• NIEUPORT 10 n°320 de GUYNEMER;

     

    NIEUPORT 10 n°320 de GUYNEMER;

    Un peu d'histoire.

    Le Nieuport 10 fut le premier avion Nieuport de formule biplan mis en service au cours de la guerre 1914-1918.

    Il fut, dans un premier temps,dénommé Nie-XB (B pour biplan), puis Nie-10.

    Il fut étudié, semble t'il, par Gustave Delage, début 1914, en vue de disputer la coupe Gordon Bennett de cette même année. Puis ce fut la guerre. Le projet évolua vers un appareil militaire destiné à l'observation dont la formule biplan répondait à la demande de l'état major (visibilité et maniabilité).

    Le Nieuport 10 est directement dérivé du Nie-X monoplan. Il est équipé d'un moteur rotatif Le Rhône de 80cv habillé d'un capot en fer à cheval. Un certain nombre d'appareils furent équipés de moteurs dérivés du  même type allant jusqu'à 120ch (Nie-10Bis).

    Initialement, l'observateur/mitrailleur était positionné devant le pilote, ce qui occasionnait une gêne visuelle pour ce dernier. Les positions furent, par la suite, inversées.

    De nombreux Nieuport 10 furent d'abord transformés en monoplaces , la place de l'observateur étant obstruée par une tôle, puis produits dans cette configuration. Une mitrailleuse était fixée à l'extrados de l'aile supérieure et actionnée par le pilote par l'intermédiaire d'un câble Bowden.

    La version monoplace a été utilisée par les Français, Britanniques, Belges et Russes à plus d'un millier d'exemplaires et fut construite sous licence en Italie (240 exemplaires) et en Russie.

    Le Nieuport 10 numéro 320: le premier "Vieux Charles" de Guynemer.

    Le Nieuport 10, numéro de série 320, fut affecté à Georges Guynemer le 10 octobre 1915. Cet appareil avait été auparavant la monture du Sergent Armand Bonnard, muté fin septembre à l'Escadrille N91S. Ce dernier avait baptisé son appareil "Vieux Charles" pour une raison inconnue. Peut être en hommage au doyen de l'escadrille: Jules Védrine, surnommé "Charles".

    Guynemer gardera le nom de baptême et le reportera sur tous ses autres appareils.

    Il pilota cet avion du 10 octobre 1915 au 5 mars 1916 et remporta à son bord six victoires homologuées et une "douteuse". L'avion finit sa carrière.....en capotant dans la neige.

    A noter que seul le flanc droit du fuselage porte l'inscription "Vieux Charles".

    Documentation.

    Le Fana de l'Aviation n°507 de février 2012.

    Le Windsock Datafile 68 par J.M. Bruce.

    Le net, bien sûr, où l'on peut trouver quelques photos intéressantes comme celle ci-dessous donnant une bonne idée du haubanage (non traité sur les planches que je vous propose car identique sur nombre de Nieuport et donc de schéma aisé à comprendre).

    NIEUPORT 10

    La maquette.

    Toutes mes réalisations sont constituées d'une ossature en carton fort (5/10, voir 10/10mm, que j'habille avec du papier 160g. La maquette est manipulable (pas de risque d'écrasement), et, au prix d'un minimum de soin au montage, la géométrie de l'appareil est facile à respecter.

    Cette méthode est parfaitement adaptée à des avions à cabine fermée pour lesquelles les vitrages sont simulés.

    Il n'en va pas de même pour des avions à cabine ouverte pour lesquels la tranche des flancs, au niveau de l'habitacle, doit être réaliste et ne peut excéder 4 à 5/10 d'épaisseur, tout au plus. Or, les flancs constituent un élément essentiel de l'ossature. Il me fallait donc imaginer un compromis entre rigidité et réalisme. Ce fut le défi que constitua cette maquette d'autant plus que je voulais soigner particulièrement la présentation du poste de pilotage.

    Le résultat est une épaisseur des flancs réaliste de 32/10 (deux épaisseurs de papier 160g contre collées).

    Le plan 3 vues proposé par J.M. Bruce dans son ouvrage à servi de base au dessin de cette maquette. On trouve aussi, sur le net, un plan succinct, mais coté, sur le net, qui constitue un excellent complément.

    NIEUPORT 10

                                               https://static.rcgroups.net/forums/attachments/4/1/2/1/5/2/a6197766-192-Nieuport_10_ZFM.jpg

    Pour ceux qui sont (encore) des inconditionnels de la maquette plastique, deux fabricants proposent, pour une trentaine d'euros pièce, des maquettes à monter de Nieuport 10: Spécial Hobby au 1/48 et HR Model au 1/72.

    Le montage.

    L'aide d'un bâti de montage me semble indispensable. Le mien est réalisé à partir de chutes de carton, ctp et balsa.

    Pour le reste, le mode opératoire retenu est globalement le même pour toutes mes maquettes même si celui ci est affiné au fil des maquettes de par l'expérience acquise. Je me limiterai donc à quelques conseils concernant des points particuliers, les indications portées sur les planches se suffisant à elles mêmes, du moins pour un modéliste papier quelque peu averti.

    Le moteur.

    NIEUPORT 10                                    NIEUPORT 10
                         Quand on aime on représente tout.....même ce qui sera masqué!

    Il est possible de ne détailler que la partie visible de celui-ci. De toutes les façons il convient de "délaminer" les cylindres avant de les rouler sur une queue de foret ou une cap de 10/10 (http://www.criquetaero.fr/petits-tubes-de-papier-a135591458).

    Fuselage et aile.

    NIEUPORT 10                                   NIEUPORT 10

         Juste avant la pose du fond....                                          Cintrage avant pose du longeron

     Pour le fuselage je conseille le mode opératoire suivant:

    Collage de la structure composée de S1, S2, S3 et S4 en veillant à un équerrage parfait de l'ensemble. Pose des habillage intérieurs 4 et 5 sur 1 et collage de S5 en butée contre ces derniers. Collages des flancs en arrière de S5 (attention à la symétrie). Mise en place de S4 et du support de palonnier (attention toujours à la symétrie). Le fond pourra ètre mis en place après pose du siège.

    En ce qui concerne l'aile, les bords de fuite sont assemblés par un fin filet de colle, puis l'ensemble est roulé pour obtenir le profil creux. Enfin marquer le pli du bord d'attaque. Le longeron sera positionné au 1/3 de la corde de l'aile et immobilisé par une micro ,goutte de colle à chaque extrémité. On pourra procéder alors à la mise en forme des saumons.

    Mats et haubanage.

      NIEUPORT 10                                   NIEUPORT 10

       Le bâti: minimaliste mais suffisant.                                                           Yapuka....

    La photo ci-dessus parle d'elle même. L'aile est maintenue contre le bâti par une cornière en balsa au niveau du bord d'attaque (deux épaisseurs de balsa 15/10 décalées) et plaquée contre celui-ci par deux épingles au niveau du bord de fuite après interposition de petites cales en balsa d'épaisseur appropriée.

    Le fuselage, équipé uniquement de ses mats verticaux arrières est positionné sur l'aile.

    A propos des mats, leur largeur idéale est de 1.2mm pas facile à obtenir du fait de l'emploi d'une cap de 5/10 comme âme. Du 4/10 aurait mieux convenu. Mème remarque pour les jambes de train.

    Une chute de balsa rainurée assure l'équerrage du fuselage. Les flancs de ce dernier n'étant pas parallèles, deux équerres en carton permettront de contrôler son positionnement. La queue est calée en hauteur de façon que la lisse supérieur du fuselage (bande noire) soit parallèle au bâti.

    A noter le fil de laiton 5/10 (longeron du plan inférieur) traverse le fuselage et est plié de façon à reposer sur la pointe des mats en V de l'aile. On peut utiliser aussi de la cap pour le longeron, mais son élasticité naturelle ne facilite pas la mise en forme.

    Important: le dièdre de l'aile inférieur est de 3°7 soit environ 2mm en bout d'aile. Son respect dépend de la qualité du perçage du passage du longeron dans le fuselage. Il est toutefois possible de jouer un peu sur la hauteur des mats en V pour s'assurer un dièdre correct. Même s'il n'est pas important (en valeur), l'essentiel est qu'il se voit.

    Les haubans sont réalisés en cap de 3/10 à défaut de pouvoir ètre tirés d'épingles d'entomologistes (2/10) faute d'une longueur suffisante (34mm maxi). J'ai renoncé à la cap de 1/10 qui, d'une part, est difficile à dresser et, d'autre part, ne se remarque pratiquement pas une fois posée.

    Par contre les commandes de direction et profondeur sont tirées de celles-ci. Je les ai laissées noir pour conserver la finesse originel de leur diamètre. Il est fort possible que de les peindre couleur argent n'altère pas trop ce dernier. A voir.

    A noter que le câble supérieur de la commande de profondeur traverse le plan fixe du stabilisateur....ouverture à ajuster en conséquence (foret de 3/10)

    Si vous voulez rester zen pendant la délicate opération que consiste la pose des haubans, je vous conseille d'utiliser des brucelles amagnétiques. Les miennes proviennent de chez Multirex (20€ les 6 pub gratuite).

    L'empennage.

    La dérive est braquée légèrement vers la droite pour correspondre au braquage voulu du palonnier. De mème, la profondeur est" à piquer", position naturelle au repos. La position du manche est en conséquence.

    Cela donne un peu de vie au modèle sans compliquer pour autant le montage. Les perfectionnistes pourront détacher les ailerons. Je n'ai pas osé de peur d'introduire un quelconque vrillage de l'aile. Si d'aucun tentaient l'aventure en donnant un certain braquage aux ailerons, il conviendra de positionner les guignols de commande dans les positions ad hoc. Cela ouvre des horizons aux "empapaouteurs de mouches"!

    Habitacle.

    Avant que la remarque ne me soit faite, je confirme que le tableau de bord est le fruit de mon imagination dicté essentiellement par le besoin d'un renfort à cet endroit du fuselage. D'après les rares documents que j'ai pu consulter à ce sujet il semblerait que cet élément n'existait pas. Les quelques instruments étaient directement fixés sur les lisses latérales. Le pilote avait une vue directe sur le réservoir de carburant et sa jauge, celui ci étant positionné contre la cloison pare feu, sous le carénage supérieur du fuselage.

    Les instruments ont bénéficié de la traditionnelle goutte de vernis (crystal clear) pour leur donner un peu de brillance, et le siège, de ceintures rapportées.

    Et puis....

    Les roues ont bénéficié d'un méplat simulant l'écrasement de celui-ci au sol. Les prises d'air latérales du carburateur sont tirées d'aiguilles de seringues de 8/10 de diamètre. Vous pouvez faire de même pour le canon de la Lewis avec une aiguille de seringue à insuline dont le diamètre est de 3/10. Jusqu'à nouvel ordre, un tube, c'est creux! A noter que la Lewis est équipée de son cable bowden permettant ,au pilote de faire feu tout en restant assis. Par contre, pour changer le chargeur, il devait basculer l'arme et se lever de son siège....tout en pilotant. Manoeuvre au combien délicate!

     

    Quelques photos de détails et d'ensemble.

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     Téléchargement (downloading).

    Téléchargement des 2 planches, au format A4, 2Mo environ la planche.

    PLANCHE 1            PLANCHE 2

    ou sur le site de mon ami Pierre. 

    http://pierreg.free.fr/carton/projet/myproj.htm

    Bons vols.

     

     


  • Commentaires

    1
    MStanley
    Vendredi 31 Août à 23:46
    MStanley

    Simply stunning my friend.

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