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    Passionné par les avions français et, de surcroit, à nos couleurs, la découverte d’un tel modèle ne pouvait me laisser indifférent.

     Je me le suis donc procuré sur le site   http://ecardmodels.com  au prix de 6.95 USD.

    J’avais fait part de mes premières impressions, à réception des planches, sur mon blog http://criquet.over-blog.com/categorie-11474848.html

    Je ne résistais pas longtemps à la tentation de le monter, et je vous en présente un montage succinct en insistant sur les points qui m’ont posé des difficultés et la manière dont je les ai résolus. De même je vous proposerai certaines améliorations simples.

    Inutile de préciser que, la construction de ce modèle demande une certaine expérience pour ètre menée à bien.

    DOCUMENTATION

    Elle ne manque pas sur le sujet.

    Pour ma part, je me suis servi des articles parus dans le FANA DE L AVIATION n°s 9 – 10 – 11 et 17 ainsi que des n°s 57 et 58 ou en est analysé le montage de la maquette plastique HELLER au 1/72.

    Pour les inconditionnels de cet avion, je citerai l’ouvrage de Serge Joanne : « Le Bloch MB 152 » dans la collection Histoire de l’aviation, aux éditions  LELA PRESSE.

    BREF HISTORIQUE   (tiré de l’ouvrage cité ci-dessus)

    Evolution du Bloch MB-151, seulement 150 chasseurs sur 482 sortis des usines de montage, ont été utilisés au combat. Un nombre important de ces avions est resté en service dans les escadrilles de chasse du Régime de Vichy.

    Théoriquement pourvu de 2 canons de 20 mm et de 4 mitrailleuses, le Bloch 152 était l'un des chasseurs français les mieux armés, mais le manque chronique de canons lui fit perdre une grande partie de son potentiel offensif.

    Le Bloch MB-152 était équipé du moteur Gnôme-Rhône 14N-25 de 1080 Cv ou du moteur 14N-49 de 1100 Cv, lui permettant d'atteindre la vitesse de 515 km/h.

    Son armement théorique aurait dû être composé de 4 mitrailleuses de 7,5 mm et 2 canons de 20 mm.

     PRESENTATION DU MODELE

    Il est proposé sous forme d’un fichier pdf téléchargeable au format A4.

    Il est constitué de 6 planches, en plus de la couverture couleur, et d’un plan 3 vues, (4 comportant les pièces, 2 avec des vues éclatées).

    Je déplorerai seulement l’absence d’un minimum de conseils comme, par exemple, le grammage du papier à utiliser, le diamètre des cordes à piano et l’épaisseur des renforts à utiliser.

    Je l’ai imprimé sur du papier 160g (CLAIREFONTAINE DCP ref 1842). Le carton de 10/10 s’avère trop épais pour certains renforts et il vaut mieux se limiter au 5/10 ou 6/10.

     CONSEIL PRELIMINAIRE

     Rarement j’utilise les languettes qui servent à renforcer les collages bord à bord. Je les remplace avantageusement par des languettes de papier de soie. Je vous renvoi à l’article « alternative aux pattes de jonction » à la rubrique http://criquet.over-blog.com/categorie-10579527.html

      LE MONTAGE

     J’ai commencé par le fuselage qui constitue le « gros morceau » de la maquette.

     

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    Le moteur est représenté succinctement, ce qui, en soit, n’est pas gênant, car, une fois en place, on ne verra plus grand-chose.

     

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    Les tiges préconisées sont en nombre insuffisant. L’erreur est liée à une mauvaise interprétation des tiges de culbuteurs. Une très belle photo du moteur Gnôme-Rhône 14N-25 est proposée à l’adresse suivante http://www.ww2aircraft.net/forum/engines/engine-15128.html

    On se contentera de représenter les 28 tiges de culbuteurs par de la cap de 5/10. Issues deux par deux du carter moteur, les extrémités seront collées de part et d’autre de chaque cylindre, faute de pouvoir les raccrocher à un semblant de cache culbuteur. Ce n’est pas grave car, encore une fois, on ne verra pratiquement rien du moteur une fois celui-ci en place.

    Le montage de l’hélice est du grand classique pour ceux habitués à l’assemblage de tels appendices. Je trouve toujours disgracieux l’âme en cap qui ne manque pas d’apparaitre sous le revêtement, mais je ne vois pas comment l’éviter.

     

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    L’assemblage du capot moteur ne présente pas de difficulté particulière. Les éléments constituant la partie conique s’ajustent parfaitement soulignant la précision de leur dessin. Je conseille de glisser une rondelle de carton fort à l’intérieur du capot qui le maintiendra en forme pendant son montage.

     

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    Le moteur rentre « pile poil » dans le capot et je me suis contenté de peindre en chamois l’intérieur de ce dernier en faisant abstraction de l’habillage intérieur gris préconisé. Le chamois était utilisé pour les protections internes visibles parfois de l’extérieur : capot moteur et ses volets, volet d’intrados et volet d’intrados. Vous pourrez de même, peindre de la même couleur, les entrées du radiateur d’huile ainsi que les paries internes visibles de la prise d’air additionnelle.

     

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    Les échappements seront collés en place après avoir peint leur intérieur en noir mat. Attention à leur position orientée vers l’arrière.

    Etape suivante : l’assemblage du poste de pilotage. Dommage que la couleur soit fausse. Il aurait du être bleu nuit mat (sauf les parties visibles dans les fenêtres arrière latérales triangulaires qui auraient du être chamois protection). Difficile à rectifier. J’ai envisagé un moment de redessiner sous autocad les pièces incriminées pour leur attribuer les bonnes couleurs, puis j’ai laissé tomber. J’ai déjà ce type de travail en cours sur un SPAD, et je n’en vois pas le bout !

     

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    L’habitacle est bien rempli et le niveau de détail est correct. J’ai simplement rajouté les deux sangles du harnais qui passent entre les jambes du pilote et j’ai déposé une goutte de « Crystal clear » sur les différents cadrans pour leur donner un peu de relief.

     

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    Le revêtement intérieur doit être positionné avec soin en partant de la verrière. A noter les petits traits matérialisant, sur chaque pièce, l’axe longitudinal qui facilitent grandement l’opération. A respecter impérativement

    Les fenêtres arrière latérales sont garnies d’une fine feuille de rhodoïd prise en sandwich entre les deux revêtements. C’est quand même plus joli une verrière transparente, surtout à cette échelle.

     

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    Une fois les différents tronçons du fuselage réalisés, ce sera au tour de l'aile: un morceau de choix!

    La difficulté est liée à la double flèche du bord d’attaque de l’aile. Je suis admiratif devant le développé de l’habillage intérieur du logement des trains. Je serais curieux de savoir comment il a été élaboré. Du grand art.

     

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    Les ajustements sont nombreux et, après une tentative malheureuse, je me suis décidé à réaliser entièrement les deux revêtements, puis de les enfiler (comme un gant) sur la structure. Il suffit ensuite d'encoller les longerons par les logements du train.

     

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    Auparavant, on aura pris soin de mettre en place, au dos des revêtements, les sorties d’éjection des douilles des canons de même que les longeronets sur lesquels sont fixés la cap en U permettant la fixation ultérieure des ailerons.

    A noter que pour le bord de fuite de l’aile comme pour la fermeture du saumon, je n’ai pas utilisé les pattes prévues à cet effet jugeant l’épaisseur ainsi engendrée disgracieuse.

     

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    On peut représenter le phare d'atterrissage, au bord d'attaque de l'aile gauche, de façon plus réaliste.

    Après découpe de son emplacement, une fine feuille de rhodoïd transparente est collée à l'intérieur du revêtement. Une rondelle d'alu ménager en guise de réflecteur, une tête d'épingle peinte en jaune pour l'ampoule, et le tour est joué.

     

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    Comme vous le constaterez, les nervures 40j ne tombent pas à l’emplacement prévu dans le logement du train. 5mm d’écart environ. Il faudra coller une mince bande de papier gris pour masquer cette zone.

    La réalisation et la mise en place des ailerons ne posent pas de problèmes particuliers. Leur fixation sur l’aile en les fichant sur les « U » en cap est une bonne idée en soi, mais pourquoi ne pas avoir adopté le même système pour la les volets de profondeur et de dérive ?

    Passons à l’assemblage du fuselage. On commencera par en coller le tronçon central sur l’aile. C’est le moment de réaliser la verrière. Elle peut ètre réalisée opaque. Les plus courageux pourront la mouler. Comme elle est développable cette solution n’est pas indispensable et je l’ai écartée. J’ai opté pour la représenter transparente et ouverte. Pour ce, j’ai imprimé deux fois les armatures : un jeu pour l’intérieur et un pour l’extérieur. Après détourage, elles seront contrecollées à la colle blanche sur une mince feuille de rhodoïd. Après avoir marqué légèrement les zones de pliage au cutter, on procédera à la confection de la partie avant qui sera collée à la cyano sur le fuselage. La partie coulissante, représentée ouverte, indépendamment de simplifier la réalisation, laissera visible l’aménagement intérieur. Le top !

     

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    La réalisation de l’empennage ne pose pas de difficultés particulières hormis les carénages de raccordement au fuselage qui demandent un peu de soin. Une cap de 3/10 sera noyée dans le haubanage du plan fixe pour le rigidifier. Ce dernier est trop long et devra être raccourci d’une dizaine de millimètres .Les carénages inférieurs de ce haubanage renferment les feux de position arrière. Une touche de peinture argent fera l’affaire pour en simuler le verre.

     

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    Un peu de piqueur pourra être donné au volet de profondeur et un angle léger au volet de dérive, sous réserve d’avoir mis manche à balai et palonnier en position cohérente !

    Nous arrivons au point qui m’a donné le plus de soucis et dont le résultat est tout juste satisfaisant : les raccords karman de l’aile sur le fuselage. Je ne doute pas de la précision « mathématique » du tracé de ceux-ci mais, entre le rendu sur la planche à dessin, et la mise en forme sur le modèle, il y a un monde.  C’est pour cela que j’aime bien que des photos du modèle accompagnent les planches. Il est vrai que c’est le problème propre au rendu de surfaces non développables par des éléments développables. Ce serait à refaire, j’aurais imprimé ces éléments sur du papier 80g beaucoup plus malléable que le 160g.

     On réalisera les carénages d’intrados des canons en s’aidant du dos d’une cuillère pour leur donner leur forme bombée. La prise d’air additionnelle rejoindra l’intrados de la voilure.

     

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    La réalisation du train d’atterrissage et de ses vérins de relevage ne présente pas de  difficulté particulière. J’ai tourné les roues selon mon habitude « des roues bien rondes » http://criquet.over-blog.com/10-categorie-10579527.html sur une mini perceuse. Il est important de positionner le train, en respectant ses différents calages, sur la cellule. Le plan trois vues fourni n’est pas d’un grand secours car il représente l’appareil trains rentrés. Je me suis donc reféré au plan trois vues publié dans le FANA. Les trappes viendront se positionner sur le train après avoir été galbées pour reprendre le profil de l’intrados de l’aile à ce niveau. Les plus pinailleurs pourront représenter le circuit de frein. Je ne l’ai pas réalisé faute d’une doc. suffisante (je ne possède pas l’ouvrage de Serge Joanne).

     

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    Après avoir mis en place la béquille de queue notre volatil pourra reposer sur son train et nous pourrons y greffer les appendices restants.

    Les canons doivent être « roulés » sur une cap de 6/10. Si vous partez d’une impression sur du papier 160g, il faudra sérieusement le délaminer « petits tubes de papier » http://criquet.over-blog.com/categorie-10579527.html J’ai conservé un bout de la cap à l’intérieur du tube pour leur conserver un peu de rigidité.

    Puis ce sera au tour du tube pitot sur l’aile gauche et des antennes dorsales et ventrales (un peu large en ce qui concerne la dorsale selon la doc. en ma possession), sans oublier le viseur de secours devant le pare brise.

     

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     EN GUISE DE CONCLUSION

     Un beau modèle d’avion Français comme je les aime, bien pensé et très précis au niveau du dessin. Un petit regret : pourquoi ne pas avoir donné la possibilité de le représenter volets baissés, cela lui aurait donné un plus indéniable et puis, s’il vous plait Monsieur MAREK accompagnez vos planches de photos, au moins du modèle terminé, vous y gagnerez en crédibilité, car, en ce qui concerne la réalisation des karmans, je demande à voir !

     

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  • YAK 3 de OREL au 1/33

    Au bout de 3 ans de campagne, le groupe Normandie – Niemen se vit affecter des YAKOVLEV YAK 3. Prés de 300 avions ennemis furent abattus avec ce type d’appareil si bien que Staline permit, en guise de récompense, à tous les pilotes Français, de rentrer chez eux avec leurs avions personnels.

    Roger Marchi eu une carrière de pilote de chasse exceptionnelle, notamment au sein de cette célèbre escadrille, où ses treize victoires homologuées lui donnaient l'un des très beaux palmarès de ce groupe d’élite.

    C’est son appareil que OREL, maison d’édition ukrainienne, nous propose de monter. J’avais été déçu à l’examen des planches de l’UT1 du même éditeur, mais l’examen du contenu de la pochette me convainquit que ce YAK 3 n’avait rien de comparable avec ce que j’avais pu précédemment constater.

    Je me suis donc  lancé dans l’aventure et vous propose un condensé du montage de cet appareil.

    Je ne reviendrai pas sur le descriptif de la pochette celle-ci ayant fait l’objet d’une analyse dans la rubrique dédiée à cet effet.

    La seule chose qui mérite d’être noté est la conception générale du modèle. La structure est constituée de volumes. Si cela présente l’avantage d’assurer une parfaite rigidité de l’ensemble, il est impératif que leur géométrie soit parfaite si l’on veut éviter tout risque de vrillage.

    Le fuselage est constitué d’une partie centrale avec le poste de pilotage sur lequel viennent s’enfiler les parties avant et arrière. Inutile de préciser que tout cela doit parfaitement s’ajuster ce qui promet une belle partie de plaisir.

    J’assemblerai donc, en premier, cette partie centrale qui recevra les éléments du poste de pilotage, ce qui me donnera une idée du « niveau «  de la maquette, du point de vue des détails.

    Bien entendu, vu que la possibilité nous en est offerte, nous le présenterons volets baissés et verrière ouverte.

    LE POSTE DE PILOTAGE  

    Le positionnement des différentes surfaces mobiles, autrement que dans l’axe, est possible. Reste à mettre palonnier et manche dans des positions cohérentes si l’on veut utiliser cette possibilité. J’ai commencé par refaire le manche  dans une chute de tube alu beaucoup plus réaliste que celui proposé plat. Je l’ai positionné légèrement à piqué et sur le coté ce qui me permettra de travailler la position des ailerons et de la gouverne de profondeur.

    YAK 3 de OREL au 1/33

    Attention à découper et mettre en forme tous les éléments avant de procéder à leur assemblage. Il y a un ordre de montage à respecter (et à deviner) en particulier pour la mise en place du plancher à travers le couple du tableau de bord.

    L’aspect du siège est réaliste avec son baquet destiné à recevoir le parachute sur lequel  le pilote est assis, est remarquable. Le harnais est bien représenté, bien que son système de bouclage ne figure pas (un détail….).

    J’ai pris l’option de représenter en transparent le blindage vitré dans la nuque du pilote. Les patrons des parties vitrées sont collés sur une chute de rhodoïd à la colle blanche. Une fois la colle sèche, les vitrages sont découpés et trempés dans de l’eau pour aider le papier à se décoller. Le collage du rhodoïd sur le support se fera à l’araldite rapide. Avantage : pas de risque de trace d’opacité, inconvénient : il faut attendre que cela sèche, ce qui n’est pas un problème, puisque nous prenons notre temps pour ce montage, n’est ce pas ?

    La petite goutte de « crystal clear » sur les cadrans donnera la transparence voulue aux divers instruments du tableau de bord.

    HELICE ET CONE

    YAK 3 de OREL au 1/33

    L’hélice est prévue mobile. Pour ceux que cette option séduit un axe en papier roulé est prévu. Pour ma part elle sera fixe et collée à son emplacement. Les maquettes ne sont pas des jouets et une hélice mobile n’apporte rien au modèle.

    J’ai respecté le montage du cône en reliant les trois troncs de cône qui le composent avec  les pattes de jonction prévues,  et en omettant les rondelles intermédiaires (hormis celle de la base). J’ai préféré remplacer le tube du canon en papier par un tube plastique de diamètre adéquat, le nez étant assez exposé dans les manipulations.

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    Ce sont les plus belles pales qu’il m’est été donné d’assembler. Leur rendu est excellent, jusqu’aux petits marquages sur les pieds de pales.

    Je ne peux que conseiller de confectionner un gabarit pour le collage angulaire des pales (120°) comme pour leur géométrie dans le plan vertical, et, bien entendu leur pas compte tenu que le sens de rotation est antihoraire lorsque l’on se place face à l’appareil.

     LE NEZ

    J’ai préféré garder ma bonne vieille méthode du collage bord à bord pour la mise en forme du capotage inférieur. C’est net et sans risque de voir se deviner, en lumière rasante,  les languettes de collage .Petite nouveauté : j’ai renforcé ces collages par des bandelettes de papier sulfurisé (prélevé dans le tiroir de la cuisine….), en lieu et place du papier de soie (utilisé en couture), que j’emploie habituellement.

    J’avais un doute quant à sa facilité de mise en œuvre, mais il n’en est rien. Le résultat est excellent et la solidité bien supérieure au papier de soie, ce qui permet de travailler les formes arrondies par l’intérieur de l’assemblage avec énergie (modérée quand même), sans risque de rupture du renfort. Une fois cette partie refermée sur elle-même, on y glissera les couples prévus qui renforceront sa rigidité.

    J’ai eu du mal à positionner la partie supérieure du capotage moteur. Ceci est lié à l’empilage de renforts et éléments divers sur la structure de base qui rend aléatoire la bonne jonction entre les différents éléments du recouvrement.  Problème classique de la chaine de cotes, bien connue des dessinateurs industriels. Un empilage de petites surcotes peut engendrer des catastrophes, et je trouve la conception du nez bien complexe pour un résultat quelque peut aléatoire, car, comme déjà dit, aucun rattrapage n’est possible.  Encore une fois, il vaut mieux couper trop court au niveau des jonctions que garder du gras. Un principe donc : découper les pièces systématiquement à l’intérieur du trait de contour.

    ASSEMBLAGE DU FUSELAGE

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    Deux « coiffes », avant et arrière, viennent s’emboiter sur la partie centrale (poste de pilotage). Une est constituée par le capot moteur, l’autre, par la partie arrière du fuselage. Si l’assemblage de la partie arrière ne pose pas de problème particulier. Il n’en est pas de même de la partie avant dont j’ai trouvé la conception particulièrement compliquée.

    Cette conception par habillage de volumes est mathématiquement  parfaite. Le problème vient du fait qu’il est très difficile de réaliser, avec la plus grande rigueur dimensionnelle, ces volumes. Le marquage du pliage, particulièrement au dos, est difficile à réaliser de façon précise. De plus, toute retouche de pli, à postériori, est quasi impossible.

    Un conseil donc : réaliser les « volumes » constituant la structure avec le plus grand soin, en veillant à ce que les cotes finales soient plutôt inférieures que supérieures, aux cotes théoriques.

    Seule entorse au papier, les échappements sont tirés de gainetubulaire plastique peinte en brun foncé.

    LE TRAIN PRINCIPAL

    On commencera par réaliser leur logement dans l’aile. A noter le petit bloc de balsa en guise de renfort à l’endroit où viendra se fixer les trains.

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    Les roues sont réalisées par tournage à la mini perceuse.

    La représentation des fourches est ambiguë. Je me suis servi de l’élément proposé et à l’aide d’un bon garnissage de « putty » j’ai essayé de donner une allure plus réaliste à cet élément. Visiblement l’interprétation de cet élément n’est pas en rapport avec le niveau général de la maquette.

    LA ROULETTE DE QUEUE

    Attention, la partie imprimée de la « boite » la renfermant est à l’intérieur. Je sais, c’est idiot, mais j’ai failli me faire avoir…

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    J’ai enroulé le support de la roulette sur un tube alu de diamètre adapté (boite à rabiots), toujours dans un souci d’un minimum de solidité. Par expérience c’est une pièce fragile, et une fois la roulette affaissée, c’est irrattrapable. Dans la notice il est préconisé l’utilisation de corde à piano 5/10 et 8/10 sans autre précision. J’ai donc tiré le support de la roulette de longueurs de fil de cuivre 5 /10 (toujours la boite à rabiots) plus faciles à mettre en forme que de la cap. La forme est sur la vue correspondante de la notice, et à l’échelle 1 !

    La roulette est tournée dans le mandrin d’une mini perceuse, mais je ne reviendrai pas sur le procédé de réalisation, maintes fois évoqué dans mon blog.

     

    LES AILES

    Il est possible d’envisager une présentation du modèle volets d’intrados rentrés ce qui serait dommage mais réduirait de façon sensible, le temps de montage.

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    Bien entendu j’ai écarté cette possibilité. Il convient de préparer à l’avance tous les éléments constituant le revêtement et de vérifier la position de chacun avant de procéder au moindre collage. Pour information, j’ai abandonné définitivement le feutre gris clair,  beaucoup trop foncé pour les champs de cette couleur, au profit d’une couleur acrylique passée au pinceau.

     

    EN CONCLUSION

    Si mathématiquement parlant, la conception de ce modèle ne souffre aucune critique il n’en est pas  de même de la logique utilisée pour cette conception.

    On a l’impression que cette maquette n’a pas été pensée comme une maquette en papier. Les empilages d’éléments sont trop nombreux et créent des dépassements de cotes finales. Tout se passe comme si les éléments avaient été dessinés « trop justes ».

    De ce fait le montage de ce modèle est particulièrement délicat, réservé à des modélistes avertis

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  • Après le Morane AI et le Morane Saulnier type N, je me propose de vous faire découvrir la réalisation d’une « vieille toile » en l’occurrence le Blériot XI.

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     C’est à bord de ce type d’aéroplane que Louis Blériot à traversé la manche, par la voie des airs, pour la première fois le 25 juillet 1909.

    Vous trouverez de belles photos de cet appareil sur les sites suivants :

    http://www.mapica.org/modules/bleriot/b-hist.php

    http://perso.orange.fr/aircollection/bleriot.htm


    Le modèle nous est proposé par GPM et est classé 3/3 au niveau de la difficulté d’assemblage, ce qui est justifié, à mon avis.

    Si vous êtes pressé, du genre de ceux qui voudraient que leur modèle soit terminé avant d’avoir été commencé, cet appareil n’est pas pour vous. Par contre, si vous aimez les difficultés et si vous savez vous armer d’une bonne dose de patience, le montage de ce modèle vous comblera.

    Avec ce modèle, nous allons donc jouer, en toute modestie, dans la cour des grands.
     
    Quatre difficultés donnent tout son intérêt au montage de cette maquette :
    - les roues à rayons
    - les longerons constituant la cellule
    - le haubanage
    - Le train d’atterrissage

    HELICE

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    Superbe cette hélice. Elle est en lamellé-collé, comme la vraie, mais en carton. Il suffira d’écraser les bords de chaque élément constitutif pour gommer l’aspect « marche d’escalier » et lui donner un beau profil évolutif.

    LES ROUES

    Hors de question de les figurer par une rondelle de carton blanc sur laquelle sont dessinés les rayons comme préconisé dans la notice de montage. Pouah !

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    Après réflexion, j’ai photocopié les dites rondelles sur du papier transparent pour rétro projecteur. Après découpe, on colle de chaque coté les différentes rondelles figurant les pneus et on les met en forme. Le résultat est bluffant comme vous pouvez le constater sur les photos. Seuls les puristes pourront contester le nombre de rayons qui devrait être double. Reste à peindre en gris foncé (selon mon habitude) les pneumatiques. Cerise sur le gâteau, ce translucide ne s’opacifie pas au contact de la cyano. Je retiens l’astuce  pour la réalisation de mes futures verrières développables.

    LE MOTEUR

    Le concepteur a vraiment choisi la difficulté pour représenter le trois cylindres REP de 30CV. L’empilage de toutes les rondelles constituant les cylindres et un vrai moment de plaisir... Ce ne sont pas moins de 80 pièces qu’il faut assembler avec rigueur et patience pour un résultat passable et au finish, peu mis en valeur. Les tubulures d’admission ont été réalisées en fil de cuivre (et non en corde à piano comme préconisé). C’est bien plus facile à mettre en forme et puis la couleur cuivre de ces tubulures est déjà là.

    LE POSTE DE PILOTAGE ET LE RESERVOIR

    Pas de difficulté particulière. J’ai juste veillé à pousser le manche en avant (qui justifiera la position légèrement à cabrer de la profondeur) et collé le palonnier avec un certain angle (pour justifier la position de la gouverne de  profondeur) er collé le palonnier avec un certain angle (pour justifier la position de la gouverne de profondeur qui n'est pas dans l'axe).

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    En vue de dessus le palonnier est poussé du coté ou la gouverne tourne. Comme je l’ai déjà expliqué lors de la présentation de mes précédents modèles, j’évite de coller toutes les gouvernes dans l’axe, lorsque c’est possible. Je trouve que cela contribue à donner vie aux modèles.

    LA CELLULE

    Avez vous déjà essayé de réaliser des tubes carrés de papier de 1mm de coté sur une longueur de 20cm ?
    Pour ma part je n’ai même pas essayé. C’est le genre de manip qui marche très bien sur le papier, mais quand il faut passer à la pratique, c’est toute une autre affaire.
    Pour réaliser les longerons, la solution la plus élégante que j’ai trouvé a été de les réaliser comme pour le vrai : en bois.

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    J’ai donc acheté quelques baguettes de bois dur dans un magasin de modèles réduits. Comme la section trouvée était encore trop importante, je l’ai diminuée par ponçage.
    Attention à ce que le ponçage soit régulier pour garder cette section carrée.
    Une astuce consiste à les poncer en bloc. On fait une marque sur une face de chaque baguette. Un coup de ponçage. Quart de tour de l’ensemble (c’est là que la marque est utile), ponçage et ainsi de suite et ce jusqu à obtenir la section désirée.
    Après un bon dépoussiérage, les baguettes seront ensuite teintées couleur bois à l’aide d’un feutre de couleur appropriée.

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    Collage à la colle blanche qui permet un ajustage plus aisé et diffuse bien dans le bois.
    Les deux flancs seront garnis de leur entoilage et du croisillonage interne en corde à piano de 3/10.
    Ils seront ensuite assemblés entre eux à l’aide d’entretoises réalisées dans les mêmes baguettes en s’aidant du gabarit de montage qui nous garantira un bon équerrage de l’ensemble.
    Une fois cette structure réalisée, il faudra réaliser le croisillonage de l’ensemble qui, outre l’aspect esthétique, renforcera cette frêle structure. Le collage de ce croisillonage sera effectué à la colle cyano gel.
    On pourra aussi équiper le fuselage de son poste de pilotage, du réservoir de carburant et du moteur.

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    Pour le montage de ce dernier j’ai trouvé plus facile de mettre en place le bloc équipé du cylindre central. Puis, dans un deuxième temps de coller les cylindres latéraux.
    Arrivé à ce stade, vous avez droit un demi de bière bien frais pour vous détendre (et vous l’avez bien mérité), avant d’attaquer….le train d’atterrissage.

    LE TRAIN D ATERRISSAGE

    La grosse difficulté consiste en la réalisation des fourches. N’essayez pas de trouver la solution sur la notice. Pour cette opération elle est du style ya ka.
    Pour ma part, je me suis résolu à faire chauffer le fer à souder. Je les ai réalisées en fil de cuivre, plus facile à mettre en forme et à souder que de la corde à piano.

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     Elles ont ensuite été recouvertes d’une couche d’apprêt carrossier en bombe, puis peintes avec de la peinture à maquettes plastiques. J’ai opté pour une couleur gris bleu qui, à défaut d’être authentique, est du plus bel effet, du moins à mon goût.

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    Les trains d’atterrissages avant et arrière pourront ensuite être réalisés et assemblés sur le fuselage. Là aussi soyez patients, l’opération est délicate mais le résultat en vaut la chandelle.

    DERIVE ET STABILISATEUR

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    Pas de grosse difficulté pour leur réalisation. Ne pas oublier les commandes en corde à piano 3/10 de ces gouvernes. Les haubans du stabilo sont réalisés en corde à piano de 5/10 apprêtée et peinte eu gris bleu.

    LES AILES

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    La méthode consistant à reproduire la structure du réel avec ses nervures et ses longerons m’a semblé, à prime abord, injustifiée. Cela représente un gros travail et du soin  pour arriver à quelque chose de valable. J’ai malgré tout suivi cette méthode et, tout compte fait, la mise en forme finale des ailes qui consiste à recouvrir cette structure de son entoilage, devient un jeu d’enfant et le résultat est garanti. Je retiens cette méthode lorsque je serais prêt à me lancer dans la conception de modèles.
    Les ailes une fois reliées entre elles par la corde à piano de 8/10 prévue à cet effet, pourront être assemblées sur le fuselage.

    CABANNE ET SUPPORT PALONNIER DE GAUCHISSEMENT

    La cabane est réalisée en cap de 8/10 et non en tubes de papier roulé. C’est plus simple et plus solide. Ne pas oublié l’apprêt et la peinture gris bleu. Aux extrémités de cette cabane seront fixés les haubans supérieurs de l’aile (cap 3/10).
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    La pyramide supportant le palonnier de gauchissement est réalisée de la même manière que la cabane.

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    Pour le collage des éléments les constituant, je me suis servi d’un bloc de bois dur dans lequel j’ai percé des trous recevant les extrémités des différents mats Un gabarit de montage en quelque sorte.

    Attention, la position du support de palonnier de gauchissement est fausse sur le plan. En fait, le palonnier doit tomber juste en dessous du manche à balais comme confirmé par les photos du vrai. Reste à relier ce palonnier à l’intrados de l’aile par des haubans en cap de 3/10, ainsi que verticalement au-dessous du poste de pilotage avec le même matériau.

    CONCLUSION

    Les seules critiques que je ferais à l’encontre de cette maquette sont des solutions parfois  utopiques au niveau du montage (ça marche bien sur la planche à dessin mais lorsque l’on passe à la réalisation, c’est une autre affaire). D’autre part, cette maquette aurait gagné à être vieillie au niveau de l’entoilage les couleurs font un peu trop jouet, mais tout n’est qu’une affaire de goût.

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    Ceci dit, c’est une bien jolie maquette à laquelle la « forêt » de haubans et les roues à rayons donnent tout son charme. Et puis c’est un avion français. Alors… COCORICO !


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    SPAD XIII

     

    Les décorations connues ou complètes des Spad XIII de début de série sont peu nombreuses.

    Celle de Jacques Roques, flanquée de l'emblématique gallinacé de la SPA48, compte parmi les plus belles

    Les fabricants de maquettes en plastique ne s'y sont pas trompés. On la retrouve sur nombre de maquettes de Spad.

    A mon tour, j'ai succombé à la tentation!

    Un peu d'histoire 

     En octobre 1916, l'escadrille N48 (alors équipée de Nieuport, d’où le N) devant adopter un insigne collectif, le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille et le Ltt Armand Galliot de Turenne, choisissent de doter la N48 d'un oiseau.

    Ils choisissent celui qui représente le mieux la France, un superbe coq de basse-cour. Cet oiseau, qui fera l'unanimité, sera désormais le parfait emblème de leur unité. Il sera représenté en buste par Jacques Nam (dessinateur et peintre français) dans un cercle généralement bleu ciel (source Albindenis.free.fr). 

     

     SPAD XIIIJacques Roques (1897 - 1988) fut un As français d'origine suisse. Rappelons qu'un As est titulaire d'au moins 5 victoires homologuées.

    Titulaire de 5 victoires sures et 3 probables, il en fut une des figures les plus hautes en couleur.

    Expérimenté, il a piloté une cinquantaine d'appareils différents, et effectua 2342 heures de vol  dont 564 de guerre durant les deux conflits.

    Toute la carrière de Jacques Roques durant la première guerre mondiale se déroula au sein de la N48 devenue la SPA48 lorsque celle ci fut équipée de Spad.

     Le Spad XIII S1893 lui fut affecté, en janvier 1918 , lorsque l'escadrille s'installa à Villeneuve Les Vertus (Marne).

    Documentation

    Je  ne m'appesantirai pas sur l'histoire des avions Spad et du Spad XIII en particulier les ouvrages traitant du sujet abondent (voir paragraphe documentation ci-dessous).

    Signalons juste que ce Spad XIII est un des premiers de série. Les principales caractéristiques de cette version consistent en des saumons d'ailes de forme arrondie, des raidisseurs en lieu et place des renforts de mats frontaux de cabane et en l'absence (éventuelle) des panneaux latéraux d'accès au moteur.

     

                                                                         SPAD XIII  

                                                     Le Spad XIII S1893 devant un hangar Bessonneau. Tout un symbole.  (source SHAA)

     La maquette

     Elle a été dessinée à partir du plan paru dans le Windsock Datafile 32 dédié au Spad XIII (plan de Doug Carrick) et du beau "3 vues" œuvre de T Dekker paru dans un cahier spécial (2008?) de la revue "Avions" dédiée aux As français de 1918.

                        SPAD XIII                                        SPAD XIII

                                                     Avec de tels documents à disposition, l'envie était trop forte j'ai craqué.

    Comme pour tous les biplans largement haubanés, son montage nécessite une certaine expérience. Inutile de préciser que tous les collages sont à réaliser bord à bord. Échelle oblige.

    Je me contenterai donc d'évoquer quelques points particuliers qui peuvent poser problème, les indications portées sur les planches de la maquette devraient être suffisantes pour mener à bien le montage de la maquette.

    Poste de pilotage

                  SPAD XIII                               SPAD XIII

                                   Suffisamment détaillé pour se mettre à l'abri d'un regard averti (voir un tantinet pervers....c'est selon).

     Si, comme moi, vous représentez les gouvernes de profondeur et de direction légèrement braquées, pensez à mettre le palonnier et le manche dans des positions en rapport Palonnier poussé du coté du braquage de la dérive et manche en avant, position naturelle de ce dernier quand l'appareil était au sol (du au poids de la gouverne amenant le manche dans cette position).

    Bâti de montage

    Indispensable ne serais ce que pour la réalisation du haubanage le mien est constitué d'une base en carton plume et de chutes de balsa pour caler les éléments et faciliter les opérations.

     

                    SPAD XIII        SPAD XIII

     Calage du fuselage et de l'aile inférieure: accès idéal pour placer tout ce qui deviendra impossible une fois l'aile supérieure en place (Vickers, échappements, pare brise etc)

    Echappements:

    la solution proposée pour leur réalisation est inspirée de celles retenues pour certains modèles au 1/33. Sa mise en œuvre au 1/66 est délicate malgré le soin apporté à leur réalisation, le rendu n'était pas au rendez-vous. Le papier a ses limites....moi aussi!

    J'ai finalement opté pour une réalisation à partir de profilés de styrène "Evergreen" (pub gratuite).

    Ceux qui sont rompus au maquettisme plastique pourront aussi les réaliser à partir de chutes de grappes de démoulage, étirées à la flamme.

    Mats et haubanage:

    Avant toutes chose, il convient de positionner l'aile supérieure

    Attention: le bord d'attaque de l'aile supérieure est à positionner 1.5mm en avant de celui de l'aile inférieure.

    Les mats donnent la mesure de l'entre plans.

    Cales: carton, balsa...un léger coup de cutter libérera l'ensemble en fin d'assemblage....et le bâti sera prêt à recevoir le fuselage de Spad suivant!

      SPAD XIII     SPAD XIII

       Calage de la voilure supérieure. Simple, il dégage bien l'entre plans Indispensable pour un travail en toute sérénité.

     En attendant, les mats sont collés d'abord à l'extrados des demi ailes inférieures, bien sur les repères. Dès que la colle commence à prendre (quelques secondes....c'est formidable la colle vinylique), les immobiliser bien verticaux par une goutte de colle à l'intrados de l'aile supérieure.

    Le haubanage est réalisé en fil de cuivre 2/10 ce fil étant livré en bobines, il est nécessaire de le redresser (voir article sur le sujet dans PMP le Mag n°2). Accès par la page d'accueil du site.

    Le collage se fait brin par brin, un compas à pointes sèches s'avère bien pratique pour déterminer la longueur de chacun des brins Collage par micro gouttes de cyano fluide. l'opération demande du soin mais n'est pas particulièrement difficile à réaliser si l'on réfléchi à un ordre de montage rationnel. Si certains collages s'avèrent acrobatiques, un accélérateur en bombe spécial cyano facilitera les choses.

    Tant que l'on y est

    On peut représenter le système de commande des ailerons, plutôt original sur les Spad, et, une fois l'ensemble extrait du bâti, le marche pied sur le flanc gauche facilitant l'accès à bord.

                                                         SPAD XIII

    Le train d'atterrissage:

    Une fois "démoulé", l'ensemble ailes/fuselage, et admiré le travail, on va pouvoir procéder à la mise en place du train d'atterrissage.

    Là je me suis fait plaisir en reproduisant au mieux le système d'amortissement par sandows.                                                                  

      SPAD XIII     SPAD XIII

    L'axe des roues (en réalité deux demi axes articulés) débat dans une lumière verticale pratiquée dans les jambes de train. Les deux tiges latérales servent à l'encrage des sandows qui appuient sur les axes des roues et font office d'amortisseurs.  

    Une fois le pseudo sandow (fil à gant) mis en place, les tiges latérales sont recoupées à raz de l'enroulement de ce dernier, et l'axe principal reçoit les roues après mise à la bonne longueur...et....on ne voit plus grand chose, mais quel plaisir de savoir qu'on l'a réalisé!

    La documentation

    Liste non exhaustive, mais citons:

    L'incontournable Windstock Datafile de JM Bruce avec un superbe plan multi vues qui m'a servi à l'élaboration de la maquette.

    Les revues "Avions" n° 44 et 45 concernant Jacques Roques et sa carrière.

    De plus, je me suis appuyé sur une remarquable présentation de la maquette de cet appareil au 1/72, parue dans la revue de maquettisme plastique Wingmaster n°61 (2007) sous la plume de B Pautigny: un orfèvre!

    Restait à essayer de faire aussi bien....en papier.   

    Concernant l'histoire de la SPA48 voir l'excellente rubrique de D. Albin  http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille048.htm   

    Débriefing

    La principale difficulté réside dans la réalisation de la mature et du haubanage mais il fallait si attendre, c'est tout le charme des maquettes bi plans.

    Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 3 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Planche 1          Planche 2 recto         Planche 2 verso

    Ou prochainement sur le site de mon ami Pierre: https://carton.pierreg.org/

    Quelques photos de la maquette

                                  SPAD XIII    SPAD XIII     

                                                                    

    SPAD XIII S1893 - JACQUES ROQUES - SPA 48

     Bons vols!

     

     

     

     

      

     

           
      

     

     Bons vols.


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