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    SPAD XIII

     

    Les décorations connues ou complètes des Spad XIII de début de série sont peu nombreuses.

    Celle de Jacques Roques, flanquée de l'emblématique gallinacé de la SPA48, compte parmi les plus belles

    Les fabricants de maquettes en plastique ne s'y sont pas trompés. On la retrouve sur nombre de maquettes de Spad.

    A mon tour, j'ai succombé à la tentation!

    Un peu d'histoire 

     En octobre 1916, l'escadrille N48 (alors équipée de Nieuport, d’où le N) devant adopter un insigne collectif, le Cne Georges Matton, commandant de l'escadrille et le Ltt Armand Galliot de Turenne, choisissent de doter la N48 d'un oiseau.

    Ils choisissent celui qui représente le mieux la France, un superbe coq de basse-cour. Cet oiseau, qui fera l'unanimité, sera désormais le parfait emblème de leur unité. Il sera représenté en buste par Jacques Nam (dessinateur et peintre français) dans un cercle généralement bleu ciel (source Albindenis.free.fr). 

     

     SPAD XIIIJacques Roques (1897 - 1988) fut un As français d'origine suisse. Rappelons qu'un As est titulaire d'au moins 5 victoires homologuées.

    Titulaire de 5 victoires sures et 3 probables, il en fut une des figures les plus hautes en couleur.

    Expérimenté, il a piloté une cinquantaine d'appareils différents, et effectua 2342 heures de vol  dont 564 de guerre durant les deux conflits.

    Toute la carrière de Jacques Roques durant la première guerre mondiale se déroula au sein de la N48 devenue la SPA48 lorsque celle ci fut équipée de Spad.

     Le Spad XIII S1893 lui fut affecté, en janvier 1918 , lorsque l'escadrille s'installa à Villeneuve Les Vertus (Marne).

    Documentation

    Je  ne m'appesantirai pas sur l'histoire des avions Spad et du Spad XIII en particulier les ouvrages traitant du sujet abondent (voir paragraphe documentation ci-dessous).

    Signalons juste que ce Spad XIII est un des premiers de série. Les principales caractéristiques de cette version consistent en des saumons d'ailes de forme arrondie, des raidisseurs en lieu et place des renforts de mats frontaux de cabane et en l'absence (éventuelle) des panneaux latéraux d'accès au moteur.

     

                                                                         SPAD XIII  

                                                     Le Spad XIII S1893 devant un hangar Bessonneau. Tout un symbole.  (source SHAA)

     La maquette

     Elle a été dessinée à partir du plan paru dans le Windsock Datafile 32 dédié au Spad XIII (plan de Doug Carrick) et du beau "3 vues" œuvre de T Dekker paru dans un cahier spécial (2008?) de la revue "Avions" dédiée aux As français de 1918.

                        SPAD XIII                                        SPAD XIII

                                                     Avec de tels documents à disposition, l'envie était trop forte j'ai craqué.

    Comme pour tous les biplans largement haubanés, son montage nécessite une certaine expérience. Inutile de préciser que tous les collages sont à réaliser bord à bord. Échelle oblige.

    Je me contenterai donc d'évoquer quelques points particuliers qui peuvent poser problème, les indications portées sur les planches de la maquette devraient être suffisantes pour mener à bien le montage de la maquette.

    Poste de pilotage

                  SPAD XIII                               SPAD XIII

                                   Suffisamment détaillé pour se mettre à l'abri d'un regard averti (voir un tantinet pervers....c'est selon).

     Si, comme moi, vous représentez les gouvernes de profondeur et de direction légèrement braquées, pensez à mettre le palonnier et le manche dans des positions en rapport Palonnier poussé du coté du braquage de la dérive et manche en avant, position naturelle de ce dernier quand l'appareil était au sol (du au poids de la gouverne amenant le manche dans cette position).

    Bâti de montage

    Indispensable ne serais ce que pour la réalisation du haubanage le mien est constitué d'une base en carton plume et de chutes de balsa pour caler les éléments et faciliter les opérations.

     

                    SPAD XIII        SPAD XIII

     Calage du fuselage et de l'aile inférieure: accès idéal pour placer tout ce qui deviendra impossible une fois l'aile supérieure en place (Vickers, échappements, pare brise etc)

    Echappements:

    la solution proposée pour leur réalisation est inspirée de celles retenues pour certains modèles au 1/33. Sa mise en œuvre au 1/66 est délicate malgré le soin apporté à leur réalisation, le rendu n'était pas au rendez-vous. Le papier a ses limites....moi aussi!

    J'ai finalement opté pour une réalisation à partir de profilés de styrène "Evergreen" (pub gratuite).

    Ceux qui sont rompus au maquettisme plastique pourront aussi les réaliser à partir de chutes de grappes de démoulage, étirées à la flamme.

    Mats et haubanage:

    Avant toutes chose, il convient de positionner l'aile supérieure

    Attention: le bord d'attaque de l'aile supérieure est à positionner 1.5mm en avant de celui de l'aile inférieure.

    Les mats donnent la mesure de l'entre plans.

    Cales: carton, balsa...un léger coup de cutter libérera l'ensemble en fin d'assemblage....et le bâti sera prêt à recevoir le fuselage de Spad suivant!

      SPAD XIII     SPAD XIII

       Calage de la voilure supérieure. Simple, il dégage bien l'entre plans Indispensable pour un travail en toute sérénité.

     En attendant, les mats sont collés d'abord à l'extrados des demi ailes inférieures, bien sur les repères. Dès que la colle commence à prendre (quelques secondes....c'est formidable la colle vinylique), les immobiliser bien verticaux par une goutte de colle à l'intrados de l'aile supérieure.

    Le haubanage est réalisé en fil de cuivre 2/10 ce fil étant livré en bobines, il est nécessaire de le redresser (voir article sur le sujet dans PMP le Mag n°2). Accès par la page d'accueil du site.

    Le collage se fait brin par brin, un compas à pointes sèches s'avère bien pratique pour déterminer la longueur de chacun des brins Collage par micro gouttes de cyano fluide. l'opération demande du soin mais n'est pas particulièrement difficile à réaliser si l'on réfléchi à un ordre de montage rationnel. Si certains collages s'avèrent acrobatiques, un accélérateur en bombe spécial cyano facilitera les choses.

    Tant que l'on y est

    On peut représenter le système de commande des ailerons, plutôt original sur les Spad, et, une fois l'ensemble extrait du bâti, le marche pied sur le flanc gauche facilitant l'accès à bord.

                                                         SPAD XIII

    Le train d'atterrissage:

    Une fois "démoulé", l'ensemble ailes/fuselage, et admiré le travail, on va pouvoir procéder à la mise en place du train d'atterrissage.

    Là je me suis fait plaisir en reproduisant au mieux le système d'amortissement par sandows.                                                                  

      SPAD XIII     SPAD XIII

    L'axe des roues (en réalité deux demi axes articulés) débat dans une lumière verticale pratiquée dans les jambes de train. Les deux tiges latérales servent à l'encrage des sandows qui appuient sur les axes des roues et font office d'amortisseurs.  

    Une fois le pseudo sandow (fil à gant) mis en place, les tiges latérales sont recoupées à raz de l'enroulement de ce dernier, et l'axe principal reçoit les roues après mise à la bonne longueur...et....on ne voit plus grand chose, mais quel plaisir de savoir qu'on l'a réalisé!

    La documentation

    Liste non exhaustive, mais citons:

    L'incontournable Windstock Datafile de JM Bruce avec un superbe plan multi vues qui m'a servi à l'élaboration de la maquette.

    Les revues "Avions" n° 44 et 45 concernant Jacques Roques et sa carrière.

    De plus, je me suis appuyé sur une remarquable présentation de la maquette de cet appareil au 1/72, parue dans la revue de maquettisme plastique Wingmaster n°61 (2007) sous la plume de B Pautigny: un orfèvre!

    Restait à essayer de faire aussi bien....en papier.   

    Concernant l'histoire de la SPA48 voir l'excellente rubrique de D. Albin  http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille048.htm   

    Débriefing

    La principale difficulté réside dans la réalisation de la mature et du haubanage mais il fallait si attendre, c'est tout le charme des maquettes bi plans.

    Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 3 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Planche 1          Planche 2 recto         Planche 2 verso

    Ou prochainement sur le site de mon ami Pierre: https://carton.pierreg.org/

    Quelques photos de la maquette

                                  SPAD XIII    SPAD XIII     

                                                                    

    SPAD XIII S1893 - JACQUES ROQUES - SPA 48

     Bons vols!

     

     

     

     

      

     

           
      

     

     Bons vols.


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  • DYLE ET BACALAN DB70

    Un peu d'histoire

    Au cours des années d’entre-deux-guerres, l’aviation commerciale connut son développement le plus important. Des compagnies aériennes apparurent, d’autres disparurent après des existences éphémères. Il en fut de même des avionneurs. Parmi les constructeurs qui ne firent que passer, il y eut l’industriel français Dyle & Bacalan installé à Bordeaux. L’un de ses avions les plus emblématiques fut le trimoteur de transport DB70.

    À partir de 1925-1926 les compagnies aériennes américaines et européennes entendent développer un transport aérien plus massif. Seuls dix à douze passagers pouvaient prendre place à bord d’avions de ligne, souvent dérivés de bombardiers de la première guerre mondiale. Le chantier navale Dyle & Bacalan, qui avait ouvert en 1923 un atelier aéronautique, décida alors de développer un avion de ligne capable de transporter trente passagers sur une distance de 1000 kilomètres.

    C’était pour l’époque très ambitieux, d’autant que Dyle & Bacalan n’avait aucune réputation dans l’aéronautique. Aussi les dirigeants bordelais décidèrent'ils d’engager l’ingénieur belge Louis de Monge qui s’était fait alors un nom dans l’étude des ailes volantes et des fuselages porteurs. Ainsi naquit le Dyle et Bacalan DB70

    Extérieurement l'avion se présentait sous la forme d’un trimoteur à aile haute cantilever haubanée de construction entièrement métallique. Son architecture était de type bipoutre relié par un tronçon central. C’est là que les vingt-huit passagers prenaient place tandis que les trois membres d’équipage s’installaient dans un poste de pilotage légèrement surélevé. L’avion de ligne était doté d’un train d’atterrissage classique fixe renforcé afin de permettre l’atterrissage sur des pistes en terre. C’est dans cette configuration que le premier vol de l’avion eut lieu le 15 novembre 1929.

    Dès sa sortie, la presse française, mais aussi celle d’autres pays comme la Belgique ou le Royaume-Uni, se prirent de passion pour cet avion hors norme. Malgré des tournées promotionnelles réalisées dans toute l’Europe, aucune commande ne se concrétisa. Pourtant le DB-70 enchaînait les heures de vol tout en poursuivant ses essais.
    Début 1931 la majorité des grandes compagnies aériennes européennes contactées avaient refusés cet avion jugé trop gros.  Aucun transporteur ne voyait alors l’intérêt de transporter vingt-huit passagers quand la norme était à vingt au grand maximum. En mai de la même année, le constructeur tenta le tout pour le tout en réalisant un vol sans escale entre Paris et Marseille en à peine plus de cinq heures. Le DB-70 embarquait des journalistes et photographes. Mais là encore rien ne fit, et l’avion restait invendable.

    À la même époque l’Aéronautique Militaire Française s’intéressa à l’avion. La mode était alors au parachutage de troupes. Le gros trimoteur de Dyle & Bacalan semblait une option plaisante. Aussi en septembre 1931 le prototype du DB-70 fut réquisitionné par le ministère de la guerre afin de le transformer en avion de transport tactique. De vingt-huit passagers désormais l’avion pouvait emporter trente-deux parachutistes armés et équipés. 

    Repeint à la va-vite aux couleurs militaires françaises l’avion fut engagé une première fois dans une série d’exercices en décembre 1931. Lent mais volant assez haut le Dyle & Bacalan DB-70 représentait au final un avion assez spacieux pour la mission qui lui était dédiée. Il fut de nouveau engagé dans des missions d’entraînement au parachutage durant toute l’année 1932. Et cette même année l’Aéronautique Militaire Française le fit voler durant une manœuvre de grande ampleur dans l’Aisne avec des éléments belges et britanniques.
    Il resta en service jusque fin 1934 sans jamais qu’aucun autre exemplaire ne soit commandé par les militaires français et en février 1935  fut envoyé à la casse.

    Plus gros avion conçu et assemblé en France lorsqu’il réalisa son premier vol le Dyle & Bacalan DB-70 retomba vite dans l’oubli. A la même époque l'ingénieur allemand Hugo Junkers. s' inspira des travaux du comte de Monge pour concevoir son révolutionnaire G.38 qui ne connut pas beaucoup plus de succès.

    A ma connaissance la seule maquette existante est en "scratch" plastique au 1/72. Elle est l’œuvre d'un  modéliste adepte de cette discipline: Gilles Mazon qui, comme moi, manifeste un intérêt particulier pour les avions hors du commun. Merci Gilles pour ta réactivité lorsque l'on fait appel à ton savoir.

    Documentation

    - L'hebdomadaire "Les Ailes", dans son n°439 du 14 nov. 1929 nous présente le DB70 dans sa rubrique "Les ailes s'ouvrent".

    - Michel Borget, dans les Fana de l'Aviation n°8 et 9 (février et mars 1970.....) a traité du sujet. Dans cette étude figure un plan 3 vues de bonne dimension, complété par une vue en coupe de la partie centrale de l'aile et un croquis de son aménagement (repris du n° 127 de la revue l'Aéronautique de décembre 1929).

    DYLE ET BACALAN DB70

                                                         Aménagement intérieur extrait de la revue l'Aéronautique (déc.1929 source Gallica)

    -L'étude du DB70 est reprise par le même auteur, dans le Fana de l'Aviation n°392 (juillet 2002). De nouvelles photos complètent cette présentation ainsi qu'un dessin couleur de Lucien Perinotto représentant l'appareil en vol.

    Je vous propose une récapitulation "maquettiste" de toutes les  informations utiles recueillies.

    Voilure

    Constituée par un corps central sur lequel viennent se fixer tous les autres éléments de l'appareil: ailes latérales, bâtis-moteurs, fuselage, train d'atterrissage. le corps central est doté d'un profil biconvexe dissymétrique extrêmement épais. La largeur de cet élément est de 8.56m en y incluant les deux fuselages latéraux. La longueur est de 10.20m et l'épaisseur de 2.40m

    La voilure proprement dite comprend deux plans rectangulaires à profil plans convexes et présentent un dièdre de 3°. Le profil d'aile semi-épais est doté d'une corde de 4.80m pour une épaisseur de 0.61mLes saumons étaient de forme elliptique.

    L'envergure totale était de 37m.

    Fuselage

    Rien à signaler de plus que les infos présentent sur le plan 3 vues.

    Train d' atterrissage

    La voie est de 8.50m (une coquille s'est glissée dans le Fana en lui donnant une valeur de 6.70m incompatible avec le plan 3 vues) .Le train est constitué de deux roues jumelées de 1300mm x 275mm de diamètre. Les béquilles arrières sont orientables.

    Empennage horizontal

    Il présentait une envergure de 13.40m pour 1.7m de corde.

    Groupe moto-propulseur

    Les trois moteurs étaient des Hispano-Suiza 12Lbr 12 cylindres en V à 60° entrainant par l'intermédiaire d'un réducteur des hélices bipales en bois.

    Mais il reste des points pour qui feront l'objet ,d'une libre interprétation de ma part. Par exemple: le poste de pilotage qui était à l'origine à l'air libre puis fermé par la suite et pour lequel on dispose que de peu d'informations, ou le positionnement des escaliers d'accès des fuselages latéraux....

    La maquette

    Cette maquette avec ses 56cm d'envergure est la plus imposante que j'ai dessinée à ce jour. Un "monstre" au 1/66. Si un soin particulier a été apporté au repérages des différentes pièces, j'ai renoncé à des indications de montage aussi poussées que je le propose habituellement. . L'élaboration d'une  notice de montage pour un tel modèle peut prendre autant de temps que l'étude de la maquette proprement dite. 

    Généralités:

    L'importante surface vitrée fait l'originalité de ce modèle. Il aurait été dommage de la reproduire en trompe l’œil.  il a donc  fallut en tenir compte lors du dessin de la structure et, de ce fait, faire figurer un minimum d' aménagements intérieurs.  Faute de documentation, l'interprétation des rares photos et un peu d'imagination ont permis de rendre plausible tout ce qui pourrait être accessible à un œil quelque pervers.

    A mon habitude, tous les collages se font bord à bord avec renforcement par une bandelette de papier de soie chaque fois que possible.

    Après impression, les planches sont protégés par application d'un voile de fixatif. Cela leur donne une relative protection à l'humidité, tout en évitant aux couleurs de ternir avec le temps.

    Enfin, pour le collage des planches en papier de 80g sur leur cartons de renfort, je privilégie la colle contact en bombe. La vinylique a tendance à détremper le papier avec les conséquences que l'on peut imaginer sur les caractéristiques dimensionnelles des pièces.

    Nacelle centrale (poste de pilotage).

    La feuille de rhodoïd, dont la partie supérieure constitue les cotés de la verrière, est prise en sandwich entre l'habillage intérieur (E9) et extérieur (E21) des flancs. Cette solution épargne un montage "en l'air" de la verrière pas toujours évident lorsqu'elle est à facettes. Le collage des parties transparentes entre elles est suffisamment délicat à réaliser proprement pour ne pas en rajouter! Coller d'abord l'habillage intérieur (E9) sur le transparent puis dégager de ce dernier la partie correspondant au profil de l'aile. L'habillage extérieur(E21) est plus étendu que nécessaire. Le coller en faisant coïncider le contour du profil et la ligne de référence que constitue la base horizontale de la verrière. L'excédent d'habillage sera simplement arasé.

    Si l'on opte pour une gouverne de profondeur avec un certain braquage (vers les bas de préférence), penser à positionner les manches dans une position cohérente (inclinés vers l'avant dans ce cas). Cela donne un peu de vie au modèle. Si, si.....vous trouverez bien un esprit pinailleur pour vous en faire la remarque si tel n'était pas le cas.

    Les différents panneaux constituant la verrière sont assemblés à la colle vinylique plus aisée à utiliser que la cyano. J'ai un faible pour la "kraft bond" de Tamiya dont la viscosité est parfaitement adaptée à ce genre de collage. De plus je lui trouve un pouvoir collant supérieur aux colles à bois traditionnelles. (Une impression peut être. Chacun a ses marottes!)

    Pour les montants de verrière, j'ai opté pour des bandelettes de papier imprimées recto verso (bleu et gris metal) collées à la vinylique. On peut aussi les peindre en se servant de caches, mais il est assez difficile de trouver la bonne nuance de peinture bleu en accord avec celle issue de l'impression.

    Nacelles moteur latérales.

                                                                           DYLE ET BACALAN DB70

                                On notera la présence d'équipements communs aux 3 nacelles moteur: radiateur d'huile, écope etc

    Il n'y a pas de structure. Seule une rondelle (E1, E2) garantie une forme bien circulaire à l'extrémité, .Le montage se fait donc "en l'air". La forme du profil de l'aile centrale sera découpé une fois les nacelles terminées toujours pour garantir une bonne géométrie de l'ensemble tout au long de leur réalisation.

    Toutes les nacelles sont coiffées de la même partie conique (E14,E15)

    Équipements des nacelles.

    Radiateurs eau (10) et huile (E19) dessous. Prise d'air?(E18) en forme de demi cylindre sur les faces latérales externes (coté gauche pour la nacelle centrale) et les caches culbuteurs (E16) qui demanderont un certain travail d'ajustement pour épouser au mieux la forme du capotage. Quelques ouïes sont rajoutées sur une plaquette (E17) qui se positionne à cheval, comme le radiateur d'huile (E17) sur le plan de joint du capotage. Les tubulures d'échappement pourront être tirées de micro tubes (aiguilles de seringue, par exemple). C'est à peu près tout ce qu'il est possible d'identifier de façon formelle comme équipements au vu des quelques photos disponibles.

    A noter sur les faces externes des nacelles latérales les portes d'accès à une coursive qui court parallèlement au bord d'attaque de l'aile et dont l'accès est réservé à l'équipage. J'ai aménagé de façon la plus rationnelle possible cette partie en fonction des quelques indications que j'ai pu trouver. Cette coursive est bien visible au travers des grandes baies vitrées qui courent le long du bord d'attaque. De même que la "promenade vitrée" réservée aux passagers, parallèle à la coursive. Les plus pinailleurs pourront même "ouvrir" les portes d'accès à ce couloir (la structure a été imaginée en tenant compte de cette éventualité) ce qui nécessitera un aménagement plus "poussé"( et purement hypothétique) de ce dernier.

    Il faut dire qu'au départ j'avais imaginé un éclairage intérieur de cette maquette. J'y ai finalement renoncé sans pour autant omettre de représenter au mieux les aménagements intérieurs dont la présence se devine à travers les vitrages!  

    Tronçon central de l'aile

    Sur cet élément viendront se greffer les fuseaux latéraux et les ailes. Pas de difficulté particulière mais de son bon équerrage dépendra la géométrie de l'ensemble. 

            DYLE ET BACALAN DB70      DYLE ET BACALAN DB70

    Poste du navigateur, panneaux moteurs....on ne verra plus grand chose une fois le nez en place. Mais tout  y est! Ou presque....

    Je me suis attaché à réaliser de façon plausible la partie visible à travers la grande baie vitrée du bord d'attaque. Coursive courant le long de ce dernier permettant à l'équipage de communiquer entre eux mais aussi aux mécaniciens d'accéder directement aux moteurs....en vol. L'enfoncement dans lequel officie le navigateur a été aménagé de même que l'escalier permettant d'accéder au poste de pilotage....et au moteur central.

    A noter les éléments de structure tubulaire en fil de cuivre soudé à l'étain. Au final, pratiquement rien ne sera visible mais qu'elle satisfaction de savoir de l'avoir réalisé.

    Le recouvrement (F20) de cette partie se fera après la pose des fuseaux moteurs et de la partie transparente qui constitue le bord d'attaque de l'aile. Il va de soi que plus grand soin sera apporté à l'ajustement des différents éléments entre eux ainsi qu'au respect de la géométrie de l'ensemble.

     Fuselages latéraux

     

    DYLE ET BACALAN DB70

                                                                                                    Bienvenue à bord!

    L'aménagement intérieur se devine à travers les larges fenêtres. Cela m'a obligé à accorder un minimum de soin à sa réalisation. Sièges en rotin, tableaux des années trente sur un revêtement "art déco" des cloisons pour coller au mieux à la doc en ma possession dans l'esprit de l'équipement des cabines passagers des avions de l'époque.

    L'ouverture donnant accès au "salon" central est seulement représentée en trompe l'oeil sur les flancs (FD3G et FG3D) l'aménagement de la

    partie centrale de l'aile ne présentant aucun intérêt car invisible de l'extérieur.

    Les fenêtres sont réalisées par encastrement d'une languette de rhodoïd dans un embrèvement réalisé sur la face extérieur des flancs (FD3D et FG3G) de façon à éviter toute sur épaisseur. De même, des rectangles de rhodoïd sont encastrés dans la face supérieure (FD1 et FG1). Ces derniers sont collés par l'intérieur de façon que leur face externe affleure.

    Les fuselages latéraux seront soigneusement ajustées sur la structure de la portion "aile/fuselage" centrale avant la pose de leur recouvrement et leur mise en place définitive.

      Les trois "appendices nasaux" pourront alors rejoindre leurs emplacements définitifs.

    Train d'atterrissage et béquille arrière.

    Jambe de train en fil de cuivre soudé à l'étain et roues tournées à mon habitude.

    Les Ailes

    le montage des ailes ne pose pas de problème particulier. Veiller seulement à préformer l'extrados du revêtement, l'intrados étant plat .A noter que l'aile présente un léger dièdre (cale A7). Initialement j'avais envisagé de faire pénétrer l'extrémité du longeron dans les fuseaux latéraux. En fait un simple collage de la nervure d'emplanture suffira, la présence des 4 mats obliques dotés d'une âme en cap sécuriseront les demi ailes en position. 

    Pour le montage des mats,le modèle sera placé sur le dos sur un bâti. La partie centrale du fuselage sera rehaussée de 11.5mm (l'extrémité des saumons en appui sur le bâti) pour obtenir le dièdre de 3°. 

    Empennages

    Faible corde et grand allongement. La présence d'une cap de 10/10 qui court tout le long de l'envergure du plan fixe et du volet de la profondeur est indispensable. Difficile autrement de garantir la rectitude de tels éléments.

    Hélices.

    Elles n'ont pas le même sens de rotation. Moteur gauche, sens anti horaire, les deux autres, sens horaire.

    Équipements divers

     - Phares d'atterrissage et feux de position

    - Tube pitot

    Optionnel

    Je me suis réservé la possibilité de représenter la trappe d'accès centrale à la cabine passager ouverte. Par contre, je n'ai pas donné cette possibilité à celles des fuseaux latéraux ne sachant pas trop comment les positionner par rapport aux cabines passagers respectives. En arrière de la cloison arrière de la cabine passager? auquel cas la disposition des sièges contre celle ci est incohérente (voir croquis d'aménagement). A moins que celles-ci ne fussent aménagées que pour la version militarisée de l'appareil? Mystère.

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 20 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Cliquer sur les éléments ci-dessous pour les télécharger.

    Planche 1  Planche 2  Planche 3  Planche 4  Planche 5  Planche 6  Planche 7  Planche 8  Planche 9  Planche 10

    Planche11 Planch12 Planche13 Planche14 Planche15 Planche16 Planche17 Planche18 Planche19 Planche20

      ou prochainement sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

      Debriefing

    Bien que  l'on puisse supposer que l'agrandissement de la surface vitrée frontale ait été réalisée à la demande de l'armée, j'ai considéré que cette extension (du plus bel effet à mes yeux) aurait pu apparaitre à la fin de l'histoire du DB70, sous immatriculation civile. Elle  aurait constitué un atout commercial supplémentaire, donnant un surcroit de luminosité à la coursive réservée aux passagers (parallèle au bord d'attaque de l'aile) avant d'accroitre le visuel des équipages militaires.

       DYLE ET BACALAN DB70 DYLE ET BACALAN DB70

    Noter l'extension de la partie vitrée, l'insigne sur le flanc et la tenue des personnages.....période militaire selon toute vraisemblance......

    Pour en savoir plus

    Intégralité de la documentation que j'ai pu réunir sur le sujet pour réaliser la maquette.

    - Les Ailes du 14 novembre 1929 VOIR  (source Gallica)

    - L'Aéronautique de décembre 1929 VOIR (source Gallica)

    - A noter le compte rendu dans "Les ailes" du 21 novembre 1929 du premier vol par un journaliste ayant été invité à y participer  VOIR  (source Gallica) 

    Photothèque:      VOIR

      Quelques photos de la maquette:

     DYLE ET BACALAN DB70  DYLE ET BACALAN DB70

       DYLE ET BACALAN DB70  DYLE ET BACALAN DB70

       DYLE ET BACALAN DB70   DYLE ET BACALAN DB70

     Bons vols.

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •                                              S. POITE TYPE 3

    Un peu d'histoire

     S. POITE TYPE 3Dans les années 30, les ateliers S. Poite, étaient bien connus dans le monde de l'aviation comme spécialistes des réservoirs en métal léger. Ils possédaient également un département pour la construction d'avions.

    Plusieurs avionneurs préféraient confier la réalisation des parties métalliques de leurs prototypes à cette maison parfaitement outillée pour ces travaux et réunissant une maitrise aussi habile dans l'art délicat de la soudure autogène que dans celui du pliage, du découpage et de l'assemblage des tôles ou des profilés en alliages légers.

    Cependant, à coté de ces travaux "en régie", les ateliers S. Poite ont mené à bien la construction d'un monoplan de tourisme fort intéressant en vue de participer au Concours National d'Avions de Tourisme. 

     S. POITE TYPE 3Le S. Poite 3 un est monoplan cantilever à voilure basse qui, naturellement, avait été construit entièrement en métal. La finesse de cette machine était tout à fait remarquable: elle atteignait en effet 15.4, ce qui, pour un appareil à moteur, destiné à une utilisation pratique, était un joli résultat. Par ailleurs, les lignes et les aménagements du S. Poite 3 étaient fort séduisants. On remarquera aussi, les proportions des empennages, d'un allongement peu commun, devant assurer une très grande efficacité.Quand au prix de revient, du fait du type de construction choisi, il aurait du être sensiblement plus élevé que celui d'une construction traditionnelle en bois..

    Le monoplan S. Poite subit ses essais à Etampes,  sous la conduite du pilote Massot. L'appareil présentait immédiatement, de bonnes qualités de stabilité et de maniabilité .

     

    Documentation

    En toute évidence, rare sur le sujet. Elle se limite à une présentation de l'avion dans Les Ailes du 20 aout 1931 , et un descriptif technique illustré par G.Godeffroy,  dans l'Aéronautique de septembre 1931 ,dont les croquis illustrant cette présentation sont issus.

    Le même plan 3 vues minimaliste est repris dans les deux revues. Comme on peut s'y attendre il y a peu de photos disponibles. 

    Je vous propose une récapitulation "maquettiste" de toutes les  informations utiles recueillies.

    Voilure

    L'avion biplace de tourisme S. Poite, type 3, est un monoplan cantilever à ailes surbaissées d'une finesse de 15.4 entièrement métallique.

    La voilure est fractionnée en 3 éléments; le tronçon central, de forme rectangulaire, est encastré à demeure sous le fuselage. Les éléments latéraux, sensiblement triangulaires, viennent s'atteler de part et d'autre du plan médian par l'intermédiaire de ferrures permettant un démontage rapide. le profil de ces parties de la voilure s'amincit, à l'intrados seulement, de l'emplanture au bout d'aile De plus, chaque demi plan présente un léger dièdre latéral.

    Les ailerons, sans compensation, sont, encastrés à une certaine distance des bords marginaux; ils sont entièrement métalliques, et comportent deux longerons liés par un revêtement travaillant en tôle de métal léger et formant un vaste caisson.

    Fuselage

     S. POITE TYPE 3Le fuselage, de section rectangulaire, se termine par un étambot  horizontal. sa charpente est formée uniquement par des tôles et de profilés en alliage léger. Elle se compose de trois parties facilement démontables, le bâti moteur, la partie antérieure habitable de la carlingue et au delà de celle-ci, l'élément très effilé qui supporte les empennages.

    la partie supérieure du fuselage est pourvue d'une carrosserie prolongeant le carénage du groupe moto_propulseur. cette carrosserie, largement vitrée sous toutes ses faces, peut être aisément remplacée par un capotage torpédo muni de pare-brises.

     S. POITE TYPE 3

     

    L'aménagement de l'habitacle est très luxueux. Pilote et passager sont installés en tandem et disposent d'une double commande.

    Toutes les gouvernes sont actionnées rigidement par tubes et biellettes. La commande des ailerons passe dans le bord d'attaque de la voilure.

    L'accès à la cabine est assuré par deux portes qui s'ouvrent simultanément. Il y a deux larges panneaux dans le plafond. Pendant le vol, ces panneaux peuvent également s'ouvrir séparément pour permettre à l'équipage de sauter en parachute.

     

    Empennage horizontal

    L'empennage horizontal est monté en porte à faux en bout de fuselage. Il se compose d'un plan fixe et d'un volet unique, non compensé, pour la profondeur. Il est à profil épais et est réalisé en tôle de métal léger.

    Groupe moto-propulseur

    Équipé d'un moteur Renault  de 95cv à quatre cylindres en ligne à refroidissement par air.

    L'hélice est une Ratier métallique bipale.

     S. POITE TYPE 3Train d'atterrissage

    Il a une voie de 2m40.

    chaque demi train est enfermé dans un pantalon profilé. Les jambes du train sont amorties et les roues munies de freins.

    Les pylônes du train sont utilisés comme soute à bagages. La paroi extérieure du carénage de chaque atterrisseur est pourvue, à cet effet, d'une porte donnant accès à un emplacement pouvant accueillir une petite valise.

    La roue de béquille, orientable, est, elle aussi,amortie et carénée.

     

     

     

    La maquette

    Aucune indication concernant la couleur. Au vu des photos, on peut supposer que la couleur alu naturelle a été conservée. A celle ci, ont été rajoutés des motifs dans une teinte ne tranchant pas trop. J'ai donc adopté un gris clair, faute de pouvoir reproduire la couleur alu, et du bleu.

    Deux difficultés pour la réalisation de cette maquette: La verrière (si le choix et fait de la réaliser transparente), et les jambes du train principal.

    - La verrière:

    Bien que de forme développable, se pose le problème des collages bord à bord et, de plus, à angle droit. Avec du rhodoîd ce n'est pas évident ne serais ce qu'au niveau du choix de la colle pour que celle-ci assure un collage suffisamment résistant et n'opacifiant pas le plastique.

    J'ai donc choisi de la réaliser par emboutissage d'une feuille de rhodoïd préalablement chauffée, sur une forme reproduisant le volume intérieur de la verrière. Pour figurer les montants, on peut utiliser de la peinture et des caches. La difficulté résidera au niveau du bon choix de la teinte de la peinture pour qu'elle ne tranche pas avec la couleur générale de l'avion. Je propose une autre solution qui consiste à coller à la colle vinylique sur le rhodoîd une élément reprenant tout les montants de la verrière.

    - Les carénages de roues du train principal:

    Ceux-ci, bien que particulièrement proéminents comme l'on peut le voir sur les documents, ne dépassent guère le volume d'un grain de riz à l'échelle. La solution la plus simple consisterait à les tailler dans du bois tendre (par exemple), puis de les peindre.

    J'ai choisi la difficulté en les reproduisant au mieux en papier (on est puriste ou on ne l'est pas). Dessin en 3D puis mise à plat et impression du développé ainsi obtenu. On obtient donc une sorte de fleur à 10 pétales qu'il faudra coller les uns aux autres, bord à bord, après les avoir préalablement mis en forme. Le galbe obtenu n'est pas aussi parfait que l'original, mais l'honneur est sauf....au prix d'un peu de patience et de soin. Il faut être conscient que nous sommes aux limites de ce qu'il est raisonnablement possible de faire dans la reproduction de forme non développables à cette échelle.

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 3 planches au format A4, 2Mo environ la planche (cliquer sur les vignettes)

      S. POITE TYPE 3     S. POITE TYPE 3    S. POITE TYPE 3

    ou sur le site de mon ami Pierre:

    https://carton.pierreg.org/projet/myproj.htm

    Pour en savoir plus

    Intégralité de la documentation que j'ai pu réunir sur le sujet (tout autres éléments seront les bienvenus)

    - Les Ailes du 20 aout 193VOIR  (source Gallica)

    - L'Aéronautique de septembre 1931 VOIR (source Gallica)

    A propos de la scénette:

    J'ai voulu mettre en avant (autant que faire ce peu....) le fait que des coffres à bagages ont été ménagés dans les carénages des demi trains principaux. Pour ce j'ai ouvert la trappe d'accès de l'habillage du train gauche et j'ai positionné un personnage s’apprêtant à glisser son bagage dans la soute. Cet exercice devait demander une certaine souplesse vu la position reculée de la trappe par rapport au bord d'attaque de l'aile!

    L'Hispano Suiza de 1930 est une maquette Alcan réduite au 1/66 pour s'intégrer dans la scénette.

    Et pour finir les points délicats de la maquette:

      S. POITE TYPE 3   S. POITE TYPE 3

       Notez la forme particulière des carénages du train avec la trappe         Notez la forme effilée de la voilure et la vaste verrière transparente, 

             ouverte donnant accès à la "mini" soute à bagages!                           prévue (sur le vrai) amovible, pour mise en configuration torpédo.

     

               

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • WEYMANN type 130

    Jusqu'alors, je considérais comme déraisonnable de doter mes modèles à habitacle fermée, de vitrages transparents. La pose de vitrages impose de doter la cabine d'un minimum d'équipements dans un espace visuellement dégagé. Ceci complique, généralement, la conception de la structure, garante d'une géométrie finale correcte. 

    J'ai été contraint de réviser ma position sur le sujet en découvrant qu'un modéliste de talent (Jan Kitop), ne se contentait pas de réduire au 1/72 mes modèles, mais les présentait de cette façon.

    Il faut reconnaitre que le modèle y gagne au niveau réalisme et je me devais de lui emboiter le pas.

    Le premier avion que j'ai traité de la sorte a été le Farman 190, mais sa taille conséquente facilitait les choses.

    Voici donc le Weymann 130 qui s'inscrit dans une démarche similaire

     

    Un peu d'histoire.

                WEYMANN type 130

                 Une des rares photos de l'unique Weymann type 130. il est équipé provisoirement d'un moteur droit en vue de son homologation.

    Ultime avion de tourisme de la SAEAW (Société anonyme des établissements aéronautiques Weymann) il fut conçu par l'ingénieur Delasalle. Biplace cote à cote à cabine fermée. Il est intégralement réalisé en bois. D'une envergure de 10m, il avait fait l'objet d'une construction particulièrement solide afin de recevoir n'importe quel moteur  de 95ch à 150ch, d'où son surnom de" Ford de l'air".

    Il vola en mai 1932 avec un  moteur Renault  de 95ch en position droite. Bien qu'il eût l'immatriculation F-ALQY, il n'obtint jamais son certificat de vol.

    WEYMANN type 130Il était   destiné à recevoir par la suite un moteur inversé qui se généralisait sur les avions de tourisme.

    Aucune indication concernant les couleurs de l'appareil

    A l'examen des photos, il semble être bicolore, les ailes et l'empennage horizontal ainsi qu'une bande horizontale le long sur fuselage étant d'une teinte plus claire que le fuselage lui même.

     

    Vue de 3/4 avant de l'appareil . A noter le capotage sommaire avant.

     

    WEYMANN type 130

    Particularités: On notera un pare brise prismatique, un système de compensation de la gouverne de profondeur original et propre à Weymann et une immense dérive.

     

    Documentation:

    Rare sur le sujet.

    Uniquement une présentation de l'avion dans Les Ailes du 9 juin 1932  et un plan 3 vues minimaliste dont il faudra se contenter et quelques rares photos issues de la presse d'époque, donc de mauvaise qualité, reproduites ici.

    Les caractéristiques techniques et dimensionnelles communiquées permettent de redessiner un plan 3 vues exploitable, la concordance des vues de celui proposé n'étant pas toujours au rendez vous.

                                                                                                                                                       Un tableau de bord à la forme originale

     Je vous propose, ci-dessous, une synthèse de cette présentation parcourue d'un oeil maquettiste.                       

     Analyse de la formule

    Petit appareil avec faible charge au mètre carré de façon à obtenir un atterrissage facile. Vol agréable en air calme, un départ commode sur des petits terrains, une grande capacité ascensionnelle pour franchir les obstacles, tout en présentant une vitesse de croisière élevée. Structure trapue, robuste, indéformable et indéréglable, bien adaptée aux conditions d'emploi de l'avion de tourisme. Coefficient de sécurité élevé qui atteint 15 dans le cas du moteur Renault 95cv, de façon à pouvoir monter sur l'appareil toute une gamme de moteurs de puissance diverses jusqu'à 150cv. Masses concentrées pour donner une bonne maniabilité et permettre les évolutions acrobatiques. 

    Descriptif

    Voilure.

    Biplan à ailes égales et décalées. Les demi ailes font 4m45 x 1m20. Une paire de mats entre les ailes en forme de N. Croisillonnage par des haubans profilés. Décalage du plan inférieur de 30cm. pas de flèche. Aile supérieure droite et aile inférieur présentant un léger dièdre pour préserver une garde latérale suffisante l'aile inférieur étant très près du sol. Cette disposition  facilite les atterrissage par effet de sol et permet un accès aisé à la cabine. L'entre-plan au niveau du fuselage est égale à la profondeur de l'aile. le profil de l'aile est un RAF 28. pour compenser les désavantages d'un petit entre plan.

    La voilure est entièrement en bois à revêtement travaillant. Nervures serrées et multi longeronnets (6) forment une sorte de maillage serré maintiennent la permanence du profil. des traverses concentrent les efforts en deux points: au niveau de l'attache des mats  et de la fixation sur le fuselage. L'aile n'est raccordée au fuselage que par deux ferrures. Le prototype est doté d'une voilure fixe, mais les modèles suivants seront dotés d'articulations permettant de régler les ailes sans dérégler  le haubanage.

    Ailerons larges et peu profonds de 2m50 x 0.25m. En structure entièrement coffré pour une plus grande résistance à la torsion. Pour leur commande un renvoi est noyé dans l'épaisseur de l'aile inférieure et des billettes relient les deux ailerons.

    Fuselage

    Dimension au maitre couple 1m30 de haut par 0.95m de large. Longueur du fuselage 5.60m de l'avant du capot moteur à l'étambot de la dérive.Structure en tube soudé entoilé de l'avant de la cabine à l'extrémité arrière. On accède à la cabine de plein pied par deux portes (une de chaque coté). Bonne visibilité vers le bas du fait du décalage de l'aile inférieure. Ouvertures sur les cotés et le plafond garnies de cellon. Pare brise en triplex. Les deux sièges sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre pour augmenter confort et visibilité. Casier à carte dans la partie inférieure du tableau de bord. Soute derrière la cabine pour les bagages légers.

    Empennage horizontal

    Il est en, tube d'acier soudé. Dérive et gouvernail de direction en bois. L'empennage est maintenu par deux paires de mats qui se réunissent à la partie inférieure de l'étambot. Les dimensions importantes de la dérive imposées par la courte longueur du fuselage et par l'importance des surfaces verticales situées en avant du centre de gravité. Les commandes sont en câble et extérieures.

    La compensation du plan de profondeur est un système très particulier à Weymann. Les extrémités débordantes du plan offrent une solution de continuité entre l'axe d'articulation et le bord d'attaque. La compensation proprement dite constitue une petite ailette qui agit avec un grand bras de levier tout en ne troublant pas l'écoulement autour de l'empennage.

    Groupe moto propulseur

    Le bâti moteur fait partie intégrante du fuselage et est constitué par un assemblage de tubes d'acier. Ensemble indéformable et très rigide.Le moteur prévu sur cet avion est un moteur en ligne inversé. C'est ce système qui donne la meilleure allure, la ligne la plus satisfaisante, une bonne garde d'hélice  et une bonne visibilité vers l'avant. Moteur Renault 95cv, hélice métallique forgée. Deux réservoirs à carburant dans le fuselage pour une capacité totale de 130 litres.

    Le train d'atterrissage

    Le train d'atterrissage affiche une voie de 2m40 pour une envergure de l'avion de 9m75. Les roues sont des ballons Goodrich, de 0.60m de diamètre, situées assez en avant du centre de gravité. Elles sont supportées par deux demi-essieux en V, disposés horizontalement, qui encaissent le couple de freinage et par un amortisseur vertical qui monte s'atteler sur une membrure du fuselage, sensiblement au niveau de l'axe de l'hélice. cette disposition, évite le dandinement au sol en transmettant directement les réactions au niveau du centre de gravité. Les amortisseurs sont du type oléo-ressort. L'avantage de cette combinaison réside dans sa robustesse et dans son indéréglabilité. La suspension arrière est constituée par une simple béquille amortie et articulée sur l'étambot.

     

    La maquette

                             WEYMANN type 130

    Le plan ci-dessus a été établi à partir de celui illustrant l'article de présentation du Weymann 130 dans Les Ailes du 9 juin 1932 en y intégrant toutes les informations recueillies et en s'appuyant sur les quelques photos disponibles.

    J'ai conservé le moteur en position droite, même si cette disposition était provisoirement retenue pour les essais en vue d'une homologation. Sur un plan purement esthétique, on fait mieux, mais comme ce fut la seule configuration, et que je tiens à coller au mieux à la réalité....

    Pour un modéliste aguerri, les planches et les indications qui y figurent devraient se suffirent à elles mêmes pour mener à bien le montage de la maquette.

    Le seul point délicat reste la partie vitrage. pour les flancs, j'ai utilisé de l'adhésif double face. La difficulté réside dans la pose de la partie vitrée au niveau de l'extrados de l'aile et de la partie prismatique du pare brise. comme je tenais à ce qu'elle file avec le revêtement de l'aile, le rhodoïd vient se coller sur une sorte de marche dans sa partie arrière, s'appuie sur la partie haute de la cabine et le longeronet , et est juste collé au niveau de la partie prismatique avant. Pas évident, mais je n'ai pas encore mis la main sur de la colle cyano qui ne décolore pas le rhodoïd permettant un collage bord à bord avec le papier.

    En ce qui concerne les ailes, bien que ce ne soit pas théoriquement indispensable, j'ai doublé le longeron de l'aile inférieure d'une corde à piano de 0.5mm et j'ai ajouté une entretoise en carton de 0.5mm entre les nervures.

     WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130

              Renfort facultatif de l'aile inférieure                          L'aile supérieure avant pose puis mise en place sur le dessus du fuselage

    Pour évoquer le système de compensation aérodynamique de la gouverne de profondeur propre à Weymann, plutôt que de réaliser les ouvertures comme suggéré sur le plan, j'ai noyé dans l'âme des gouvernes des petits tronçons de corde à piano de 0.5mm avant la pose du recouvrement. Cela demande plus de soin (quoique), mais le visuel est bien meilleur malgré l'interprétation tout à fait personnelle de l'équipement original.

    Le haubanage est purement hypothétique, les photos n'étant pas suffisamment explicites à ce sujet.

    Un haubanage en V semble relier les sommets des mats en N à la base de la jambe arrière du train d'atterrissage. Logiquement il devrait y avoir un autre faisceau de câbles en V, en position inversée croisant le premier, comme sur les stampe, par exemple. Seul un départ de câble, issu du sommet arrière du N des mats, est visible sur une photo. Il doit théoriquement aboutir à l'emplanture de l'aile. Mais à quel niveau ? Et puis un autre câble devrait le croiser, mais aucune trace. On peut toutefois supposer que le dessin du câblage était particulier pour ne pas gêner l'accès à la porte latérale, cette appareil ayant une vocation touristique. La question demeure et, faute d'information, je ne préconise pas un schéma particulier qui pourrait s'avérer faux, sur les planches de la maquette.

    Concernant la couleur,  j'ai opté pour du vert et du blanc, teintes assez usitées à l'époque.

     

    Débriefing

    Ce modèle n'est pas des plus simples à dessiner (et à assembler) en cumulant les difficultés: biplan, moteur apparent dans un nez aux formes quelques peu simplistes, couleur blanche (gare aux taches). Si, à cela, vous ajoutez le vitrage transparent et les gouvernes braquées....

    Mais là réside tout le plaisir de réaliser une maquette unique d'un avion français qui a marqué, à sa façon, l'histoire de notre aéronautique française.

     

     Les planches de la maquette:

    Téléchargement des 4 planches au format A4, 2Mo environ la planche.

    Cliquer sur les vignettes pour télécharger les planches.

     WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130  WEYMANN type 130

      ou prochainement sur le site de mon ami Pierre:

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

     

    Pour en savoir plus et question subsidiaire:

    La documentation que j'ai pu réunir sur le sujet (tout autres éléments seront les bienvenus)

    - Les Ailes du 9 juin 1932 VOIR  (source Gallica)

    On peut se demander si le fuselage du Weymann 130 n'a pas été utilisé pour l'étude de l'autogyre Weymann type 200 comme la photo ci dessous pourrait le laisser supposer?

     

    WEYMANN type 130

                                                                              WEYMANN C200 (moteur 6 cylindres en ligne?)

     

    Et pour terminer,quelques photos de la maquette:

      WEYMANN type 130 WEYMANN type 130 WEYMANN type 130

     

     

     

     

     

     


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