette qu’avec une paire de ciseaux.

    -          Utilisation d’un feutre PILOT  SUPER COLOR SILVER pour la mise en couleur des champs. C’est simple, pratique et donne un excellent résultat.

     

    POINTS PARTICULIERS

     

    POSTE DE PILOTAGE

    Une photo en noir et blanc figure en page 6  du FANA 73 (oct 1975). Vous pouvez l’améliorer en faisant figurer, par des touches de peinture de couleur, les différents boutons et témoins.

     

    Une goutte de « crystal clear » simulera la vitre des instruments de la planche de bord.  

     

    Inutile de trop pinailler car peu de chose restera visible à travers la verrière, sauf si vous décidez de la représenter ouverte…..mais ceci est une autre affaire !

     

    TRAINS D’ATTERRISSAGE     

     

    Les roues du train principal seront tournées (voir rubrique tour de main) et la roue du train avant mise en forme à la main compte tenu de sa petite taille.

     

     Un plat pourra ètre effectué sous les pneus pour simuler leur écrasement au sol.

     

    Une photo,  page 6  du FANA 73 (oct 75), donne une bonne idée de la forme des pneus.

     

    Les jambes de train seront à renforcer par une âme en c.a.p. Si la représentation de la jambe avant à fait l’objet d’un certain soin, il n’en est pas de même de celles du train principal qui sont simulées par un simple tube de papier ce qui est on ne peut plus minimaliste.

     

    Si c’était à refaire, je travaillerais un peu plus cette partie.

     

    FUSELAGE

    Le seul point délicat se situe au niveau des couples D et D’, au droit du poste de pilotage. Présenter les pièces et les ajuster avant collage. Sinon, penser à glisser du plomb dans la pointe avant si vous voulez que votre appareil repose bien sur ses roues.

     

    Pratiquer les évidements (logement trains par exemple) une fois les troncs de cône assemblés.

     

    Renforcer fixation train principal par collage blocs balsa sur pièce N (liège indiqué).

     

    J’ai laissé les aéro-freins en position ouverte (bien qu’au sol, ils semblent toujours fermés). Par contre j’ai modifié leurs vérins en enroulant le papier sur de la c.a.p. pour en figurer le corps et en laissant dépasser un bout de cette c.a.p. pour en simuler la tige.

     

    VERRIERE

     

    Bien entendu elle est transparente. Du rhodoid tres fin vient prendre place à l’intérieur de l’armature.

    Collage à la cyano liquide. Opération délicate que j’ai toujours du mal à réaliser, mais avec l’expérience cela devrait s’améliorer.

     

    CONCLUSION

     

     Mon premier jet en papier.

     

    Bien que constitué d’un nombre de pièce limité, il demande beaucoup de soin dans son assemblage.

    L’empilage des troncs de cône le constituant n’est pas une mince affaire et en représente la principale difficulté.

     

    Merci à ANSWER de nous avoir proposé cette maquette d’un avion français qui a marqué l’histoire de l’aéronautique française.


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  • PREAMBULE

    Pourquoi ce modèle ? 

    En schématisant, on peut répartir les maquettes d’avions en papier selon trois catégories. Entre les maquettes de niveau élevé comme le MS406 que je vous ai présenté dernièrement et les maquettes basiques plutôt destinées aux débutants, on trouve des maquettes d’un bon niveau concernant les formes et la mise en couleur mais qui pèchent par des erreurs de conception, souvent une notice peu explicite et un niveau de détail relativement faible. Ce type de maquettes est assez intéressant car il est aisé de les améliorer. Le scratch existe aussi pour les maquettes en papier. C’est donc une de ces maquettes de niveau intermédiaire que je me propose de vous présenter.

    PRESENTATION



    Je suis un inconditionnel des avions français, particulièrement ceux à hélices. Le fait que celui-ci ait été une des  montures de l’as NUNGESSER, (un insigne comme le sien ne laisse pas indifférent), lui donne encore plus d’attrait. 

    Deux NIEUPORT 25 furent construits pour NUNGESSER pour évaluation dont un en livrée alu. Je pensais que c’était ce dernier appareil qui nous était proposé,  mais il aurait du porter le sérial N5324 (mais rien ne contredit le fait qu’il aurait pu être numéroté N1895, un numéro que l’on retrouve sur plusieurs de ses Nieuport). Le vrai bémol c’est que le moteur proposé est le LE RHONE 9J alors qu’il aurait du être un CLERGET 11 E. Tout laisse donc penser que c’est plutôt à un NIEUPORT 24 que nous avons à faire et c’est ce dernier que nous allons nous attacher à reproduire.   

    D’ailleurs  une photo d’un NIEUPORT 24 avec la même livrée figure sur le site :  http://www.hydroretro.net/etudegh/les_nieuports_de_la_guerre.pdf

    La  maquette m’a séduit par la qualité de ses planches couleur où la teinte aluminium du revêtement a été particulièrement bien travaillée au niveau des ombres rendant bien une illusion de relief. Dommage quand même que l’appareil n’ait pas été traité plus « dans son jus », mais ceci est une affaire de goût personnel.

    A déplorer les vues éclatées en nombre insuffisant pour aider au montage, les références de pièces non reportées sur  ces vues, le manque d’indication quant aux pièces à renforcer et à l’épaisseur de ces renforts. La présence de « rab » concernant les surfaces aluminium, si difficile à reproduire en peinture, de même qu’un plan trois vues détaillé auraient été appréciés.

     Le niveau de détail est malgré tout correct et des améliorations restent possibles. A noter  la conception un peu « légère » de la maquette où les solutions retenues  pour la réalisation de certains éléments ne sont pas des plus adaptées. Par certains aspects, elle donne l’impression d’avoir été conçue pour une échelle plus grande et réduite « in fine ». Si une maquette au 1/72 est agrandie au 1/33, son montage reste possible mais elle manquera de détails et paraîtra un peu simpliste. La réciproque n’est pas vrai d’autant plus que la maquette est détaillée. C’est pour cette raison que j’apprécie particulièrement lorsque des photos du modèle terminé sont fournies avec la maquette, prouvant que celle-ci est « montable ». Bref, un peu de travail sera nécessaire pour un résultat à la hauteur.

     Je ne ferai pas de commentaires sur le niveau de difficulté de  2/3 indiqué qui ne veut pas dire grand chose. 

     DOCUMENTATION

    Concernant les NIEUPORT, la documentation ne manque pas, citons :

    Le DOCAVIA consacré aux avions NIEUPORT, ouvrage incontournable.

    Quelques beaux écorchés concernant un NIEUPORT 17 (il n’y a pas de grandes différences avec le NIEUPORT 24 au niveau de l’aménagement intérieur) donneront des idées aux pinailleurs.

     http://www.wwimodels.org/Images/Miller/render/Nieuport/index.html

    Vues de détails NIEUPORT 27, cela peut aider  http://ark.com/~mdf/N_27d.html

    Mitrailleuse  http://www.armeetpassion.com/vickers%20mk%201.html

    Un excellent article sur les moteurs LE RHONE                   http://www.hydroretro.net/etudegh/moteursdelegende_lerhone.pdf

     

    LA MAQUETTE

    Le moteur 

     
    Selon mon principe, les maquettes en général et celles en papier en particulier, ne sont pas des jouets. Si pour une maquette en plastique on peut envisager de rendre mobiles hélices et roues, ceci est totalement déraisonnable pour une maquette en papier où les éléments mobiles prendront très rapidement du jeu et termineront, immanquablement, collés.

    Donc, notre moteur sera fixe. Comme ce dernier est dissimulé en partie sous son capot il est possible de ne détailler que les parties visibles. Pour ma part,  je n’ai pas boudé mon plaisir et je l’ai reproduit dans son intégralité.

    Le moteur est un LE RHONE 9J .

    A l’examen de photos de ce moteur, il est vraisemblable qu’il y en ait eu de plusieurs configurations entre autres au niveau de la position des tubulures d’admission. Une photo couleur d’un moteur du musée de l’air les positionne en arrière des cylindres, les tiges de culbuteurs étant sur le devant du moteur. Voir sur le site concernant les moteurs LE RHONE dont l’adresse figure ci-dessus.

    Cette configuration originale me plaisait. J’ai décidé d’en équiper notre volatil.  Il m’a fallu quand même redessiner la bague du carter en positionnant les équipements au bon endroit.

    La solution proposée pour représenter les tubulures d’admission  étant pour le moins sommaire, je les ai réalisées à partir de  bandelettes de papier, préalablement mises à la bonne couleur, roulées sur une cap de 5/10 puis mises en forme.

    Ma philosophie en matière de maquettes en papier est de n’utiliser la peinture que pour la mise en couleur des champs et dans les cas ou l’on ne peut vraiment faire autrement. Les couleurs doivent donc venir de l’impression ce qui constitue le principal intérêt du montage de ce type de maquette.

    Les tiges de culbuteurs et les bougies sont réalisées en cap de 3/10.

    Les supports des culbuteurs sont en plastique étiré « à la bougie » à un diamètre de 10/10 environ et fichés dans les culasses. J’ai essayé en papier mais l’échafaudage final est beaucoup trop fragile. Papier ne doit pas rimer systématiquement avec fragilité.

    Si vous voulez des culbuteurs un peu plus réalistes que ceux proposés, vous pouvez récupérer ceux du moteur LE RHONE en téléchargement gratuit sur le site  http://www.paperwarbirds.net/  mais il y a aussi possibilité de les dessiner et de les imprimer sur du papier 160g. 

    J’ai hésité à représenter les conducteurs d’alimentation  des bougies qui, d’après les photos, étaient très fins et m’auraient obligé à les réaliser en 1/10. Pourquoi pas, mais je m’écarte de ma conception en matière de présentation des maquettes.

    Puisque nous y sommes, j’ouvre une petite parenthèse à ce sujet.

    Une maquette en papier à la particularité d’être constituée de la juxtaposition de surfaces non développables de part la nature même de la matière première utilisée.

    Pour donner à l’œil l’illusion d’un certain lissage des formes, les maquettes doivent être à une échelle assez conséquente. Le 1/33 pour les avions me semble un bon choix, et les éditeurs de maquettes ne s’y sont pas trompés. A cette échelle, la comparaison avec une maquette plastique peut être soutenue, sous réserve toutefois que l’examen visuel ne se fasse pas à moins d’une cinquantaine de centimètres. Je m’attache donc à représenter, le plus fidèlement possible, tout ce qui est visible à cette distance. En conséquence, pour les conducteurs d’alimentation des bougies, je fais l’impasse.

    Le fuselage

    Structure     



    L’ensemble longerons et traverses est à contre coller sur du carton 10/10 pour le renforcer, puis à évider. J’ai l’habitude de réaliser les raidisseurs en cap 3/10, diamètre le plus fin que j’ai pu trouver dans cette matière. Si visuellement  le résultat est satisfaisant, il souffre d’un certain manque de réalisme le diamètre étant beaucoup trop fort (il devrait être de l’ordre du 1/10 de mm). Je me suis donc résolu à tenter un essai avec du fil nylon de 2/10 immobilisé à la cyano fluide puis peint en gris métal. Le résultat est plutôt satisfaisant et plus réaliste. Seuls les raidisseurs latéraux au niveau et en avant du poste de pilotage seront visibles une fois le modèle assemblé. Etant lancé, je les ai tous reproduits.

    Cette structure sera assemblée sur le plancher du poste de pilotage. Du fait de l’empilage des panneaux, les longerons supérieurs se trouvent doublés. Je me suis donc livré à un petit acte chirurgical en supprimant au niveau de l’habitacle la partie de longeron inférieur des panneaux latéraux. Le couple arrière assurera une certaine rigidité à l’ensemble et l’on garnira le poste de pilotage par l’avant.

    Les équipements du poste de pilotage



    On percera (à l’emporte pièce) les trous dans le dossier du siège pilote et on l’équipera d’une ceinture  réalisée en scratch car non proposée. J’ai tiré la mienne des planches du BB NIEUPORT de GPM. Les différents tubes seront roulés sur de la cap de 5/10.

    Le tableau de bord sera photocopié, puis l’emplacement des instruments évidé sur l’un des éléments. On collera ce dernier sur sa photocopie en glissant une goutte de CRYSTAL CLEAR à l’emplacement de chacun des cadrans. J’ai un doute quant à la présence d’un tableau de bord aussi sophistiqué, mais faute de doc précise à ce sujet….

    Les glissières « repose pieds » du palonnier seront collées sur deux supports identiques. Les seuls câbles éventuellement visibles seront ceux de la commande de direction que l’on fera courir sous le siège du pilote.

    Pour donner un peu de vie à mes modèles, je ne représente jamais les gouvernes dans l’axe (ce qui n’était généralement pas le cas dans la réalité lorsque l’avion était au sol). Ailerons non alignés, gouverne de profondeur à piquer et dérive légèrement braquée à droite ou à gauche selon l’humeur du moment. Penser à positionner le palonnier et le manche en conséquence. Inutile de trop pinailler, on ne verra pas grand-chose une fois le modèle terminé.

    La cloison, dans le dos du pilote, a été refaite car trop étroite. La trappe de visite a été découpée sur le panneau original et reportée sur le panneau de substitution.

    Une fois tous les équipements en place on fermera l’ensemble par la cloison moteur.

    Le recouvrement

    Après avoir mis en place les revêtements intérieurs, ce sera au tour des revêtements extérieurs. Par sécurité, j’ai découpé les panneaux un peu plus larges de quelques millimètres et j’ai peint couleur alu cette sur longueur ainsi que la partie inférieure des recouvrements intérieurs au cas où cela ne tomberait pas pilepoil. Faute d’explication pour la pose des différents panneaux il va falloir procéder avec bon sens en commençant par celui situé au niveau de l’habitacle, tout en veillant au bon équerrage des panneaux entre eux. Le papier n’est malheureusement pas élastique et une erreur ne se rattrape pas. Autant donc procéder lentement.

    Avant de poser le dernier panneau au niveau de la queue de l’appareil, j’ai procédé à un renforcement de celle-ci en doublant la partie horizontale de la structure de carton 10/10 et en mettant en place une équerre entre cette partie et le dernier couple du fuselage. La pose de l’habillage à cet endroit  se trouve grandement facilité.

    On pourra terminer en arasant la partie des panneaux dépassant du fond du fuselage.

    Le capot moteur  

    NIEUPORT 25 au 1/33

     

    NIEUPORT 25 au 1/33



    Constitué d’un empilage de troncs de cône, c’est une partie relativement facile à réaliser pour peu que l’on prenne son temps. Tout d’abord on met en forme les différents éléments en les roulant sur une surface un peu souple (dos de tapis de souris dans mon cas) puis on colle les extrémités de chaque anneau bord à bord à la colle blanche. Ce collage est renforcé par l’intérieur avec une languette de papier de soie.

    Reste à coller entre eux les différents anneaux par longueur d’un à deux cm maxi. Toute la réussite est dans le respect du temps de séchage ce qui veut dire que l’on ne procédera au collage d’une autre longueur que lorsque la précédente sera parfaitement sèche. Je sais, c’est long, mais rien n’empêche de faire autre chose en même temps !

    Une fois terminé, on badigeonnera l’intérieur de colle blanche qui renforcera l’ensemble. Une fois cette dernière bien sèche, on pourra améliorer le galbe du capot en s’aidant d’un outil à l’extrémité sphérique (manche de pinceau par exemple) par l’intérieur en s’appuyant sur une surface légèrement souple (toile cirée fine par exemple).

    Les différentes ouvertures seront réalisées à ce moment et l’intérieur peint à votre convenance (alu pour ma part).

    La partie inférieure du fuselage au niveau du capot moteur devra être refaite car fausse en dimensions. Si l’on respecte le tracé de la structure interne de l’habitacle lors de la pose de l’ensemble longerons/traverses, le dessous du fuselage se trouve décalé vers l’arrière et cette sur longueur manque évidemment à l’avant.

    Les empennages 

    NIEUPORT 25 au 1/33

    Sur le grandeur, le plan fixe et la dérive sont constitués d’une structure en tube entoilée et ne présentaient pas le profil « affuté » préconisé.

    On collera les âmes sur du carton 8/10 environ et on les évidera. Ces âmes devront être quelques dixièmes en retrait du contour extérieur et leurs chants arrondis. Le recouvrement pourra être posé et mis en forme sur tout son pourtour. Pour terminer en beauté, on marquera délicatement, en appuyant avec le doigt, le creux de l’entoilage entre les nervures. En lumière rasante, le résultat est plutôt sympa.

    L’ensemble sera monté sur le fuselage, après le montage des aile,s en veillant au parfait équerrage de l’ensemble.

    La mitrailleuse

    Son assemblage ne présente  pas de difficulté particulière. Le viseur est tiré d’une photocopie réalisée sur du calque de rétroprojection.

    Le train d’atterrissage



    Les roues

    Coller les différentes rondelles sur du carton 10/10. Les rondelles figurant les pneus sont à évider et à mettre en forme avant d’être contrecollées de part et d’autre de la rondelle centrale. On procédera ensuite au profilage final par ponçage sans oublier le méplat simulant l’écrasement du pneu sous le poids de l’avion. J’ai aussi ouvert l’accès à la valve de gonflage sur la face interne des roues.

    L’axe des roues est roulé sur une cap 10/10 pour plus de solidité.

    Le train  

    Le train est classique et est constitué de deux V latéraux profilés avec amortisseurs à sandows et d’un essieu. (Il sera remplacé à partir du type 27 par un essieu articulé). Une âme en cap de 8/10 renforce les supports du train et aide à les profiler.

    Il conviendra d’effectuer dans les ferrures inférieures les lumières permettant le débattement du train Les sandows seront représentés par du « fil au chinois ».

    Les ailes




    La solution proposée n’a pas été retenue. C’est le genre de montage qui marche bien sur le papier mais qu’il est très difficile, voir impossible, à mettre en œuvre. La meilleure des solutions est celle reprise sur certains modèles de GPM et que j’ai d’ailleurs retenue pour le montage de mon Pou du Ciel, mais ceci est une autre histoire.

    On tracera sur une feuille de papier 80g la structure de l’aile : nervures et longerons pour l’aile supérieure et nervures seules pour l’aile inférieure.

    Les nervures et longerons seront collés sur ces plans avec interposition de rectangles de carton 10/10 entre les nervures de l’aile inférieure. A noter que les passages de la clé de l’aile supérieure sont positionnés de façon identique sur les nervures d’emplanture. L’aile et plate et si vous vous fiez à leur positionnement sur les planches vous allez vous retrouver avec du dièdre.

    On dégagera l’emplacement de l’ouverture permettant le débattement des secteurs de renvoi des commandes d’ailerons que l’on cloisonnera et peindra couleur alu. La partie visible du longeron sera peinte couleur bois.

    On pourra alors procéder à « l’entoilage » des demi-ailes après en avoir pré galbé le revêtement.

    Les deux demi ailes supérieures pourront être assemblées. On les finira par la pose des ailerons (je n’ai pas jugé utile d’utiliser le longeron proposé) et de leurs biellettes de commande en les positionnant en accord avec la position des ailerons. 

    Ce sera au tour des différents mats à être réalisés. J’y ai systématiquement noyé une cap 5/10,  8/10 pour les mats en V, pour leur donner non seulement du corps mais aussi assurer une certaine rigidité à l’ensemble.

    Le fuselage sera équipé des mats supportant l’aile supérieure, de la mitrailleuse (sauf le viseur que l’on mettra au dernier moment), du moteur et de son capot. Penser à percer les ouvertures des tubes de commande des ailerons sur le dessus du capot qui seront mis en place une fois l’aile en position.

    Les ailes pourront être montées en commençant par l’aile supérieure, les mats en V puis les demi-ailes inférieures.

    Le haubanage et la commande de direction



    Ils sont réalisés, selon mon habitude, en cap 3/10 bien que le diamètre soit beaucoup trop fort pour notre échelle. Une autre solution pourrait être le fil de cuivre que l’on trouve en diamètre plus faible. Quant à utiliser du fil de pèche, je suis assez septique, la structure devant présenter une certaine rigidité pour résister à la tension du fil, ce qui n’est pas le cas pour un modèle en papier.

    Dernier montages

    La béquille de queue est renforcée à son encrage dans le fuselage par une cap de 5/10.

    Le pare brise est réalisé en interposant une chute de rhodoïd entre les montants. Ces derniers devront être peints couleur alu avant montage sur l’appareil.

    Les entrées d’air du carburateur sont figurées en papier roulé sur une tige de 20/10 et placées de chaque cotés du fuselage en arrière du capot moteur.

    Le marche pied sera réalisé en tige de cuivre 5/10 peint couleur alu.

    Deux bandes de papier couleur alu figureront la ligne de jonction des éléments du capot moteur.

    L’hélice est délicate à réaliser pour un résultat moyen. Il y a plus simple et plus réaliste pour des hélice d’une seule teinte. Après hésitations, Je l’ai quand même conservée pour le rendu du lamellé-collé.



    CONCLUSION :





     

    Je pense que le concepteur s’est fait plaisir en reproduisant la livrée de cet appareil et le résultat est parfaitement réussi. Bravo. Elle en « jette », et dénote une maîtrise indéniable des outils informatiques en matière de mise en couleur.

    Quelques petites erreurs à relever comme la couleur de l’appui tête et du bourrelet en cuir de l’ouverture du poste de pilotage qui devaient plutôt être marron que noir. 

    Comme évoqué ci-dessus, je suis nettement moins enthousiaste quant à l’aspect conception de la maquette. S’inspirer par exemple de la structure de l’aile du grandeur en la reproduisant dans ses grandes lignes (longerons et nervures) et s’imaginer qu’au 1/33 cela sera « montable » est un peu osé. Il y a d’autres solutions, simples et efficaces, comme celle proposée dans cet article. Cette remarque vaut aussi pour le fuselage qui pour sa part laisse trop de place à l’improvisation. Quant aux indications concernant le montage, elles sont des plus succinctes voir brillent tout simplement par leur absence: pas d’indication des zones à évider ou des lignes de pliages, numéros de pièces non repris sur les vues éclatées, non identification des pièces devant être renforcées, bref une notice illustrée qui aurait mérité d’être un peu plus détaillée surtout si l’on s’adresse à des modélistes dont les compétences sont en rapport avec le niveau de difficulté indiqué.

    J’espère avoir montré quand même que, sur la base d’une maquette en papier, on peut se faire plaisir en se livrant à un certain  « pinaillage » et parvenir à un résultat plaisant.

    Dernière remarque : la peinture alu est très fragile et la colle blanche la ternie. Ceci ajoute encore un peu plus de piment à ce montage.


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  •   DSC02509

     

    Le NIEUPORT 23  distinguait du NIEUPORT 17 par le moteur : un Le Rhone 9JB de 120cv au lieu de 9JA de 120cv, et la position de la mitrailleuse vickers à droite sur le NIEUPORT 23 alors qu’elle était au milieu sur le NIEUPORT 17.

    Il y aurait eu également des modifications comme l’augmentation de la surface des ailerons et une nouvelle forme arrondie en arrière du capot moteur.  

     

    Normalement, j’ai un faible pour les modèles dessinés par MAREK dont j’ai déjà monté le BLOCH 152 et le WIBAULT 74.

    Ils sont très bien conçus et je dois dire que ses planches ont été une source d’inspiration pour le dessin de mes modèles.

    Comme vous allez le voir, ce modèle ne répond pas du tout à ce à quoi MAREK m'avait habitué.

     

    Le niveau de détail est minimum et suffisant pour réaliser en un temps raisonnable une belle maquette.

    Dommage que la mise en couleur soit aussi simpliste. C’est ce sur quoi je travaille actuellement pour mes créations. Ombres, traces d’usure, d’huile ou de boue améliorent grandement la présentation d’un modèle.

    La technique n’est pas facile à maitriser mais très intéressante à étudier.

     

    Préalable

     

    Aucune indication concernant le grammage du papier à utiliser ou l’épaisseur des cap et des renforts. Il est vrai que ce modèle est signalé de difficulté 5/5 donc réservé à des modélistes aguerris !

    J’utilise généralement du 220g pour mes modèles au 1/33, voir du 80g pour des petites pièces qui sont généralement contre collées sur du carton fort.

    En ce qui concerne les renforts, j’utilise essentiellement du carton 5/10 et du 10/10 suivant les besoins.

    Quand à la cap, on utilisera essentiellement de la 5/10 (ou 8/10) et de la 3/10 pour réaliser essentiellement les haubans.

    On protégera toutes les planches avec un fixatif.

    Comme à mon habitude, je monte en premier ce qui m’excite le moins. Je garde toujours le meilleur pour la fin. C’est une excellente recette surtout pour des travaux qui vont prendre un certain temps.

     

    Le moteur. 

     

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    Je vous conseille l’excellent  dossier  sur les moteurs « Le Rhone » téléchargeable à l’adresse suivante :

    http://www.hydroretro.net/etudegh/moteursdelegende_lerhone.pdf

    Il y a de très belles photos couleur du moteur qui nous concerne, et vous pourrez vous en inspirer pour améliorer le votre.

    Du fait de la large ouverture circulaire frontale du capot moteur, le moteur est bien visible. Il va donc falloir le soigner un minimum.

    Et là, grosse déception. Le moteur, tel que proposé, est inmontable. Le «  Le Rhone 9J » est, comme son nom l’indique, un 9 cylindres. Pourquoi le carter moteur est à 11 facettes, alors qu’effectivement neuf cylindres sont proposés ? De même les dessins de face et de profil du moteur sont aussi faux car ils représentent un 11 cylindres.

    Bref il va falloir, au minimum, redessiner le carter moteur. En se basant sur les dessins du dossier ci-dessus, le diamètre du carter avant S2 peut être considéré comme juste. Il va nous servir de base pour le dessin du nouveau carter. Pour ma part, je l’ai redessiné et mis en couleur sous AUTOCAD.

    En ce qui concerne les cylindres leur diamètre est trop faible d’1 mm environ surtout pour leur partie haute ou quelques enroulages de papier supplémentaires auraient donné un peu plus de réalisme. Comme le but est d’analyser un modèle « from the box », je les ai conservés tels que proposés. Les cylindres sont fermés par les culasses (c).  

    Ceux-ci sont roulés et collés après désépaississement(ou impression sur papier 80g) sur le champ d’un carton 10/10 dont le bord aura été arrondis. Une touche de gris aux extrémités remplacera avantageusement les « micro pièces prévues ». 

    On oubliera les tubulures d’échappement inmontables mais gratifiées quand même d’un croquis !

    Le plus simple est de les réaliser en fil de cuivre d’environ 1.4mm de diamètre (récupération bobinage moteur électrique). C’est rapide et réaliste puisqu’elles étaient en cuivre.

    Les tiges de culbuteurs en cap 0.3 sont cachées dans le dos des cylindres. On pourra se contenter de d’en équiper uniquement les cylindres inférieurs, visibles par l’espace entre le bas du capot et la cloison pare feu A.

    On pourra aussi pour ces cylindres, les équiper de bougies en cap 3/10.

    On n’en sera pas, pour autant, au bout de nos peines, car le diamètre du capot moteur est un peu juste pour accueillir notre moteur et des travaux d’ajustement s’annoncent nécessaires.

    Il est inimaginable que ce moteur ait fait l’objet d’une version béta, ou alors il faut m’expliquer.

    Quand est ce que Leif Ohlsson nous proposera au 1/33 des moteurs Le Rhone aussi beaux que son CLERGET au 1/16?

     Fermons la parenthèse et continuons.

     

    Le capot moteur (papier 220g)

     

    Rien que du très classique. Collage bord à bord des éléments avec renfort en papier fin. Collage des rondelles entre elles par points, en progressant lentement. Badigeonnage de colle à l’intérieur et mise en forme délicate à l’aide d’un outil de forme arrondie. Les deux ouvertures oblongues seront réalisées une fois le montage terminé. L’intérieur du capot pourra être peint couleur alu.

     

    Stabilisateur et dérive

     

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    La dérive est constituée d’un renfort évidé (14A) collé sur du carton 10/10.  Le renfort est à découper suivant les pointillés (et non suivant le contour extérieur), de façon à laisser une marge d’environ 1mm tout le tour pour le rabat des champs des habillages 14. Les champs de ce renfort sont à arrondir comme indiqué sur la planche. Je ne vois pas à quoi riment les évidements?

    Le stabilisateur ne pose pas de problèmes particulier mis à par que les contours des âmes devront être repris pour un ajustement  correct des revêtements. Pour la profondeur, je n’ai pas retenu le système de liaison par cap beaucoup trop compliqué. Un simple collage bord à bord dans la position souhaitée donnera toute satisfaction. A noter que le dessin des nervures extérieures ne correspond pas entre la partie fixe et les volets. Impossible à rectifier.

    A propos de la position des gouvernes :

    Quand cela est possible je ne représente jamais les gouvernes « alignées ». Je mets toujours la profondeur à piquer et je donne un léger braquage à la dérive. De même pour les ailerons. Je trouve que cela donne un peu plus de vie au modèle et est beaucoup plus conforme à la réalité lorsque l’appareil est au sol. Attention toutefois à mettre manche et palonnier dans des positions correspondant au braquage des gouvernes !

      

    Le train d’atterrissage

     

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    En ce qui concerne les roues, seule la pièce « a » est indiquée comme étant à contre coller sur du carton fort. En fait toutes devront être épaissies pour être en conformité avec le dessin de la planche 4 qui semble réaliste.

    A mon habitude elles seront montées sur une mini perceuse et mises en forme au papier abrasif. C’est rapide et le résultat est garanti. Un plat figurera l’écrasement des pneus au sol.

    L’assemblage des jambes ne pose pas de problème. Utiliser de la cap 5/10 pour les renforcer.

    L’habillage (20b) de l’essieu sera roulé autour d’une cap 8/10. Le carénage (19) ; viendra se positionner sur l’essieu « in fine ».

    Le train pourra être amélioré en faisant figurer les sandows servant d’amortisseurs qui seront réalisés en « fil au chinois » de diamètre approprié.

     

    La béquille

     

    Penser à contre coller la pièce (16c) sur une fine languette de feuillard métallique. Pour ma part j’utilise des étiquettes dites « de ferrailleur ».

     

    L’hélice

     

    Représentation on ne peut plus basique. Le mastic que je suggère de mettre de part et d’autre de la cap qui sert d’âme à l’hélice donne un peu de corps, mais il  y a mieux à cette échelle.

     

    La mitrailleuse

     

    Pas de difficulté particulière. Le corps est mis en forme autour d’une chute de carton ce qui facilitera sa réalisation. Une touche de peinture rouge sur la boule du levier d’armement finira cet élément.

     

    Le fuselage

     

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    On pourra percer les trous à l’emporte pièce dans le dossier du siège du pilote. Pour cela attention à bien faire coïncider les faces avant et arrière de cet élément. Le siège (4a) sera avantageusement collé sur une chute de carton 10/10 ce qui facilitera le collage du dossier.

    On poursuivra par l’assemblage du poste de pilotage, palonnier et manche dans des positions cohérentes avec la position choisie pour les gouvernes. Quand cela est possible j’évite de mettre les gouvernes au neutre. Cela donne un peu de vie au modèle. Vous remarquerez que sur ce type d’appareil, à, l’arrêt, la gouverne de profondeur est très souvent braquée vers le bas (donc manche en avant).

    Les pièces (2L et 2P) figurent les lisses et leurs raidisseurs qui viennent habiller l’intérieur du fuselage.

    Ces derniers sont représentés par deux fins traits bleus qui se croisent.

    La solution la plus élégante est de positionner les longerons et de simuler les raidisseurs par un fil de cuivre préalablement peint couleur acier et piqué dans les lisses. Le but est qu’il reste bien rectiligne.

    On trouve du fil de cuivre de faible diamètre dans les bobinages de petits transformateurs par exemple. Il y a aussi la solution de la cap mais le diamètre le plus faible que l’on puisse trouver est 3/10 ce qui donnerait 10mm de diamètre en réalité. Un peu épais pour des raidisseurs mais je les avais réalisé ainsi sur mon Bleriot XI et cela ne choque pas trop.

    Pour la partie arrière, le système de flancs assemblés avec des pattes ne vous permet pas d’avoir un fuselage géométriquement correct. Je ne vous cache pas que j’ai galéré pour obtenir quelque chose de correct. Je me suis résolu à y ajouter un faux plancher pour maintenir les flancs bien droits. Vu la forme simple de ce fuselage il aurait été plus simple de prévoir un habillage d’une structure rigide réalisée en carton fort.

    Sur cet élément viendront se greffer les parties arrondies du nez. A noter que sur les cotés de la pièce (6) figurent des trous à ouvrir et à habiller d’un petit tube en papier roulé et peint en noir pour figurer l’échappement (et l’admission ?) du moteur. Le moteur sera mis en place puis coiffé de son capot.

    Une fois réalisé, le fuselage recevra ses différents équipements. Le pare brise (transparent bien sûr) , l’appui tête (12) et la garniture du poste de pilotage (15) que l’on aura collé sur du carton 5/10 pour lui donner un peu de corps. L’emplacement du marche pied sera ouvert et habillé.

     

    L’aile supérieure

     

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    Un bon point pour le plan à l’échelle 1 de l’aile, bien pratique pour positionner les nervures. Quand à la méthode préconisée qui consiste à enfiler les nervures sur deux cap parallèles…. je demande à voir compte tenu de l’épaisseur des dites nervures. Heureusement que l’intrados est plat ! De plus il manque une encoche au peigne destiné à positionner les nervures.

    Pour monter ce type d’aile j’applique une méthode beaucoup plus simple pour un résultat impeccable. Cette méthode est préconisée par GPM pour le montage du BLERIOT XI ou di NIEUPORT 11. Je l’ai définitivement adoptée.

    Découper le contour échelle 1 de l’aile (papier 80g). Coller les nervures à leur emplacement sur ce support.

    Coller entre chaque nervure des entretoises en carton 1mm à l’endroit ou l’épaisseur du profil est maximum. Cela constituera une sorte de longeron. Ces entretoises doivent être légèrement en retrait par rapport à l’extrados des nervures pour ne pas se deviner une fois le revêtement en place.

    De même les longeronets de bord d’attaque des ailerons (25) seront contre collés sur du carton 5/10 avant d’être positionnés dans les ailes.

    Cette ossature à suffisamment de rigidité pour être manipulée sans risque. Il suffira de la coller sur la face interne de l’intrados du revêtement (pas de collage en l’air mais en appui sur une surface bien plane) et de rabattre et coller l’extrados dessus.

     Résultat : une aile parfaitement droite sans vrillage.

    Bien entendu le revêtement aura été mis en forme préalablement au niveau du bord d’attaque et de l’extrados et les passages des palonniers d’ailerons ouverts dans le revêtement de l’aile et dans le support papier des nervures avant collage.

    Restera à fermer les saumons par collage bord à bord.

    J’ai conservé le système de liaison par cap bien qu’un collage « en position » aurait permis d’obtenir un résultat identique.

    Les pièces 22b et 22c sont les habillages des ouvertures à pratiquer dans l’aile. Si celles destinées à accueillir les renvois d’ailerons (26) me semblent évidentes, il n’en est pas de même de l’ouverture centrale dont je ne comprends pas la justification est que je ne trouve nulle part sur la doc en ma possession ?

    Les renvois (26) sont évidés et collés en place (prévoir un axe pour les fixer en position, leur épaisseur étant plus faible que l’ouverture dans l’aile). Leur position sera fonction de la position des ailerons que vous choisirez. Ces ailerons sont actionnés par une tige indiquée « drut wire » sur la vue de profil du plan 3 vues.

     

    L’aile inférieure.

     

    Sa réalisation ne pose pas de problèmes particuliers. La réalisation du longeron en cap (27c) d’un seul tenant est facultative. Pour ma part j’ai juste laissé dépasser 10mm de cap à chaque extrémité des demi-ailes basses. C’est suffisant su procédez au montage de l’aile comme indiqué ci-dessous.

     

    Montage des ailes

     

    L’ordre de  montage pour le montage de la voilure est le suivant.

    Fixation des mats à l’intrados de l’aile inférieure.

    Montage des mats de support voilure sur le fuselage. Collage de l’aile supérieure sur le fuselage en veillant au bon équerrage de l’ensemble. Montage des demi-ailes inférieures. Celles-ci prendront automatiquement le dièdre voulu en s’accrochant aux pieds des mats.

    On pourra procéder au haubanage que j’ai réalisé à mon habitude en cap 3/10

     

    En conclusion

     

    Autant j’avais manifesté ma satisfaction lors du montage des BLOCH 152 et  WIBAULT 74, autant ce modèle m’a vraiment déçu. Difficile de croire qu’il soit, lui aussi, l’œuvre de MAREK.

    Moteur faux à reprendre entièrement, solutions inadaptées retenues pour le montage, difficulté d’identification de certaines pièces (22b et c, position de la pièce F qui ferme en fait le fuselage…), indications erronées pour le haubanage (le croisillonage latéral des mats supportant la voilure au niveau du fuselage n’existe pas, par contre le croisillonage des mats avant existe bien et ne figure pas sur le plan 3 vues). Bref, ce modèle de MAREK m’a déçu. A croire que le 5/5 de difficulté de montage indiqué est directement lié à la mauvaise conception de ce modèle!

     

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  • NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                      Profil et photo issus du site mentionné ci-dessous

    UN PEU D’HISTOIRE

    Le Nie-24 bis est une variante du Nie-24 mais conservant les empennages classiques.

    Concernant leNie-24, la nouveauté est l’emploi d’un profil à intrados plat (au lieu du profil creux des versions précédentes), et d’ailerons non débordants à bouts arrondis. L’armement est constitué de deux mitrailleuses de capot synchronisées et il est équipé d’un moteur rotatif Le Rhone de 120cv. 

    Et pour ceux qui voudraient en savoir plus je ne peux que conseiller le Docavia consacré aux avions NIEUPORT ou le document téléchargeable de G. Hartmann « les Nieuport de la guerre ».

      Le modèle représenté est un NIEUPORT 24 bis ayant appartenu à l’escadrille 501 basée de septembre 1917 jusqu’à la fin de la guerre à l’extrême Ouest du front dans la ville de Koritza au sud de l’Albanie.  Cette unité fut dissoute en 1919.

    Pour en savoir plus sur l'histoire de cette escadrille:

     http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille501.htm

    LA MAQUETTE

    Voilà l’exemple même d’une maquette bien pensée,bien présentée, et d’une difficulté de montage accessible à tout modéliste dégrossi. 

    En plus de la pochette, il est possible de se procurer les planches en carton fort, découpées au laser, qui reprennent les pièces de structure et celles nécessitant d’être renforcées.

    Ces planches sont au nombre de deux (épaisseur 5/10 et 10/10).

    Pour acquérir cette maquette il vous faudra débourser 7.2€ et rajouter 4.8€ pour acquérir le set de planches prédécoupées (hors frais de port).

    La pochette est en carton glacé de belle qualité, au format A4. Sur la couverture figure une photo couleur (légèrement retouchée) de la maquette.

    Le coin supérieur droit porte l’indication 12/2013, ce qui confirme l’édition récente de cette maquette.

    La difficulté de montage est indiquée 2 sur 3, difficulté que je juge réaliste ayant eu déjà l’occasion de monter le NIEUPORT 11 BB de la même veine et du même éditeur.

    Imprimées à l’intérieur de la pochette : deux photos en noir et blanc de la maquette et la notice de montage en polonais. A ce sujet, il devrait être de règle, que soit proposée une version anglaise de la dite notice.   

    La pochette renferme une planche couleur format A3. Le papier s’apparente fort à du papier 180g.

    Une deuxième planche, au même format, en papier 80g, imprimée d’un seul coté, propose un plan 4 vues, des dessins de montage, ceux des pièces à contre-coller sur du carton fort (pour ceux qui n’auront pas acquis le set de planches prédécoupées) et le dessin des pièces en fil d’acier (cap).

    Ces deux planches, pliées en deux, sont agrafées au centre de la pochette.

    PREMIERES IMPRESSIONS 

    Des photos de la maquette prouvent que la maquette proposée est « montable », et que la conception de celle-ci, quoique simple (je n’ai pas dit simpliste), est aboutie.

    Ce n’est pas toujours le cas, malheureusement. Beaucoup trop de modèles sont proposés avec des choix de conception démontrant une réelle inexpérience en la matière. Ces modèles, généralement impossibles à monter, ou au résultat final décevant, sont à bannir et je les dénoncerai chaque fois que j’aurais l’occasion d’en examiner les planches. Les diffuser de manière payante relève de la pure escroquerie.

    La tentative pour représenter les ombres est parfaitement louable mais, dans le cas présent, je la trouve particulièrement ratée. Normalement, le Nieuport 24 à ses ailes coffrées du bord d’attaque jusqu’au longeron alors que la maquette a été traitée comme s’il n’existait pas de coffrage. Pour la voilure la zone ou l’entoilage est au contact des nervures est beaucoup trop  large. Les cocardes donnent l’impression d’être translucides. Impossible à rattraper. Par contre la représentation des ombres le long des lisses du fuselage est acceptable. 

    Le contre plaqué qui habille les flancs de l’habitacle est représenté de couleur jaune, choix pas particulièrement heureux, alors qu’il semble que cet habillage soit resté bois naturel, tout au mieux vernis.

    A propos de la planche de renfort découpée au laser. Il est vrai qu'elle fait gagner du temps au montage mais je trouve le carton pas assez dense. Je lui préfère le carton rigide de la même épaisseur que l'on trouve dans les magasins de loisirs créatifs.

    Le temps d'une ou deux soirées tout en jetant un oeil à la télé, et le découpage de ces fameuses pièces à renforcer est réglé. Affaire de goüt....et de plus cela vous permet de passer la soirée en famille. Excellent pour la paix des ménages.

    LE MONTAGE

    Comme déjà maintes fois indiqué (et justifié), je commence par le montage de tous les sous ensembles que je réunis " in fine ". 

    Le siège pilote.

     

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                                               Le siège revisité avec sa ceinture

    Il est proposé en carton prédécoupé. Je n’en ai conservé que la partie siège, le dossier étant tiré de la planche couleur. Après en avoir ouvert tous les trous d’allègement (je suppose) à l’aide d’un emporte pièce, ce dernier a été collé sur le champ du siège. Un filet de peinture argent soulignera le champ du dossier.

    Ce dernier sera équipé du harnais tiré de la planche GPM du NIEUPORT 23 de CARDBOARD MODEL. 

    L'hélice

    J’ai conservé celle proposée sans utiliser le renfort en carton prédécoupé. Elle est basique de conception mais la façon dont est représentée le lamellé collé compense un peu sa rusticité. 

    Les empennages

     

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                         Les renforts sont à mettre en forme soigneusement....pour un résultat correct.

    On utilisera les âmes en carton fort. Concernant le plan fixe, penser à ouvrir les deux trous oblongs du passage des câbles de la commande de profondeur. Ces deux trous nous serviront à centrer le revêtement.

    Le concepteur a considéré que le pourtour de ces éléments était affiné ce qui est une erreur. Ceux-ci étaient réalisés en tube cintré, donc, les bords de ces éléments étaient arrondis.

    Je n’ai pas cherché à rattraper cette erreur sauf pour la dérive, le revêtement s’y prêtant.

    Le moteur

     

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                                     Le rototo et son hélice tel que proposé.

    Celui-ci est un LE RHONE 9J. Sa représentation est basique. Dans la mesure où, sur ce type de moteur, les tubulures d’admission et les tiges de culbuteurs sont dans le dos du moteur, celles-ci sont donc  masquées par ce dernier. De plus, le capot annulaire masque une bonne partie du moteur. Seule une ouverture en demi-lune à la jointure du bas du capot avec le fond du fuselage permet, en vue arrière, de distinguer deux ou trois cylindres, tout au plus.

    Le moteur sera donc assemblé « from the box » en utilisant les renforts prédécoupés proposés. Pour les moins courageux, seuls trois cylindres pourront être équipés de leurs accessoires (tubulures et tiges culbuteurs) pour les raisons évoquées ci-dessus.

    Question représentation du 9J on peut faire mieux. J'ai en préparation un tel moteur. Nous aurons l'occasion d'en reparler.

    Capot moteur

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                      Noter les bandelettes de renfort.                    De même à la jonction des anneaux.

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                                        Résultat après travail de mise en forme

    J'ai supprimé les pattes de jonction au profit d'un collage bord à bord qui évitera toute sur épaisseur disgracieuse. Ce collage bord à bord est renforcé par une bandelette de papier fin.

    Toujours collage bord à bord des différents anneaux (prendre son temps). Renforcement de l'interieur du capot avec des bandelettes de papier, puis appliquer une fiche couche de colle blanche qui donnera une certaine rigidité au capot et permettra de le travailler par l'intérieur, pour en approcher au mieux le galbe.

    Une couche de peinture gris clair pourra ètre appliquée à l'intérieur du capot.

    On pourra réaliser ensuite la cloison par feu (le couple qui supporte le moteur).

    Le fuselage

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       Ingrédients du poste de pilotage minimalistes mais suffisants et en rapport avec le niveau du modèle.

    Là on attaque les choses sérieuses en commençant par le poste de pilotage. Il faut partir du principe qu'à part le siège, l'on ne verra pas grand chose par l'ouverture qui y donne accès.

    A mon habitude, je donne une position au manche et au palonnier, en concordance avec la position que je donnerai à la dérive et aux ailerons.

    Les parties métalliques seront tirées d'une corde à piano 8/10 et peintes en gris après y avoir appliqué une couche d'appret blanc.

    Je doute de la conformité de la position des deux cadrans. Qu'à cela ne tienne, ils recevront une goutte de colle blanche coté cadran qui en séchant leur donnera une certaine transparence.

    Le siège sera posé sur son support et nous pourrons refermé l'habitacle.

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                                 Premier anneau                                                Deuxième anneau

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                A noter le réservoir d'huile (quart de cercle) figuré sur la cloison pare feu

    On mettra progressivement en place couples et revètements qui habilleront la partie avant du fuselage.

    Et là, gros problème. Le fuselage, une fois tous les tronçons empilés, prend une forme "bananoïdale". Bref, c'est loupé. Une seule solution, tout refaire. J'ai bien pris la précaution de scanner les planches avant d'attaquer le montage, mais le rendu n'est pas terrible.

    La solution m'est venue en parcourant le site ECARDMODELS. Je me suis rendu compte que l'éditeur FIFTER'S proposait ce même modèle. Avantage: il est téléchargeable donc pas de frais de port. aussitôt dit aussitôt fait.

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

                                                               En dessous la planche FIFTER'S

    Surprise agréable la représentation des ombres, que je trouvais si peu réussie, se trouve atténuée à l'édition du PDF. Merci mon imprimante?

    On récupère donc ce que l'on peut et on reprend l'assemblage du fuselage et on recommence.

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33L           Le fuselage, bien rectiligne ce coup ci.                        La forme évasée du nez

    La partie qui demande le plus de soin concerne la forme "évasée" du nez et qui est constituée de trois troncs de cônes qui ne peuvent ètre réalisés séparément. L'habillage se pose, bande après bande, sur la structure, d'où la difficulté de respecter cette forme particulière du fait de la relative souplesse de la"baignoire". ne permettant pas de centrer les couples avec précision. Une solution aurait été de contrecoller la structure de cette "baignoire" sur du carton fort pour la rendre indéformable. Je tacherai de m'en souvenir.

    Le train d'atterrissage

    NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33NIEUPORT 24BIS de GPM au 1/33

          Les ingrédients pour le nouveau train                        Le nouveau train en place

    Là je n'ai pu me résoudre à assembler celui proposé qui n'est qu'une caricature du réel. A défaut d'une  reproduire à l'identique, je me suis attaché à donner à l'ensemble un minimum de réalisme. Le train est suspendu par sandows et l'arbre des roues, d'une seule pièce, peut débattre de chaque coté dans des lumières verticales pratiquées en bas de chaque jambe. On ne peut imaginer plus rudimentaire.

    J'ai donc ouvert les lumières sur les jambes de train et j'ai simulé les sandows avec du fil de lin que l'on trouve aussi sous le nom de "fil au chinois".

    A noter le plat sous les pneus pour simuler leur écrasement. Cela prend quelque secondes mais c'est le genre de détail que j'aime, même s'il ne se remarque pas immédiatement.

    Les habillages coniques de part et d'autre des roues sont un peu trop proéminents et auraient gagné à voir leur conicité réduite.

    Parlons renfort de certaines pièces

    Il est pour le moins curieux qu'aucun renfort ne soit indiqué pour des pièces comme les mats entre plans ou les jambes de train. Il est vrai qu'une maquette en papier n'est pas un jouet, donc n'est pas amenée à ètre beaucoup manipulée. Dans le cas présent, j'ai renforcé tout ces éléments en y noyant une fine cap (5/10 dans le cas présent).

    Avantage, en plus d'une certaine rigidité, cela donne du corps aux mats et les rapproche ainsi de leur forme ovoïde originale. De plus en laissant dépasser les extrémités de la cap de quelques dixièmes, on bénéficie de pions de centrage bien pratiques au moment de l'assemblage.

    La mise en croix

    Il faut veiller au parfait équerrage de l'ensemble. Certaines implantations comme ceux des mats avant de support de l'aile supérieure, l'aboutissement de certains cables sur le fuselage, la position des guignols des commandes de profondeur et direction ne sont pas repérés et le plan 3 vues n'est pas toujours explicite à ce sujet. Heureusement il y internet pour les infos manquantes. Les haubans et différents cables de commandes sont réalisés en cap de 3/10 comme à mon habitude. Ce n'est pas à l'échelle mais c'est le plus petit diamètre de cap disponible. Visuellement cela ne choque pas trop.

    J'ai fait l'impasse sur les articulations des gouvernes et ai collé directement ces dernières par quelques points de cyano, dans les positions choisies. Les rectangles de papier supposés les représenter ont été directement à la corbeille.

    Le support de la béquille arrière a été épaissi pour coller un peu mieux à la réalité mais sans trop de bonheur, la forme devant ètre plus galbée (en goutte d'eau).

    J'ai conservé aussi le capot issu du kit GPM. Le fait qu'il soit un peu plus foncé ne se remarque pas particulièrement, mais surtout cela m'a évité de refaire cette pièce qui nécessite quand même du soin pour sa réalisation.

    Ne pas oublier le marche pied coté gauche ni les tubulures d'admission sur les flancs devant le poste de pilotage.

    Bilan final:

    Plus mitigé a l'issue de ce montage. Si globalement cette maquette est plaisante, l'impasse sur un train d'atterrissage un peu plus réaliste est surprenant. De même les bords marginaux des empennages horizontaux, en lame de couteau, auraient pu ètre traités de façon plus conforme.

    Mais cela donne des idées pour une future (?) conception.

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