•                                              S. POITE TYPE 3

    Un peu d'histoire

     S. POITE TYPE 3Dans les années 30, les ateliers S. Poite, étaient bien connus dans le monde de l'aviation comme spécialistes des réservoirs en métal léger. Ils possédaient également un département pour la construction d'avions.

    Plusieurs avionneurs préféraient confier la réalisation des parties métalliques de leurs prototypes à cette maison parfaitement outillée pour ces travaux et réunissant une maitrise aussi habile dans l'art délicat de la soudure autogène que dans celui du pliage, du découpage et de l'assemblage des tôles ou des profilés en alliages légers.

    Cependant, à coté de ces travaux "en régie", les ateliers S. Poite ont mené à bien la construction d'un monoplan de tourisme fort intéressant en vue de participer au Concours National d'Avions de Tourisme. 

     S. POITE TYPE 3Le S. Poite 3 un est monoplan cantilever à voilure basse qui, naturellement, avait été construit entièrement en métal. La finesse de cette machine était tout à fait remarquable: elle atteignait en effet 15.4, ce qui, pour un appareil à moteur, destiné à une utilisation pratique, était un joli résultat. Par ailleurs, les lignes et les aménagements du S. Poite 3 étaient fort séduisants. On remarquera aussi, les proportions des empennages, d'un allongement peu commun, devant assurer une très grande efficacité.Quand au prix de revient, du fait du type de construction choisi, il aurait du être sensiblement plus élevé que celui d'une construction traditionnelle en bois..

    Le monoplan S. Poite subit ses essais à Etampes,  sous la conduite du pilote Massot. L'appareil présentait immédiatement, de bonnes qualités de stabilité et de maniabilité .

     

    Documentation

    En toute évidence, rare sur le sujet. Elle se limite à une présentation de l'avion dans Les Ailes du 20 aout 1931 , et un descriptif technique illustré par G.Godeffroy,  dans l'Aéronautique de septembre 1931 ,dont les croquis illustrant cette présentation sont issus.

    Le même plan 3 vues minimaliste est repris dans les deux revues. Comme on peut s'y attendre il y a peu de photos disponibles. 

    Je vous propose une récapitulation "maquettiste" de toutes les  informations utiles recueillies.

    Voilure

    L'avion biplace de tourisme S. Poite, type 3, est un monoplan cantilever à ailes surbaissées d'une finesse de 15.4 entièrement métallique.

    La voilure est fractionnée en 3 éléments; le tronçon central, de forme rectangulaire, est encastré à demeure sous le fuselage. Les éléments latéraux, sensiblement triangulaires, viennent s'atteler de part et d'autre du plan médian par l'intermédiaire de ferrures permettant un démontage rapide. le profil de ces parties de la voilure s'amincit, à l'intrados seulement, de l'emplanture au bout d'aile De plus, chaque demi plan présente un léger dièdre latéral.

    Les ailerons, sans compensation, sont, encastrés à une certaine distance des bords marginaux; ils sont entièrement métalliques, et comportent deux longerons liés par un revêtement travaillant en tôle de métal léger et formant un vaste caisson.

    Fuselage

     S. POITE TYPE 3Le fuselage, de section rectangulaire, se termine par un étambot  horizontal. sa charpente est formée uniquement par des tôles et de profilés en alliage léger. Elle se compose de trois parties facilement démontables, le bâti moteur, la partie antérieure habitable de la carlingue et au delà de celle-ci, l'élément très effilé qui supporte les empennages.

    la partie supérieure du fuselage est pourvue d'une carrosserie prolongeant le carénage du groupe moto_propulseur. cette carrosserie, largement vitrée sous toutes ses faces, peut être aisément remplacée par un capotage torpédo muni de pare-brises.

     S. POITE TYPE 3

     

    L'aménagement de l'habitacle est très luxueux. Pilote et passager sont installés en tandem et disposent d'une double commande.

    Toutes les gouvernes sont actionnées rigidement par tubes et biellettes. La commande des ailerons passe dans le bord d'attaque de la voilure.

    L'accès à la cabine est assuré par deux portes qui s'ouvrent simultanément. Il y a deux larges panneaux dans le plafond. Pendant le vol, ces panneaux peuvent également s'ouvrir séparément pour permettre à l'équipage de sauter en parachute.

     

    Empennage horizontal

    L'empennage horizontal est monté en porte à faux en bout de fuselage. Il se compose d'un plan fixe et d'un volet unique, non compensé, pour la profondeur. Il est à profil épais et est réalisé en tôle de métal léger.

    Groupe moto-propulseur

    Équipé d'un moteur Renault  de 95cv à quatre cylindres en ligne à refroidissement par air.

    L'hélice est une Ratier métallique bipale.

     S. POITE TYPE 3Train d'atterrissage

    Il a une voie de 2m40.

    chaque demi train est enfermé dans un pantalon profilé. Les jambes du train sont amorties et les roues munies de freins.

    Les pylônes du train sont utilisés comme soute à bagages. La paroi extérieure du carénage de chaque atterrisseur est pourvue, à cet effet, d'une porte donnant accès à un emplacement pouvant accueillir une petite valise.

    La roue de béquille, orientable, est, elle aussi,amortie et carénée.

     

     

     

    La maquette

    Aucune indication concernant la couleur. Au vu des photos, on peut supposer que la couleur alu naturelle a été conservée. A celle ci, ont été rajoutés des motifs dans une teinte ne tranchant pas trop. J'ai donc adopté un gris clair, faute de pouvoir reproduire la couleur alu, et du bleu.

    Deux difficultés pour la réalisation de cette maquette: La verrière (si le choix et fait de la réaliser transparente), et les jambes du train principal.

    - La verrière:

    Bien que de forme développable, se pose le problème des collages bord à bord et, de plus, à angle droit. Avec du rhodoîd ce n'est pas évident ne serais ce qu'au niveau du choix de la colle pour que celle-ci assure un collage suffisamment résistant et n'opacifiant pas le plastique.

    J'ai donc choisi de la réaliser par emboutissage d'une feuille de rhodoïd préalablement chauffée, sur une forme reproduisant le volume intérieur de la verrière. Pour figurer les montants, on peut utiliser de la peinture et des caches. La difficulté résidera au niveau du bon choix de la teinte de la peinture pour qu'elle ne tranche pas avec la couleur générale de l'avion. Je propose une autre solution qui consiste à coller à la colle vinylique sur le rhodoîd une élément reprenant tout les montants de la verrière.

    - Les carénages de roues du train principal:

    Ceux-ci, bien que particulièrement proéminents comme l'on peut le voir sur les documents, ne dépassent guère le volume d'un grain de riz à l'échelle. La solution la plus simple consisterait à les tailler dans du bois tendre (par exemple), puis de les peindre.

    J'ai choisi la difficulté en les reproduisant au mieux en papier (on est puriste ou on ne l'est pas). Dessin en 3D puis mise à plat et impression du développé ainsi obtenu. On obtient donc une sorte de fleur à 10 pétales qu'il faudra coller les uns aux autres, bord à bord, après les avoir préalablement mis en forme. Le galbe obtenu n'est pas aussi parfait que l'original, mais l'honneur est sauf....au prix d'un peu de patience et de soin. Il faut être conscient que nous sommes aux limites de ce qu'il est raisonnablement possible de faire dans la reproduction de forme non développables à cette échelle.

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 3 planches au format A4, 2Mo environ la planche (cliquer sur les vignettes)

      S. POITE TYPE 3     S. POITE TYPE 3    S. POITE TYPE 3

    ou sur le site de mon ami Pierre:

    https://carton.pierreg.org/projet/myproj.htm

    Pour en savoir plus

    Intégralité de la documentation que j'ai pu réunir sur le sujet (tout autres éléments seront les bienvenus)

    - Les Ailes du 20 aout 193VOIR  (source Gallica)

    - L'Aéronautique de septembre 1931 VOIR (source Gallica)

    A propos de la scénette:

    J'ai voulu mettre en avant (autant que faire ce peu....) le fait que des coffres à bagages ont été ménagés dans les carénages des demi trains principaux. Pour ce j'ai ouvert la trappe d'accès de l'habillage du train gauche et j'ai positionné un personnage s’apprêtant à glisser son bagage dans la soute. Cet exercice devait demander une certaine souplesse vu la position reculée de la trappe par rapport au bord d'attaque de l'aile!

    L'Hispano Suiza de 1930 est une maquette Alcan réduite au 1/66 pour s'intégrer dans la scénette.

    Et pour finir les points délicats de la maquette:

      S. POITE TYPE 3   S. POITE TYPE 3

       Notez la forme particulière des carénages du train avec la trappe         Notez la forme effilée de la voilure et la vaste verrière transparente, 

             ouverte donnant accès à la "mini" soute à bagages!                           prévue (sur le vrai) amovible, pour mise en configuration torpédo.

     

               

     

     

     

     

     

     

     

     


    1 commentaire
  • WEYMANN type 130

    Jusqu'alors, je considérais comme déraisonnable de doter mes modèles à habitacle fermée, de vitrages transparents. La pose de vitrages impose de doter la cabine d'un minimum d'équipements dans un espace visuellement dégagé. Ceci complique, généralement, la conception de la structure, garante d'une géométrie finale correcte. 

    J'ai été contraint de réviser ma position sur le sujet en découvrant qu'un modéliste de talent (Jan Kitop), ne se contentait pas de réduire au 1/72 mes modèles, mais les présentait de cette façon.

    Il faut reconnaitre que le modèle y gagne au niveau réalisme et je me devais de lui emboiter le pas.

    Le premier avion que j'ai traité de la sorte a été le Farman 190, mais sa taille conséquente facilitait les choses.

    Voici donc le Weymann 130 qui s'inscrit dans une démarche similaire

     

    Un peu d'histoire.

                WEYMANN type 130

                 Une des rares photos de l'unique Weymann type 130. il est équipé provisoirement d'un moteur droit en vue de son homologation.

    Ultime avion de tourisme de la SAEAW (Société anonyme des établissements aéronautiques Weymann) il fut conçu par l'ingénieur Delasalle. Biplace cote à cote à cabine fermée. Il est intégralement réalisé en bois. D'une envergure de 10m, il avait fait l'objet d'une construction particulièrement solide afin de recevoir n'importe quel moteur  de 95ch à 150ch, d'où son surnom de" Ford de l'air".

    Il vola en mai 1932 avec un  moteur Renault  de 95ch en position droite. Bien qu'il eût l'immatriculation F-ALQY, il n'obtint jamais son certificat de vol.

    WEYMANN type 130Il était   destiné à recevoir par la suite un moteur inversé qui se généralisait sur les avions de tourisme.

    Aucune indication concernant les couleurs de l'appareil

    A l'examen des photos, il semble être bicolore, les ailes et l'empennage horizontal ainsi qu'une bande horizontale le long sur fuselage étant d'une teinte plus claire que le fuselage lui même.

     

    Vue de 3/4 avant de l'appareil . A noter le capotage sommaire avant.

     

    WEYMANN type 130

    Particularités: On notera un pare brise prismatique, un système de compensation de la gouverne de profondeur original et propre à Weymann et une immense dérive.

     

    Documentation:

    Rare sur le sujet.

    Uniquement une présentation de l'avion dans Les Ailes du 9 juin 1932  et un plan 3 vues minimaliste dont il faudra se contenter et quelques rares photos issues de la presse d'époque, donc de mauvaise qualité, reproduites ici.

    Les caractéristiques techniques et dimensionnelles communiquées permettent de redessiner un plan 3 vues exploitable, la concordance des vues de celui proposé n'étant pas toujours au rendez vous.

                                                                                                                                                       Un tableau de bord à la forme originale

     Je vous propose, ci-dessous, une synthèse de cette présentation parcourue d'un oeil maquettiste.                       

     Analyse de la formule

    Petit appareil avec faible charge au mètre carré de façon à obtenir un atterrissage facile. Vol agréable en air calme, un départ commode sur des petits terrains, une grande capacité ascensionnelle pour franchir les obstacles, tout en présentant une vitesse de croisière élevée. Structure trapue, robuste, indéformable et indéréglable, bien adaptée aux conditions d'emploi de l'avion de tourisme. Coefficient de sécurité élevé qui atteint 15 dans le cas du moteur Renault 95cv, de façon à pouvoir monter sur l'appareil toute une gamme de moteurs de puissance diverses jusqu'à 150cv. Masses concentrées pour donner une bonne maniabilité et permettre les évolutions acrobatiques. 

    Descriptif

    Voilure.

    Biplan à ailes égales et décalées. Les demi ailes font 4m45 x 1m20. Une paire de mats entre les ailes en forme de N. Croisillonnage par des haubans profilés. Décalage du plan inférieur de 30cm. pas de flèche. Aile supérieure droite et aile inférieur présentant un léger dièdre pour préserver une garde latérale suffisante l'aile inférieur étant très près du sol. Cette disposition  facilite les atterrissage par effet de sol et permet un accès aisé à la cabine. L'entre-plan au niveau du fuselage est égale à la profondeur de l'aile. le profil de l'aile est un RAF 28. pour compenser les désavantages d'un petit entre plan.

    La voilure est entièrement en bois à revêtement travaillant. Nervures serrées et multi longeronnets (6) forment une sorte de maillage serré maintiennent la permanence du profil. des traverses concentrent les efforts en deux points: au niveau de l'attache des mats  et de la fixation sur le fuselage. L'aile n'est raccordée au fuselage que par deux ferrures. Le prototype est doté d'une voilure fixe, mais les modèles suivants seront dotés d'articulations permettant de régler les ailes sans dérégler  le haubanage.

    Ailerons larges et peu profonds de 2m50 x 0.25m. En structure entièrement coffré pour une plus grande résistance à la torsion. Pour leur commande un renvoi est noyé dans l'épaisseur de l'aile inférieure et des billettes relient les deux ailerons.

    Fuselage

    Dimension au maitre couple 1m30 de haut par 0.95m de large. Longueur du fuselage 5.60m de l'avant du capot moteur à l'étambot de la dérive.Structure en tube soudé entoilé de l'avant de la cabine à l'extrémité arrière. On accède à la cabine de plein pied par deux portes (une de chaque coté). Bonne visibilité vers le bas du fait du décalage de l'aile inférieure. Ouvertures sur les cotés et le plafond garnies de cellon. Pare brise en triplex. Les deux sièges sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre pour augmenter confort et visibilité. Casier à carte dans la partie inférieure du tableau de bord. Soute derrière la cabine pour les bagages légers.

    Empennage horizontal

    Il est en, tube d'acier soudé. Dérive et gouvernail de direction en bois. L'empennage est maintenu par deux paires de mats qui se réunissent à la partie inférieure de l'étambot. Les dimensions importantes de la dérive imposées par la courte longueur du fuselage et par l'importance des surfaces verticales situées en avant du centre de gravité. Les commandes sont en câble et extérieures.

    La compensation du plan de profondeur est un système très particulier à Weymann. Les extrémités débordantes du plan offrent une solution de continuité entre l'axe d'articulation et le bord d'attaque. La compensation proprement dite constitue une petite ailette qui agit avec un grand bras de levier tout en ne troublant pas l'écoulement autour de l'empennage.

    Groupe moto propulseur

    Le bâti moteur fait partie intégrante du fuselage et est constitué par un assemblage de tubes d'acier. Ensemble indéformable et très rigide.Le moteur prévu sur cet avion est un moteur en ligne inversé. C'est ce système qui donne la meilleure allure, la ligne la plus satisfaisante, une bonne garde d'hélice  et une bonne visibilité vers l'avant. Moteur Renault 95cv, hélice métallique forgée. Deux réservoirs à carburant dans le fuselage pour une capacité totale de 130 litres.

    Le train d'atterrissage

    Le train d'atterrissage affiche une voie de 2m40 pour une envergure de l'avion de 9m75. Les roues sont des ballons Goodrich, de 0.60m de diamètre, situées assez en avant du centre de gravité. Elles sont supportées par deux demi-essieux en V, disposés horizontalement, qui encaissent le couple de freinage et par un amortisseur vertical qui monte s'atteler sur une membrure du fuselage, sensiblement au niveau de l'axe de l'hélice. cette disposition, évite le dandinement au sol en transmettant directement les réactions au niveau du centre de gravité. Les amortisseurs sont du type oléo-ressort. L'avantage de cette combinaison réside dans sa robustesse et dans son indéréglabilité. La suspension arrière est constituée par une simple béquille amortie et articulée sur l'étambot.

     

    La maquette

                             WEYMANN type 130

    Le plan ci-dessus a été établi à partir de celui illustrant l'article de présentation du Weymann 130 dans Les Ailes du 9 juin 1932 en y intégrant toutes les informations recueillies et en s'appuyant sur les quelques photos disponibles.

    J'ai conservé le moteur en position droite, même si cette disposition était provisoirement retenue pour les essais en vue d'une homologation. Sur un plan purement esthétique, on fait mieux, mais comme ce fut la seule configuration, et que je tiens à coller au mieux à la réalité....

    Pour un modéliste aguerri, les planches et les indications qui y figurent devraient se suffirent à elles mêmes pour mener à bien le montage de la maquette.

    Le seul point délicat reste la partie vitrage. pour les flancs, j'ai utilisé de l'adhésif double face. La difficulté réside dans la pose de la partie vitrée au niveau de l'extrados de l'aile et de la partie prismatique du pare brise. comme je tenais à ce qu'elle file avec le revêtement de l'aile, le rhodoïd vient se coller sur une sorte de marche dans sa partie arrière, s'appuie sur la partie haute de la cabine et le longeronet , et est juste collé au niveau de la partie prismatique avant. Pas évident, mais je n'ai pas encore mis la main sur de la colle cyano qui ne décolore pas le rhodoïd permettant un collage bord à bord avec le papier.

    En ce qui concerne les ailes, bien que ce ne soit pas théoriquement indispensable, j'ai doublé le longeron de l'aile inférieure d'une corde à piano de 0.5mm et j'ai ajouté une entretoise en carton de 0.5mm entre les nervures.

     WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130

              Renfort facultatif de l'aile inférieure                          L'aile supérieure avant pose puis mise en place sur le dessus du fuselage

    Pour évoquer le système de compensation aérodynamique de la gouverne de profondeur propre à Weymann, plutôt que de réaliser les ouvertures comme suggéré sur le plan, j'ai noyé dans l'âme des gouvernes des petits tronçons de corde à piano de 0.5mm avant la pose du recouvrement. Cela demande plus de soin (quoique), mais le visuel est bien meilleur malgré l'interprétation tout à fait personnelle de l'équipement original.

    Le haubanage est purement hypothétique, les photos n'étant pas suffisamment explicites à ce sujet.

    Un haubanage en V semble relier les sommets des mats en N à la base de la jambe arrière du train d'atterrissage. Logiquement il devrait y avoir un autre faisceau de câbles en V, en position inversée croisant le premier, comme sur les stampe, par exemple. Seul un départ de câble, issu du sommet arrière du N des mats, est visible sur une photo. Il doit théoriquement aboutir à l'emplanture de l'aile. Mais à quel niveau ? Et puis un autre câble devrait le croiser, mais aucune trace. On peut toutefois supposer que le dessin du câblage était particulier pour ne pas gêner l'accès à la porte latérale, cette appareil ayant une vocation touristique. La question demeure et, faute d'information, je ne préconise pas un schéma particulier qui pourrait s'avérer faux, sur les planches de la maquette.

    Concernant la couleur,  j'ai opté pour du vert et du blanc, teintes assez usitées à l'époque.

     

    Débriefing

    Ce modèle n'est pas des plus simples à dessiner (et à assembler) en cumulant les difficultés: biplan, moteur apparent dans un nez aux formes quelques peu simplistes, couleur blanche (gare aux taches). Si, à cela, vous ajoutez le vitrage transparent et les gouvernes braquées....

    Mais là réside tout le plaisir de réaliser une maquette unique d'un avion français qui a marqué, à sa façon, l'histoire de notre aéronautique française.

     

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 4 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Cliquer sur les vignettes pour télécharger les planches.

     WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130

      ou prochainement sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     

    Pour en savoir plus et question subsidiaire:

    La documentation que j'ai pu réunir sur le sujet (tout autres éléments seront les bienvenus)

    - Les Ailes du 9 juin 1932 VOIR  (source Gallica)

    On peut se demander si le fuselage du Weymann 130 n'a pas été utilisé pour l'étude de l'autogyre Weymann type 200 comme la photo ci dessous pourrait le laisser supposer?

     

    WEYMANN type 130

                                                                              WEYMANN C200 (moteur 6 cylindres en ligne?)

     

    Et pour terminer,quelques photos de la maquette:

      WEYMANN type 130 WEYMANN type 130 WEYMANN type 130

     

     

     

     

     

     


    2 commentaires
  •  

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    L’email a bien été copié

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    CAUDRON C450 R2  Yves LACOMBE Coupe Deutsch de la Meurthe 1936

                                                        Terrain d'Etampes-Mondésir, 13 septembre 1936: une arrivée peu glorieuse!

    Tout à la joie de sa victoire, Lacombe, juste posé et immobilisé, sauta de son appareil oubliant le centrage trop avant du aux réservoirs vides. Le résultat fut immédiat: une mise en pylône, sans dommage pour l'appareil!

    Une façon quelque peu originale, pour le C450, de tirer sa révérence après une si belle carrière.

     

    Présentation:

    Il s'agit toujours de la cellule n°6910, équipée du moteur Renault 456 de 330ch à 3200tr/mn (prenant ainsi la désignation R2).

    L'avion porte le numéro de course "un". En vérité, c'est un vétéran. Si l'on grattait les couches de peinture, on trouverait le chiffre 13, matricule sous lequel, l'appareil piloté par Arnoux, gagna la Coupe Deutsch de la Meurthe de 1934. C'est encore cet avion qui donna le record du monde féminin de vitesse à Hélène Boucher avec 443km/h. Et c'est toujours lui, ce bon vieux 450, transformé en biplace qui, avec Maurice Arnoux et Mlle Gracieuse Lalus ramena en  France le record des 1000km (Les ailes 17 sept.36).

    A noter que c'est aussi lui qui termina troisième à la Coupe Deutsch de la Meurthe de 1935!

     

    Un peu d'histoire:

    LA COUPE DEUTSCH DE LA MEURTHE 1936

    La préparation de cette coupe a été quelque perturbée par les nombreuses grèves. Bien qu'il y eu sept engagés, Caudron Renault se présenta sans opposition, les autres concurrents ayant déclaré forfait. Trois Caudron sont alignés: deux C461 et le C450 R2. Les nouveaux C560 et C561 n'ont pu pour concourir par manque de préparation.

    Les C461 sont des C460 dont la cellules ont reçu de nouveaux carénages supérieurs et inférieurs, noyant totalement le poste de pilotage et présentant une dérive ronde. Le moteur est toujours le Renault 456 avec une puissance portée à 350/360ch.

     

    La coupe Deutsch de la Meurthe et le C450R2 au travers de la presse aéronautique de l'époque (source Gallica).

    - Cinq Caudron, un Maillet Regnier et un de Saint-Anne (?) sont inscrits aux épreuves de qualification. Après l'abandon de ces deux derniers, seuls restent en lisse les cinq Caudron. Les moteurs 12 cylindres des Caudron C560 n'étant manifestement pas au point, seuls les deux C460 et le C450 (tout trois datant de 1935), purent se qualifier. (Les Ailes 3 sept.36) Lire.

    - La course est fixée au Dimanche 13 septembre. Outre la présence des trois Caudron qualifiés, on y espère une tentative de Delmotte, et du C560 de 450CV, pour faire tomber quelques records de vitesses de distance. (Les Ailes 10 sept.36) Lire.

    - Dimanche 13 septembre. Temps orageux. le départ est décalé et le C450 décolle le premier suivi des deux C461. Au septième tour, Delmotte sur son C461 est contraint à l'abandon, le radiateur d'huile endommagé par la casse d'une des pipes d'échappement. Fin de la première manche.

    Avant la reprise de la compétition, Delmotte fit un vol de présentation du C561, jugé impressionnant.

    Des ennuis mécaniques retardent le départ d'Arnoux pour cette deuxième manche. Malgré un décollage en retard de Lacombe par rapport à l'horaire prévu du à quelques soucis avec le changement de pas de son hélice, ce dernier remportera l'épreuve, un bon quart d'heure devant Arnoux.

    Malgré un manque de préparation du aux grèves.....et aux premières vacances d'été, le manque de concurrents affecta quelque peu l'esprit combatif espéré et se traduisit par des performances inférieures à celles de l'année précédente.  La vitesse moyenne du vainqueur fut de 389km/h contre 444km/h en 1935. (Les Ailes 17 sept. 1936). Lire et (L'Aérophile d'oct.36) Lire.

    - Malgré la victoire de Detroyat et du Caudron C460 aux Etats Unis et celle de Caudron Renault, en cavalier seul, lors de la Coupe Deutsch de la Meurthe de 1936, se pose la question de l’intérêt du développement des petits avions à moteur de petite cylindrée (L'Aéronautique sept.36) Lire.

     

     Mes principales sources:

    - Docavia n°43, Les Avions Caudron Renault par Edouard Mihaly et Harry Robinson.

     

    - Fana de l'Aviation n° 147 à 149.

    - Les avions Caudron tome II, Lela Presse.

     

    - L'Aéronautique juillet 1934.

     

    - Les sites Aviafrance et Speedbirds

     

    - Speedbirds

     

    - Renault et l'aviation de Gilbert Hatry éditions JCM

     

    - Le site internet de la Bibliothèque nationale de France: GALLICA pour la presse d'époque.

     

    La maquette:

    Cette maquette clôture la série des différentes versions du C450 déjà présentée. Un tuto spécifique au montage des avions Caudron de course est accessible ICI

     

    Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 3 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    PLANCHE 1       PLANCHE 2       PLANCHE 3

    ou sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     

    Le diorama

    Cette fin de course inattendue (et fin de carrière pour le C450), m'a donné l'idée de ce diorama. Outre les personnages en papier, y figure une camionnette Citroën C4 de l'équipe d'assistance Caudron que l'on peut apercevoir "en action", sur certaines photos d'archives. Elle est bien sûr en papier, et fera partie d'une série de véhicules et d'équipements dont je proposerai, peut être, et gratuitement bien sûr,  les planches prochainement.

      

                       CAUDRON C450 R2  Yves LACOMBE Coupe Deutsch de la Meurthe 1936                  CAUDRON C450 R2  Yves LACOMBE Coupe Deutsch de la Meurthe 1936

     

                       CAUDRON C450 R2  Yves LACOMBE Coupe Deutsch de la Meurthe 1936                   CAUDRON C450 R2  Yves LACOMBE Coupe Deutsch de la Meurthe 1936

     

    Débriefing

    Les personnages proposés par Paulestudios.com sont magnifiques certes, mais demandent beaucoup de travail (bonne vue et main ferme) pour les assembler. Pas moins de vingt et une pièces en constituent le squelette qu'il faut ensuite "habiller". Si pour des échelles supérieures au 1/66 une telle conception peut être acceptable, cela devient plus discutable à mon échelle usuelle. Si, présenter les modèles sous forme de mini dioramas (merci Pascal de m'avoir mis la pression à ce sujet) est un plus indéniable, il faut que le temps que l'on y consacre reste raisonnable.

    Je me suis lancé dans une version simplifiée des personnages. Certes le rendu n'est pas aussi beau, mais le gain de temps pour les assembler est significatif. Si j'ai conservé une structure (minimaliste) en carton pour le torse et les membres, les têtes sont issues de têtes d'épingles de couturière, limées pour leur donner un volume cohérent.

    Malgré le fait que les Caudron Renault de course, ayant participé ou ayant été étudiés pour la coupe Deutsch de la Meurthe, soient particulièrement délicats à modéliser à cette échelle, je compte bien mener à terme cette "saga" qui portera sur les modèles ayant marqué, avec plus ou moins de bonheur, cette formidable aventure. J'en ai recensé 14, il m'en reste donc encore 6 à réaliser. Affaire à suivre.

    Bons vols.

     

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique