• NIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMER

    Un peu d'histoire.

    L'histoire du Nieuport 10, et de la version monoplace en particulier, a été évoquée lors de la présentation du Nieuport  n°310 de Guynemer. Voici donc quelques commentaires sur le son Nieuport 10 n°328.

    Mai-juin 1916. Après avoir piloté un Nieuport 11 (n°836) avec il remporta sa huitième victoire, Guynemer est blessé. De retour au combat après sa convalescence, il touche un nouveau "vieux Charles", le troisième du nom. C'est un Nieuport 10 monoplace n°328 sur lequel il remportera sa neuvième victoire et une douteuse.

    Par rapport au Nieuport 10 n°320 déjà traité, celui ci bénéficiait d'un appui tête et d'un rétroviseur vraisemblablement installés à la demande de l'as.

    NIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMER

    Ceux- ci sont bien visibles sur la photo ci dessus tirée du remarquable site d'Albin Denis sur les escadrilles de l'aéronautique militaire française de 1910 à 1918 http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille003.htm. La "Lewis" est déposée, mais on remarque le chargeur posé contre le renvoi d'aileron gauche.

    La maquette.

    Se référer au montage du Nieuport 10 n°320. Les seules variantes étant la forme de l'arceau entre les deux mâtereaux arrières supportant l'aile supérieure, l'appui tête profilé, et, pour les pinailleurs, le rétroviseur.Ci-dessous une photo qui parle d'elle même concernant l'assemblage du fuselage, opération à soigner tout particulièrement si l'on ne veut pas obtenir une forme "bananoïdale".!

    NIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMER

    Quelques photos.

    NIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMERNIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMERNIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMER

    Sur la dernière photo à droite, vous ne manquerez pas de remarquer le rétroviseur.......et oui, quand on aime......

    NIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMERNIEUPORT 10 n°328 de GUYNEMER

     

     

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    NIEUPORT 10 n°320 de GUYNEMER;

    Un peu d'histoire.

    Le Nieuport 10 fut le premier avion Nieuport de formule biplan mis en service au cours de la guerre 1914-1918.

    Il fut, dans un premier temps,dénommé Nie-XB (B pour biplan), puis Nie-10.

    Il fut étudié, semble t'il, par Gustave Delage, début 1914, en vue de disputer la coupe Gordon Bennett de cette même année. Puis ce fut la guerre. Le projet évolua vers un appareil militaire destiné à l'observation dont la formule biplan répondait à la demande de l'état major (visibilité et maniabilité).

    Le Nieuport 10 est directement dérivé du Nie-X monoplan. Il est équipé d'un moteur rotatif Le Rhône de 80cv habillé d'un capot en fer à cheval. Un certain nombre d'appareils furent équipés de moteurs dérivés du  même type allant jusqu'à 120ch (Nie-10Bis).

    Initialement, l'observateur/mitrailleur était positionné devant le pilote, ce qui occasionnait une gêne visuelle pour ce dernier. Les positions furent, par la suite, inversées.

    De nombreux Nieuport 10 furent d'abord transformés en monoplaces , la place de l'observateur étant obstruée par une tôle, puis produits dans cette configuration. Une mitrailleuse était fixée à l'extrados de l'aile supérieure et actionnée par le pilote par l'intermédiaire d'un câble Bowden.

    La version monoplace a été utilisée par les Français, Britanniques, Belges et Russes à plus d'un millier d'exemplaires et fut construite sous licence en Italie (240 exemplaires) et en Russie.

    Le Nieuport 10 numéro 320: le premier "Vieux Charles" de Guynemer.

    Le Nieuport 10, numéro de série 320, fut affecté à Georges Guynemer le 10 octobre 1915. Cet appareil avait été auparavant la monture du Sergent Armand Bonnard, muté fin septembre à l'Escadrille N91S. Ce dernier avait baptisé son appareil "Vieux Charles" pour une raison inconnue. Peut être en hommage au doyen de l'escadrille: Jules Védrine, surnommé "Charles".

    Guynemer gardera le nom de baptême et le reportera sur tous ses autres appareils.

    Il pilota cet avion du 10 octobre 1915 au 5 mars 1916 et remporta à son bord six victoires homologuées et une "douteuse". L'avion finit sa carrière.....en capotant dans la neige.

    A noter que seul le flanc droit du fuselage porte l'inscription "Vieux Charles".

    Documentation.

    Le Fana de l'Aviation n°507 de février 2012.

    Le Windsock Datafile 68 par J.M. Bruce.

    Le net, bien sûr, où l'on peut trouver quelques photos intéressantes comme celle ci-dessous donnant une bonne idée du haubanage (non traité sur les planches que je vous propose car identique sur nombre de Nieuport et donc de schéma aisé à comprendre).

    NIEUPORT 10

    La maquette.

    Toutes mes réalisations sont constituées d'une ossature en carton fort (5/10, voir 10/10mm, que j'habille avec du papier 160g. La maquette est manipulable (pas de risque d'écrasement), et, au prix d'un minimum de soin au montage, la géométrie de l'appareil est facile à respecter.

    Cette méthode est parfaitement adaptée à des avions à cabine fermée pour lesquelles les vitrages sont simulés.

    Il n'en va pas de même pour des avions à cabine ouverte pour lesquels la tranche des flancs, au niveau de l'habitacle, doit être réaliste et ne peut excéder 4 à 5/10 d'épaisseur, tout au plus. Or, les flancs constituent un élément essentiel de l'ossature. Il me fallait donc imaginer un compromis entre rigidité et réalisme. Ce fut le défi que constitua cette maquette d'autant plus que je voulais soigner particulièrement la présentation du poste de pilotage.

    Le résultat est une épaisseur des flancs réaliste de 32/10 (deux épaisseurs de papier 160g contre collées).

    Le plan 3 vues proposé par J.M. Bruce dans son ouvrage à servi de base au dessin de cette maquette. On trouve aussi, sur le net, un plan succinct, mais coté, sur le net, qui constitue un excellent complément.

    NIEUPORT 10

                                               https://static.rcgroups.net/forums/attachments/4/1/2/1/5/2/a6197766-192-Nieuport_10_ZFM.jpg

    Pour ceux qui sont (encore) des inconditionnels de la maquette plastique, deux fabricants proposent, pour une trentaine d'euros pièce, des maquettes à monter de Nieuport 10: Spécial Hobby au 1/48 et HR Model au 1/72.

    Le montage.

    L'aide d'un bâti de montage me semble indispensable. Le mien est réalisé à partir de chutes de carton, ctp et balsa.

    Pour le reste, le mode opératoire retenu est globalement le même pour toutes mes maquettes même si celui ci est affiné au fil des maquettes de par l'expérience acquise. Je me limiterai donc à quelques conseils concernant des points particuliers, les indications portées sur les planches se suffisant à elles mêmes, du moins pour un modéliste papier quelque peu averti.

    Le moteur.

    NIEUPORT 10                                    NIEUPORT 10
                         Quand on aime on représente tout.....même ce qui sera masqué!

    Il est possible de ne détailler que la partie visible de celui-ci. De toutes les façons il convient de "délaminer" les cylindres avant de les rouler sur une queue de foret ou une cap de 10/10 (http://www.criquetaero.fr/petits-tubes-de-papier-a135591458).

    Fuselage et aile.

    NIEUPORT 10                                   NIEUPORT 10

         Juste avant la pose du fond....                                          Cintrage avant pose du longeron

     Pour le fuselage je conseille le mode opératoire suivant:

    Collage de la structure composée de S1, S2, S3 et S4 en veillant à un équerrage parfait de l'ensemble. Pose des habillage intérieurs 4 et 5 sur 1 et collage de S5 en butée contre ces derniers. Collages des flancs en arrière de S5 (attention à la symétrie). Mise en place de S4 et du support de palonnier (attention toujours à la symétrie). Le fond pourra ètre mis en place après pose du siège.

    En ce qui concerne l'aile, les bords de fuite sont assemblés par un fin filet de colle, puis l'ensemble est roulé pour obtenir le profil creux. Enfin marquer le pli du bord d'attaque. Le longeron sera positionné au 1/3 de la corde de l'aile et immobilisé par une micro ,goutte de colle à chaque extrémité. On pourra procéder alors à la mise en forme des saumons.

    Mats et haubanage.

      NIEUPORT 10                                   NIEUPORT 10

       Le bâti: minimaliste mais suffisant.                                                           Yapuka....

    La photo ci-dessus parle d'elle même. L'aile est maintenue contre le bâti par une cornière en balsa au niveau du bord d'attaque (deux épaisseurs de balsa 15/10 décalées) et plaquée contre celui-ci par deux épingles au niveau du bord de fuite après interposition de petites cales en balsa d'épaisseur appropriée.

    Le fuselage, équipé uniquement de ses mats verticaux arrières est positionné sur l'aile.

    A propos des mats, leur largeur idéale est de 1.2mm pas facile à obtenir du fait de l'emploi d'une cap de 5/10 comme âme. Du 4/10 aurait mieux convenu. Mème remarque pour les jambes de train.

    Une chute de balsa rainurée assure l'équerrage du fuselage. Les flancs de ce dernier n'étant pas parallèles, deux équerres en carton permettront de contrôler son positionnement. La queue est calée en hauteur de façon que la lisse supérieur du fuselage (bande noire) soit parallèle au bâti.

    A noter le fil de laiton 5/10 (longeron du plan inférieur) traverse le fuselage et est plié de façon à reposer sur la pointe des mats en V de l'aile. On peut utiliser aussi de la cap pour le longeron, mais son élasticité naturelle ne facilite pas la mise en forme.

    Important: le dièdre de l'aile inférieur est de 3°7 soit environ 2mm en bout d'aile. Son respect dépend de la qualité du perçage du passage du longeron dans le fuselage. Il est toutefois possible de jouer un peu sur la hauteur des mats en V pour s'assurer un dièdre correct. Même s'il n'est pas important (en valeur), l'essentiel est qu'il se voit.

    Les haubans sont réalisés en cap de 3/10 à défaut de pouvoir ètre tirés d'épingles d'entomologistes (2/10) faute d'une longueur suffisante (34mm maxi). J'ai renoncé à la cap de 1/10 qui, d'une part, est difficile à dresser et, d'autre part, ne se remarque pratiquement pas une fois posée.

    Par contre les commandes de direction et profondeur sont tirées de celles-ci. Je les ai laissées noir pour conserver la finesse originel de leur diamètre. Il est fort possible que de les peindre couleur argent n'altère pas trop ce dernier. A voir.

    A noter que le câble supérieur de la commande de profondeur traverse le plan fixe du stabilisateur....ouverture à ajuster en conséquence (foret de 3/10)

    Si vous voulez rester zen pendant la délicate opération que consiste la pose des haubans, je vous conseille d'utiliser des brucelles amagnétiques. Les miennes proviennent de chez Multirex (20€ les 6 pub gratuite).

    L'empennage.

    La dérive est braquée légèrement vers la droite pour correspondre au braquage voulu du palonnier. De mème, la profondeur est" à piquer", position naturelle au repos. La position du manche est en conséquence.

    Cela donne un peu de vie au modèle sans compliquer pour autant le montage. Les perfectionnistes pourront détacher les ailerons. Je n'ai pas osé de peur d'introduire un quelconque vrillage de l'aile. Si d'aucun tentaient l'aventure en donnant un certain braquage aux ailerons, il conviendra de positionner les guignols de commande dans les positions ad hoc. Cela ouvre des horizons aux "empapaouteurs de mouches"!

    Habitacle.

    Avant que la remarque ne me soit faite, je confirme que le tableau de bord est le fruit de mon imagination dicté essentiellement par le besoin d'un renfort à cet endroit du fuselage. D'après les rares documents que j'ai pu consulter à ce sujet il semblerait que cet élément n'existait pas. Les quelques instruments étaient directement fixés sur les lisses latérales. Le pilote avait une vue directe sur le réservoir de carburant et sa jauge, celui ci étant positionné contre la cloison pare feu, sous le carénage supérieur du fuselage.

    Les instruments ont bénéficié de la traditionnelle goutte de vernis (crystal clear) pour leur donner un peu de brillance, et le siège, de ceintures rapportées.

    Et puis....

    Les roues ont bénéficié d'un méplat simulant l'écrasement de celui-ci au sol. Les prises d'air latérales du carburateur sont tirées d'aiguilles de seringues de 8/10 de diamètre. Vous pouvez faire de même pour le canon de la Lewis avec une aiguille de seringue à insuline dont le diamètre est de 3/10. Jusqu'à nouvel ordre, un tube, c'est creux! A noter que la Lewis est équipée de son cable bowden permettant ,au pilote de faire feu tout en restant assis. Par contre, pour changer le chargeur, il devait basculer l'arme et se lever de son siège....tout en pilotant. Manoeuvre au combien délicate!

     

    Quelques photos de détails et d'ensemble.

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  • GUILLEMIN JG 10

                                                                          Source photo: http://gallica.bnf.fr/Aeronautique septembre 1931

    Un peu d'histoire:

    Fin 1931 s'est tenu en France un "concours officiel des avions de tourisme".

    Y furent exposés quelques avions originaux (de futures maquettes (?) comme le Guerchais 5 , Farman 193 et 230, Bodiansky etc ainsi que le Caudron C372 "Luciole" que je vous ai déjà proposé dans une de ses nombreuses versions.

    Le Guillemin JG10, construit par la société Blériot, doté d'un certificat de navigabilité "décroché" peu de temps avant, participait aussi à cette manifestation.

    Bref descriptif:

    Le Guillemin JG10 est un avion monoplan, biplaces de tourisme, cantilever à ailes basses facilement repliables. Une de ses particularités est de pouvoir se transformer instantanément, suivant la saison, en conduite intérieure ou en "torpédo grand sport".

    Simplicité de pilotage (envergure généreuse de 13mètres et charge alaire de 37kg/m²) et d'entretien (l'arrière du fuselage est recouvert de moleskine lacée donnant un accès rapide aux commandes) par exemple, ont été le maitre mot lors de l'étude de cet avion.

    On notera aussi une quantités de détails pratiques et originaux:

    - deux sièges cote à cote séparés, celui du passager pouvant se positionner en retrait de celui du pilote pour un confort accru.

    - Les parachutes logés dans les flancs et à l'extérieur de chaque coté du fuselage. Des câbles les reliaient à l'équipement habituel des utilisateurs.

    - Un tableau de bord et ses instruments placé devant une grande tablette qui pouvait être utilisée pour déployer des cartes, par exemple.

    - Des commandes démontables facilement et les deux sièges s'escamotant dans le plancher, pour une utilisation éventuelle comme couchette.

    - Un grand filet à bagages disposé derrières les sièges et accessible en vol.

    - De petites marches ménagées à l'emplanture des ailes et des poignées de maintien fixées sur les flancs du fuselage facilitant l'accès à bord.

    Un descriptif détaillé accompagné de croquis de J. Gaudefroy a été présenté dans la revue "l'Aeéonautique" de septembre 1931.

    Il n'y eu, semble t'il, qu'un seul exemplaire construit de cet appareil aux caractéristiques pour le moins originales.

    Les sources:

    Sur le site Gallica:

    L'Aéronautique de décembre 1931 VOIR

    Les Ailes du 24 septembre 1931 VOIR

    Extraits presse divers l'Aéronautique et l''Aérophile septembre à décembre 1931 VOIR

    Quelques photos "glanées" sur le net: VOIR

    A noter que dans le "Aircraft Circular du N.A.C.A". n°153 consacré à cet appareil, vous trouverez les éléments de presse ci-dessus, en version anglaise, bien sûr.

    La maquette:

    J'avais commencé à dessiner cette maquette quelques années auparavant, et puis, je l'avais mise de coté au profit de maquettes plus simples à concevoir et plus en rapport avec mes compétences du moment.

    Ma maitrise des outils informatiques s'améliorant au fil des maquettes (heureusement), je n'ai pu résister à l'envie de me pencher à nouveau sur cet appareil. Plus pour une question de suivi que par sentimentalité, j'ai conservé le numéro 9 qui était le numéro d'ordre que je lui avait attribué à l'époque.

    Pour dessiner ce modèle, j'ai du me contenter du plan 3 vues de qualité médiocre trouvé dans l'article de la revue "l'Aéronautique" cité ci-dessus, plan 3 vues que l'on retrouve aussi dan la rubrique "Les ailes s'ouvrent" consacrée à cet appareil, de la revue "Les Ailes" du 24 septembre 1931.

    Les caractéristiques dimensionnelles données dans cet article, et les quelques photos que j'ai pu réunir, m'ont permis de concevoir une maquette qui, je pense, est assez fidèle à l'original..

    Les couleurs de cet appareil sont un mystère. Visiblement il est bicolore, les deux couleurs étant séparées par un liseré de couleur clair (blanc?). J'ai choisi arbitrairement le rouge et un beige orangé.

    Quant à la version, j'ai opté pour la "torpédo grand sport" pour son originalité.

    Le montage

    Le but des photos ci-dessous est de vous montrer les solutions retenues pour rendre cette maquette la plus réaliste possible.

    Bien entendu, la matière de prédilection reste le papier même si sa mise en oeuvre présente parfois des difficultés, ou si la simplification de certaines formes est incontournable (sinon où serait le plaisir?).

    GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10

                         La tablette                                      Tableau de bord                        Habitacle prêt à ètre refermé.

    On se basera sur les quelque photos disponibles et le descriptif qui en est fait pour équiper un minimum cet habitacle qui,bien entendu, est parfaitement visible dans la version torpédo.

     La tablette (rep 11) présente un petit rebord. Sur le chant viennent se "planter" les poignées de maintien (rep 23) en cap 3/10.

    La partie haute du couple S5 présente le tableau de bord (minimaliste semble t'il) dont j'ai réduit arbitrairement l'équipement à 3 instruments.

    Une goutte de "crystal clear" leur donnera un peu de relief.

     

    GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10

                Pincement des flancs                                Pose de l'aile                          Le moteur et la pointe avant

    A noter que les cotés du capotage avant (rep 4) ne plaquent pas aux flancs du fuselage (ventilation du compartiment moteur?). Mettre en forme la casquette qui coiffe les instruments et qui recevra les pare brises.

    L'échappement est tiré d'un trombone métallique (plus facile à mettre en forme que de la cap). Un rond de plastique est percéau bon  diamètre et est glissé sur le trombone.

    Les carénages des roues sont constitués de 3 épaisseurs de carton de 1mm d'épaisseur, mis en forme et peints. Des demi roues sont rapportées dessous.

    GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10

         Ame en cap 3/10 pour les pales                     Train principal                                   Roulette de queue

    L'hélice est dépourvue de cône. Les pales reçoivent des âmes en cap 3/10 qui dépassent légèrement en pieds de pales et viennent se ficher aux extrémités d'un micro tube de papier (rep H3). Ce micro tube est percé à diamètre 0.5mm pour recevoir l'axe de l'hélice (rep H5).

    Pour une fois, le train est en cap 5/10, mais je reviendrai à la tige laiton plus facile à mettre en forme et qui (éventuellement) peut se souder à l'étain.

    Comme indiqué sur la planche 2, la roulette de queue est figurée par une boucle faite sur la cap, remplie de cyano, puis peinte.

    Ci-dessous quelques photos prises sut le tarmac.... de mon terrain privé!

    GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10GUILLEMIN JG 10

     

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  • CAUDRON C193

    Un peu d'histoire

    Le Caudron C193 est la version à moteur Renault 95cv du Caudron C192, ce dernier étant équipé d'un moteur Salmson 95cv.

    On notera quelques différences mineures comme celui du dessin de l'empennage.

    Le journal "Les ailes" du 26/09/1929 (Source gallica.bnf.fr / BnF ) nous propose un descriptif de cet appareil. VOIR

                                                                                                                       

    Choix du F-AJSH

    Mon choix s'est porté sur le F-AJSH.

    Pourquoi? Non seulement celui-ci participa brillamment au Challenge de Tourisme International de 1930, mais il servit de base pour expérimenter le "clinogyre" d'Odier et Bessière. Le Caudron C363 équipé du clinogyre  effectua son premier vol le 26 mai 1932, sur le terrain de Guyancourt, et fera l'objet de la maquette suivante.

    Le CAUDRON C193 F-AJSH  n/c  4/6478, piloté par Arrachart et Puillet. disputa le second Challenge International des Avions de Tourisme du 21/07 au 5/08/1930 en Allemagne où il se classa 24eme des 35 finalistes (101 appareils engagés).

    Cet évènement (et ce résultat) fut exploité entre autres par Renault au travers de campagnes de pub (doc

    CAUDRON C193

                                                                                                Pub dans "l' Aerophile" novembre 1930

     A ce challenge participèrent 3 Caudron C193, 1 Caudron C232, et le Mauboussin MXI dont je vous ai déjà proposé la maquette (voir rubrique Mes créations au 1/66).

     Bibliographie

    - Le livre "Les avions Caudron" par André Hauet aux éditions LELAPRESSE

    - L'Aerophile d'octobre 1929

    - Les Ailes Aout 1930

    La maquette

    Je n'ai pas réussi à mettre la main sur un plan 3 vues suffisamment précis (et crédible) pour ètre exploitable.

    Je suis donc donc parti du plan qui me semblait le plus juste et je l'ai redessiné en tenant compte de toutes les caractéristiques dimensionnelles que j'ai pu trouver, à savoir:

    Envergure totale 11m600 (contre 11m500 pour le C192)

    Longueur7m475 (contre 7m525 pour le C192 du à l'encombrement différent des moteurs)

    Hauteur 3m170

    Corde de l'aile à l'emplanture 1m750

    Epaisseur maxi de l'aile 22%

    Les élements  latéraux de l'aile affectent la forme d'un trapèze régulier de 4m35 de long

    Voie du train 2m60

    Maitre couple 75cm de large pour 90cm de haut

    A propos de la décoration

    On ne dispose que de photos en noir et blanc de cet appareil qui donnent, malgré tout, une bonne idée concernant sa livrée.

    Le revêtement en contreplaqué de l’ensemble de la cellule, y compris aile et empennage, semble avoir été simplement vernis comme le laisse supposer certaines photos dont celle ci-dessous trouvée sur le net. La représentation d'un tel revêtement constituait, pour moi, une nouveauté, ce qui était loin de me déplaire.

    A noter la différence de taille des pare brises, celui du pilote étant plus" généreux".

    CAUDRON C193

    Une large bande tricolore (aux couleurs françaises très certainement) barre, en diagonale, les flancs du fuselage. Les immatriculations pourraient etre noires (ou rouges) avec un liseré sans doute blanc. Optons pour le noir.Capot moteur, habillage du train et flasques de roues ont vraisemblablement été laissés alu brut.

    La partie du revètement supérieur englobant les deux postes de pilotage apparait de teinte plus claire que le reste du revètement sur certaines photos. J'ai opté pour du gris très clair. (alu?)

    A noter que la partie des ferrures de fixation de la partie centrale de l’aile sur le fuselage tranchent nettement sur les flancs de ce dernier et ont du garder leur couleur acier.

    Les bandes de cheminement à l’emplanture de l’aile sont positionnées des deux cotés du fuselage.

     Lors du Challenge International des Avions de Tourisme, cet appareil portait sur les cotés du capot moteur, le numéro de course L3 dans sur un disque de couleur claire avec dans la partie basse inscrit » 1930 », et dans la partie haute « challenge inter ».

    Quelques autres photos glanées sur le net:

    CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193

    Cette dernière photo donne une indication sur la forme des bords marginaux d'aile et de l'empennage.

    Montage

    Je passerai sur le fuselage dont le principe de montage est toujours le même (voir l'article sur le Caudron C232). De même que pour le train d'atterrissage. La méthode adoptée sur les précédents modèles me va bien, inutile d'imaginer un autre mode opératoire.

    Quelques mots concernant l'aile qui est un peu particulière.

    Son âme est constituée d'un longeron, d'un renfort destiné à recevoir les jambes de train et de nervures sur lesquelles viendront se coller les panneaux du revètement inférieur.

    Noter que le revètement est préalablement mis en forme.

     CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193

                      Structure de l'aile             Nervures servant de zone de collage                   Renfort emplanture

    Une fois l''aile refermée, ouvrir à l'extrados la zone d'encastrement dans le fuselage. Des queux de nervures S11 seront glissées et collées de part et d'autre de façon à préserver la forme du profil à l'emplanture.

    CAUDRON C193

    Cables de direction (optionnel)

    Si l'on souhaite faire figurer les cables de commande  de la gouverne de direction, je conseille de le faire avant la fermeture du dessous du fuselage. Immobilisation par une goutte de cyano entre les flancs du fuselage. Les cables sont en cap de 1/10. Ils sont donc sensiblement à l'échelle, mais que c'est fin!

     Quelques photos

     CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193CAUDRON C193

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    Téléchargement  des 2 planches, au format A4, 2Mo environ la planche.

    PLANCHE 1      PLANCHE 2

       ou sur le site de mon ami Pierre.

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Bons vols.

                       

     


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